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Conseil national : guerre ouverte dans la majorité

Mis à jour le 02/03/2016 à 05:08 Publié le 02/03/2016 à 05:08
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Conseil national : guerre ouverte dans la majorité

Rien ne va plus au sein de la majorité Horizon Monaco. Les élus, y compris ceux de Rassemblement & Enjeux, sont de plus en plus nombreux à critiquer le président Laurent Nouvion

La guerre éclate au grand jour. Le sujet de la discorde entre conseillers nationaux de la majorité Horizon Monaco ? Laurent Nouvion, président du Conseil national, quatrième personnage de l'État. Celui-ci, également président d'honneur de Rassemblement & Enjeux (R&E), essuie les critiques virulentes d'élus de son propre parti. Si Jean-Charles Allavena (R&E) s'était exprimé dès 2014 dans nos colonnes pour dénoncer les méthodes de Laurent Nouvion, il est suivi par Thierry Poyet (lire Monaco Hebdo du 25 février) et aujourd'hui par Nathalie Amoratti-Blanc. Pourtant discrète - « C'est la première fois que je prends la parole publiquement » -, l'élue, rattachée au groupe des indépendants au sein de la majorité, sort du silence parce qu'elle « ne fait plus confiance à Laurent Nouvion ». « Je m'aperçois qu'il est urgent de dire aux Monégasques que si nous continuons comme ça, nous allons dans le mur. »

Nathalie Amoratti-Blanc pèse ses mots. Elle constate : « Il y a eu une implosion au sein de R&E. L'opinion publique et même l'opposition avaient peur de l'alliance entre l'UP et R&E en 2013, lors de la campagne électorale. Mais ce n'est pas cette alliance qui n'a pas fonctionné. C'est R&E qui a volé en éclats du fait du mauvais fonctionnement et du manque de contrôle du président Laurent Nouvion. »

« Laurent Nouvion est une girouette »

De son côté, Jean-Charles Allavena note qu'« il y a aujourd'hui, parmi les élus R&E, un groupe qui se sent beaucoup plus proche de l'UP que de son propre groupe. » Cherchez l'erreur…

Il ne faut pas se voiler la face : les critiques à l'égard de Laurent Nouvion sont montées en puissance avec le vote du budget rectificatif de l'automne dernier qui semble avoir définitivement créé la fracture. Ce que plusieurs élus reprochent au président du Conseil national : le manque de travail, la méthode, une mauvaise information.

« Aucune stratégie ne s'est dégagée des réunions du groupe Horizon Monaco qui ont pourtant lieu tous les quinze jours, voire toutes les semaines, depuis le début de la législature, explique Nathalie Amoratti-Blanc. Même défaillance pour la méthode et la communication. »

L'élue n'a plus d'espoir pour les deux dernières années de cette législature. « Laurent Nouvion est une girouette. Il change de cap sans cesse. C'est une personne trop éduquée et trop gentille. Il dit "oui" aux vingt élus de sa majorité. Et après, il ne peut plus contenter tout le monde. Ça a été un excellent leader de campagne. Mais ce n'est pas un président qui a les capacités de diriger une équipe et d'imposer une marche à suivre. »

Et Jean-Charles Allavena confirme : « Il y a un problème de fonctionnement interne qui se cristallise partout. Si, à l'intérieur de ce dysfonctionnement, nous avions eu un leader cohérent, nous aurions pu le suivre. Mais le nombre de changements de cap est tel que nous pouvons effectivement dire que le président du Conseil national est une girouette. »

Mais alors, comment sortir de l'impasse ? Nathalie Amoratti-Blanc et Jean-Charles Allavena parlent d'une seule voix : « Il faut changer de président. »

Les mots sont durs et montrent combien l'élection de Laurent Nouvion prévue, comme chaque année, fin avril avec les vingt-quatre élus de l'hémicycle devient un challenge comparable à celui d'une véritable campagne électorale.

Qui pourrait proposer sa candidature ? « Personne ne rêve du poste, lance Jean-Charles Allavena. Mais celui qui sera candidat, se présentera pour sauver l'honneur du Conseil national. »

Offre numérique MM+

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