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Covid-19: les conseils d'un psychiatre niçois avant d'organiser les fêtes de Noël en famille

Mis à jour le 05/12/2020 à 12:41 Publié le 05/12/2020 à 12:41
Illustration.

Illustration. ©PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/Alexandre MARCHI

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Covid-19: les conseils d'un psychiatre niçois avant d'organiser les fêtes de Noël en famille

Psychiatre et psychothérapeute à Nice, le docteur Jérôme Palazzolo donne quelques indications qui pourraient se révéler utiles lorsqu’il s’agira d’aborder l’organisation des réveillons.

Sur le plan psychologique, pas de doute, la question est ardue.

"Déjà, parce qu’elle ravive des émotions qui peuvent être désagréables. En particulier tout ce qui peut concerner l’anxiété. La peur de contaminer des grands-parents, ou la peur des grands-parents eux-mêmes d’être exposés au virus. Mettre en place des gestes barrières qui ne sont pas habituels risque, entre guillemets, de gâcher un peu la fête."

Il est une autre problématique à laquelle le psychiatre est confronté: la frustration.

"D’habitude, on fait des réveillons à huit, dix, quinze personnes et pour une fois, il va falloir faire un choix. Avec la frustration des personnes qui ne sont pas invitées et qui, finalement, se retrouvent sur le côté."

Avec qui? Sans qui?

Qui inclure? Qui exclure? Et comment se débrouiller avec l’affection et avec les conventions?

"Compliqué. Cela étant dit, il y a aussi des personnes que cela peut arranger. On va en profiter cette année pour ne pas inviter la belle-sœur avec laquelle on ne s’entend pas, sous prétexte que l’on est obligé de recevoir les plus proches."

Parents directs, enfants, peut-être pas d’amis ni d’oncles et tantes.

Se réinventer

"Beaucoup se réinventent", constate le Dr Palazzolo qui a vu, en consultation, des patients qui envisagent le réveillon de Noël en deux, voire trois fois: "Le 24 à midi avec les parents, le 24 au soir avec les enfants et le 25 avec des amis". 

L’un des meilleurs moyens, ajoute-t-il, de lutter contre la frustration en se détachant émotionnellement: "Il faut choisir ses combats. Devant quelque chose que l’on ne peut pas changer et contre quoi il est impossible de lutter, cela ne sert à rien de s’énerver ou d’être malheureux".

Changer de point de vue

L’important, souligne le psychiatre, c’est de voir ses proches. Que ce soit le 24 ou à tout autre moment. Essayer aussi de voir les éléments sous un autre angle.

"Sans faire du positivisme à tout-va, l’essentiel, c’est que tout le monde se porte bien. On fera mieux une fois que le vaccin sera largement distribué." 

Un conseil: "Essayer de ne pas voir la frustration comme un point qui puisse handicaper. L’objectif, c’est d’aller au-delà. Si je suis frustré de ne pas voir mes proches, c’est bien parce que je les aime. Cela peut donc être le moyen d’exprimer son affection, son amour, d’une manière différente. Le but, c’est de ne pas rester bloqué, de ne pas ruminer".

Des personnes âgées disent préférer prendre le risque de voir leurs petits-enfants plutôt que de se retrouver isolées. Or, on ne leur laisse pas le choix.

"Globalement, aujourd’hui, on a les moyens de se rapprocher, même si l’on est loin. Sans se prendre dans les bras, on peut s’appeler et se voir. Et même, pourquoi pas, prendre le repas ensemble, sur tablette, le soir de Noël."

Braquer Noël?

Toutefois, la frustration implique une envie d’outrepasser les règles. "Je ne suis pas certain que ce soit extrêmement respecté", admet le Dr Palazzolo.

Une analogie: "Si l’on n’a pas les moyens de s’acheter une belle voiture, on sera peut-être tenté de la voler". 

Braquer Noël? "Certains vont devenir des délinquants du réveillon! La situation pousse à cela. Mais encore une fois, ne pas voir l’autre ce soir-là, c’est aussi une façon de lui montrer qu’on l’aime."

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