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Commerce : quand le cash fait moins recette

Mis à jour le 03/11/2018 à 05:09 Publié le 03/11/2018 à 05:09
Payer un café avec une carte bancaire : la scène semblait relever de la science-fiction jusqu'à très récemment encore. C'est aujourd'hui possible… et de plus en plus répandu.

Payer un café avec une carte bancaire : la scène semblait relever de la science-fiction jusqu'à très récemment encore. C'est aujourd'hui possible… et de plus en plus répandu. Jean-Sébastien Gino-Antomarchi

Commerce : quand le cash fait moins recette

C'est un sujet qui revient très souvent sur le tapis, en ce moment. Pièces et billets reculent au profit de nouveaux moyens de paiement. Une tendance générale qui se vérifie aussi à Menton

La scène est devenue banale. Un portefeuille jaillit de la poche ou du sac, une carte bancaire en sort, et le rectangle de plastique vient se poser sur le terminal d'un commerçant. Et puis un ticket en sort. ça y est, c'est payé. Aucun code n'a été composé pendant la transaction : c'est le principe du paiement sans contact.

Son témoignage fait écho à une tendance de fond, qui se confirme à Menton comme partout en France : le paiement en liquide perd du terrain. Et de leur côté, les cartes bancaires sans contact ou les applications permettant de payer avec un téléphone se banalisent. D'accord, ces nouveaux moyens de paiement ne révolutionnent pas foncièrement le moyen de régler un achat. Mais c'est plus simple, plus rapide. Et cela finit par changer beaucoup de choses dans les habitudes de consommation. Un exemple, livré par Martine Charreyron, résume bien la situation : « Peut-être que les gens n'avaient pas d'espèces sur eux et hésitaient. Avec le sans contact, ils se disent qu'ils peuvent payer ». De son côté, « ça va plus vite », et les notes s'encaissent avec davantage de fluidité.

C'est aussi ce que constate Marie-Noëlle Brisset, la gérante du café-snack Le Break, sur l'avenue de Verdun. Des gens qui paient une petite somme, un café par exemple, avec la carte, « ça arrive ». Même si les habitués ont toujours du cash, précise-t-elle. Les utilisateurs de la carte sans contact seraient plutôt « des vacanciers, des personnes qui sortent du train et qui n'ont pas de monnaie ».

Sans ces nouveaux moyens de paiement, ils devraient marcher quelques dizaines de mètres jusqu'au distributeur le plus proche, et peut-être se rabattre sur un autre café.

Le constat de Thierry Galea est plus tranché. Le gérant de la Maison de la Presse des jardins Biovès est formel : « Le cash recule ». Aujourd'hui, le paiement sans contact représente « un tiers » des paiements par carte effectués chez lui, eux-mêmes pesant quelque 35 % des achats, explique-t-il alors que les exemplaires de L'Équipe et d'Auto Plus défilent sur son comptoir. Selon lui, le paiement sans code à composer envoie un message : « Quel que soit le montant, vous êtes le bienvenu ». Sous-entendu, si vous ne vous êtes pas arrêté au distributeur avant ou si aucune pièce ne traîne dans vos poches.

Et tant pis si à chaque fois qu'un client utilise la carte chez lui, il paie des frais, comme pour toutes les transactions de ce type. Thierry Galea égrène une longue liste d'avantages liés au sans contact, qui atténuent la commission qui va avec les paiements par carte : la sécurité, puisqu'il y a moins de cash dans la caisse ; la rapidité de paiement et le gain de temps au moment de faire la caisse…

Résultat, maintenant, « on a un fond de caisse limité », reprend Martine Charreyron, du restaurant O'Sushi. Et cela peut créer des situations… un peu gênantes : « Parfois, certains touristes qui viennent avec de gros billets ne comprennent pas pourquoi on n'a pas de monnaie sur 500 euros ».

Il ne leur reste plus qu'à sortir leur portefeuille, et à venir poser leur carte bancaire contre le terminal de paiement.


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