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Comment les chevaux sont protégés de la canicule

Mis à jour le 28/06/2019 à 10:10 Publié le 28/06/2019 à 10:09
Trois douches par jour, c’est le tarif minimum pour les chevaux qui disposent souvent d’un ventilateur  personnel. À droite : Patrick Borg, le responsable des écuries.

Trois douches par jour, c’est le tarif minimum pour les chevaux qui disposent souvent d’un ventilateur personnel. À droite : Patrick Borg, le responsable des écuries. Cyril Dodergny et A.C.

Comment les chevaux sont protégés de la canicule

Il fait généralement très chaud lors du Jumping de Monaco. Mais l’épisode caniculaire de cette semaine affole le mercure. Ce qui n’inquiète pas les organisateurs. Ils expliquent pourquoi

À 24 heures près, le 14e Jumping de Monaco aurait pu être, au minimum, perturbé par la canicule qui frappe la France et Monaco. Hier matin, chez nos confrères de BFMTV, Didier Guillaume, le ministre français de l’Agriculture, a annoncé qu’il venait d’interdire, pour « quelques jours », le transport des animaux en raison de l’épisode caniculaire. À 24 heures près, les 206 chevaux ne seraient pas arrivés à bon port et le Jumping aurait été compromis.

Faut-il pour autant s’en réjouir ? Ces chevaux de compétition ne sont-ils pas soumis à trop rude épreuve sous le cagnard monégasque ? Fallait-il annuler le Jumping pour cause de grosse chaleur ? La réponse de Patrick Borg est claire : « Non. Cela n’a jamais été envisagé. Ce ne serait pas justifié. » Il sait de quoi il parle, lui qui est le responsable des écuries installées sur le port Hercule. Et cela fait dix ans qu’il remplit cette fonction dans les épreuves de saut d’obstacles, dans le monde entier et, ce week-end, à Monaco. Il répond à nos questions inquiètes point par point.

Le transport des chevaux

Sur la question de l’interdiction du transport des animaux décrétée depuis hier, ce professionnel estime que « les conditions de transport des vaches ou des cochons et celles des chevaux ne sont pas les mêmes. Nous avons des contraintes importantes, notamment l’obligation d’avoir des extracteurs d’air et des abreuvoirs ». En outre, ajoute-t-il, « certains camions sont même climatisés. Mais ce n’est pas judicieux de faire passer les chevaux de 35° à 22°. Une bonne circulation de l’air, sans gros écart de température, est préférable. Et puis le transport des chevaux s’effectue surtout la nuit ».

Le Jumping s’adapte à la chaleur

Avant même que l’épisode caniculaire ne soit dans les radars de Météo France, Patrick Borg et les organisateurs du Jumping avaient décidé d’améliorer les installations pour que les chevaux ne souffrent pas trop de la chaleur. Car canicule ou pas, il fait souvent très chaud fin juin en Principauté. La taille et l’implantation des tentes accueillant les boxes - les barns dans le jargon - ont été modifiées cette année. Et pas qu’un peu : « Jusqu’à présent, les barns étaient plus grands et pouvaient accueillir 40 chevaux, explique Patrick Borg. Là, ils sont plus nombreux et plus étalés, et ils accueillent 12 chevaux au maximum. Les barns sont donc plus frais. » Nous avons fait le test, c’est vrai. Orientés vers la mer et ouverts des deux côtés, ils sont bien ventilés et la température y est presque agréable. Sans compter que les chevaux disposent de ventilateurs personnels.

En raison de la canicule, les organisateurs du Jumping ont pris d’autres dispositions : six points d’eau au lieu de quatre pour doucher les chevaux, des ventilateurs pour les cavaliers qui n’en ont pas, des brumisateurs - ils ont été installés hier -, et, comme toujours, une équipe de quatre vétérinaires en cas de déshydratation.

Quels risques pour les chevaux ?

La question d’annuler le Jumping de Monaco ne s’est pas posée une seconde. « Le Jumping de ce week-end à Vichy est plus problématique parce qu’il n’y a pas d’air. Ici à Monaco, l’air circule, les chevaux sont bien ventilés », répond Patrick Borg. Pour lui, aucun risque n’est pris : « Ces chevaux sont des athlètes de haut niveau, de grande valeur. Ils sont parfaitement bien préparés pour ces épreuves. Et jamais à Monaco un cheval n’a pu courir à cause de la chaleur. »

En clair, la canicule n’inquiète nullement les organisateurs du Jumping de Monaco. Patrick Borg est plus préoccupé par l’épreuve de saut d’obstacles prévue sur le Champs de Mars, à Paris, le week-end prochain.

Voici l’avis d’un cavalier, rencontré dans les écuries, sur les effets de la canicule sur les chevaux : « Les chevaux souffrent de la chaleur. Ils ont une cuirasse très épaisse. Quand la température dépasse les 30°, c’est extrêmement dur pour eux. Ils transpirent, ils sont fatigués. Il faut donc les hydrater, les doucher plusieurs fois par jour et leur donner des fruits en plus de la nourriture habituelle. En plus de la canicule, ils se retrouvent ici, à Monaco, dans un cadre stressant : le bruit des voitures le jour et des établissements du port la nuit, le béton et l’absence d’herbe. »

« Malgré la chaleur et le stress de l’environnement, tout est fait pour que les choses se passent bien. Je m’occupe de mes chevaux en permanence, toute la journée. Les seules conséquences pour eux, c’est de la fatigue et des courbatures. Le cheval est un sportif de haut niveau. Cette chaleur ne doit pas remettre en cause le Jumping de Monaco. »


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