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Consternation après l’annonce de la fermeture d’une classe

Fontan-Saorge La décision est tombée hier au rectorat de Nice : la rentrée prochaine se fera avec une classe en moins dans le primaire

Amédée di SegniSONY ITH Publié le 07/02/2019 à 10:20, mis à jour le 07/02/2019 à 10:21
Les 23 élèves seront regroupés dans une classe à cinq niveaux.
Les 23 élèves seront regroupés dans une classe à cinq niveaux. A.DS.

Le comité technique a rendu sa décision dans le cas de l’école Fontan-Saorge, hier matin au rectorat de Nice : il y aura bien une suppression dans le primaire à la rentrée prochaine et un regroupement de 23 élèves dans une classe à cinq niveaux. Sur place la consternation est de mise. Une maman se confie après avoir appris la nouvelle :

« Le couperet est tombé. Bilan : 23 têtes blondes, dont deux handicapés et un allophone. Un sacrifice sur l’autel de la carte scolaire, des quotas et des coupes sombres. Un déni de promesse, une atteinte à l’égalité des chances ».

Écœurement

 

La réaction de la population et des élus est à la hauteur de l’écœurement.

Les échanges entre parents fusent : « L’argent de nos impôts, si rural soit-il, va être utilisé pour d’autres priorités que notre ruralité, nous... nous continuerons de voir passer des trains sur les quais de gares fermées, nous passerons le soir dans des rues sombres aux commerces vides et nous irons dormir dans nos villages dortoirs, où les enfants des autres étudieront dans des classes à niveaux uniques ».

Ne pas baisser les bras

Hier, en fin d’après-midi, Brigitte Bresc, maire de Saorge et Philippe Oudot, maire de Fontan ont convoqué une réunion avec les parents d’élèves et les maîtres d’école. Objectif : ne pas baisser les bras, étudier toutes les possibilités d’action, tous les recours imaginables.

Parmi ceux envisagés : la dissolution du RPI (Regroupement pédagogique intercommunal, N.D.L.R.), accord signé quelques mois plus tôt et ce, afin de récupérer une classe du primaire dans chaque école, ce qui maintiendrait les effectifs aux alentours de 12 élèves. Par ailleurs, les deux maires envisagent d’attaquer le rectorat près le tribunal administratif. Recours judiciaire contre les syndicats des enseignants qu’ils « soupçonnent de complaisance », le maire Philippe Oudot précisant : « J’ai appris que les 9 représentants s’étaient abstenus de tout vote hier ».

 

« Génocide de la ruralité »

Les actions de blocage de la route ne devraient, en principe, pas reprendre avant lundi.

C’est une lutte pour la survie, un combat pour une façon de vivre… Le bras de fer est engagé. Sachant qu’une ultime confirmation doit être apportée vendredi lors d’une dernière réunion.

Autre réaction, celle de la conseillère régionale Laurence Boetti-Forestier : « C’est consternant ! Encore une fois, on sacrifie l’avenir de nos enfants. La Roya est asphyxiée, réduite à sa portion congrue, sans services publics ni éducation digne de ce nom, on assiste à un véritable génocide de la ruralité ! Cette ruralité dont on nous a promis monts et merveilles et qui part dans le sens inverse malgré les préconisations du ministre de l’Éducation nationale ».

Le Club tennis Padel Soleil, situé au stade du Devens, propose des stages pendant les vacances scolaires de février pour les enfants, encadrés par des moniteurs diplômés d’État. Tout au long de la journée, de multiples activités seront pratiquées selon la formule choisie : tennis, padel, fitness, basket, ping-pong, jeux extérieurs...

Les stages comprennent le repas du midi et le goûter de 16 h au restaurant du club pour les enfants inscrits à la journée. En cas de mauvais temps, les stages sont également assurés. Le club dispose d’un espace télé, d’une salle couverte, ainsi que d’un club house.

Le vendredi est une journée spéciale au club, en effet, ce dernier propose des jeux et des tournois avec, à la clé, des lots et des cadeaux pour chaque participant !

Offre numérique MM+

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