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Conseil national : ils disent oui à Laurent Nouvion

Mis à jour le 04/03/2016 à 05:04 Publié le 04/03/2016 à 05:04
Christian Barilaro, élu R&E, fidèle au président du Conseil national.

Christian Barilaro, élu R&E, fidèle au président du Conseil national. Cyril Dodergny

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Conseil national : ils disent oui à Laurent Nouvion

Si la majorité a volé en éclats, ils restent fidèles au président Laurent Nouvion. Eux, comme Jacques Rit ou Christian Barilaro, s'insurgent contre « les frondeurs »

Ils soutiennent Laurent Nouvion et le disent haut et fort. Jacques Rit, rattaché au groupe des Indépendants, et Christian Barilaro, du mouvement Rassemblement & Enjeux, font figure de fidèles parmi les fidèles. Fidèles parce qu'il faut bien l'avouer, les élus de la majorité (1) sont de plus en plus nombreux à dénoncer les méthodes de travail du président du Conseil national. À tel point que la réélection annuelle du président du par l'ensemble des conseillers nationaux, prévue le mois prochain (le 27 avril a priori), est loin d'être gagnée d'avance (2)...

Jacques Rit est « consterné » par la situation actuelle, « devant quelque chose qui est une manifestation d'irrespect par rapport à une personne représentant une institution. Il s'agit d'un personnage que nous avons tous réélu il y a moins d'un an. Or, on ne voit pas de changement notable dans la ligne de Laurent Nouvion ; pas plus que dans son caractère. Je n'ai pas constaté de rupture de continuité. De la liste Horizon Monaco est sortie une majorité importante. Le suffrage a parlé. Cette majorité était un assemblage qui avait un ciment fort. »

« Laurent Nouvion garde la paternité d'Horizon Monaco »

Mais le ciment semble s'être effrité. Jacques Rit y voit « le passage difficile de la troisième année, la lutte des egos pléthoriques »

Christian Barilaro, lui, reste dans la droite ligne de 2013. « Laurent Nouvion garde la paternité de la majorité Horizon Monaco. Je suis convaincu qu'il gardera sa présidence, avec peut-être moins de voix que lors des dernières élections. Mais les gens qui seront autour de lui seront les seuls dépositaires du mandat Horizon Monaco donné par les électeurs majoritairement en 2013. »

Majoritairement effectivement puisqu'avec plus de 51 % des voix des Monégasques, le groupe, du fait du mode de scrutin, fut constitué de vingt élus sur vingt-quatre. Mais cette majorité initialement écrasante prend du plomb dans l'aile et plusieurs conseillers nationaux n'adhèrent plus à leur président… (lire notre édition de mercredi 2 mars).

Changement ou pas ?

Alors, changement ou pas de président le mois prochain ?

Christian Barilaro ne veut pas y croire : « Non, je ne le pense pas et je ne le souhaite pas. J'entends des intentions. De plus, le changement de présidence ne va pas régler les problèmes que les opposants à Laurent Nouvion avancent. Mais qui va oser revendiquer cette présidence alors qu'un nouveau ministre d'État vient d'arriver ? Cela risquerait de mettre en péril la stabilité institutionnelle du pays. Or, cette stabilité est l'un des principaux atouts du pays. »

La stabilité… Voici une situation à laquelle est très attachée la Principauté. Jusqu'à en devenir une valeur, du moins une « spécificité monégasque », pour reprendre un terme trop usité. Jacques Rit est dans la même logique : « En touchant l'institution, j'ai la sensation qu'on déstabilise les électeurs. » D'ailleurs, de mémoire de Monégasques, il semble que jamais un président du Conseil national n'a été désavoué en cours de législature.

La crainte de Christian Barilaro est que « la volonté de changer le président du Conseil national ferait forcément exploser la majorité. Les opposants à Laurent Nouvion vont donc devoir s'allier à la minorité ».

L'élection du président du Conseil national par les conseillers nationaux, en séance publique, va forcément redessiner l'échiquier politique. « Quel que soit le résultat des élections, la majorité actuelle sera amputée », mentionne Jacques Rit.

Mais les dés sont-ils vraiment jetés ? « J'aspire à une mise au point qui aura certainement lieu, de la part du président lui-même, explique Jacques Rit. Je lui fais confiance pour choisir son moment. Cette majorité est un espace de liberté. Quand j'entends dire qu'on ne peut pas parler, ça me dérange car ce sont des contre-vérités. »

Et Laurent Nouvion, que pense-t-il de tout cela ? Saura-t-il rassembler une majorité autour de lui ? Préférera-t-il ne pas se représenter à sa propre succession ?

Le président du Conseil national devrait lever le voile sur ses intentions dans les prochains jours.

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