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Coup de boule et lèvre fendue devant le Yacht-club

Mis à jour le 05/11/2018 à 05:05 Publié le 05/11/2018 à 05:05

Coup de boule et lèvre fendue devant le Yacht-club

Doit-on parler de bagarre ?

Doit-on parler de bagarre ? Ou plutôt de violence gratuite de la part de ce Niçois quadragénaire ? Vers 23 h 30, le 9 février dernier, une altercation éclate sur le parking du Yacht-club. À l'issue d'une litanie de noms d'oiseaux, un coup de tête part. Un des opposants est blessé : il a la lèvre fendue et quelques hématomes sur le visage. L'autre s'enfuit avec sa Mini Cooper. Après avoir reçu les premiers soins, la victime porte plainte. Il est facile de retrouver le coupable pour les enquêteurs. La vidéosurveillance leur livre en image le numéro d'immatriculation du véhicule. Il ne reste plus qu'à remonter au propriétaire.

« Une soirée calme »

Il est là, la mine renfrognée à l'audience. Il comparait devant le tribunal correctionnel pour violences. Il évoque, en réponse aux raisons de son comportement étrange relevé par le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, une réaction due à la boisson. « J'avais bu et j'attendais que le voiturier me ramène ma voiture. Elle était coincée par un autre véhicule. J'ai eu un coup de colère et j'ai donné un coup de tête à son conducteur. Je suis sans emploi et je n'ai jamais été condamné… »

Le magistrat demande au plaignant, un Londonien de passage en Principauté, sa version des faits. « C'était une soirée calme, avance-t-il. Sa voiture bloquait la mienne. Je lui ai simplement demandé de la bouger. J'ai reçu un coup de tête… La lèvre en sang, et plusieurs traumatismes, j'étais choqué ! J'ai appelé la police avant de me faire soigner. »

Son défenseur, Me François-Xavier Vincensini, du Barreau de Marseille, ne comprend pas « l'origine de l'agression et cette réponse par la violence. Et quelle incohérence ! Un mois après les faits, le prévenu continue de mentir : il n'attendait pas le voiturier pour retrouver son véhicule. Nous réclamons 5 000 euros au titre des réparations. » Évidemment, ce comportement est inacceptable envers une personne qui n'a rien fait, pour le procureur Alexia Brianti.

« Il aménage à sa sauce »

« Le prévenu le reconnaît mais l'aménage à sa sauce. Même si ces deux personnages s'injurient devant l'entrée du Yacht-Club, cela ne justifie pas le coup de tête en réponse. Sentiments de toute puissance ? Agression malvenue ? Consommation excessive d'alcool ? Cette atteinte physique trouble l'ordre public. C'est intolérable sur le territoire monégasque. Dix jours assortis du sursis. »

Le tribunal frappera plus fort que le ministère public : un mois, toujours avec sursis, et le versement de 3 000 euros à la partie civile.


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