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Comment le NMNM envisage son avenir Les poupées se refont une beauté

Mis à jour le 21/01/2019 à 05:09 Publié le 21/01/2019 à 05:08
A la villa Sauber, les salles d’exposition ont été temporairement transformées en atelier pour faire un état des lieux des collections du musée.

A la villa Sauber, les salles d’exposition ont été temporairement transformées en atelier pour faire un état des lieux des collections du musée. Jean-François Ottonello

Comment le NMNM envisage son avenir Les poupées se refont une beauté

La villa Paloma rouvrira en avril, la villa Sauber attend des budgets pour des travaux d’extension. Dans cet entre-deux, le musée national cherche à montrer son savoir-faire et ses collections

À l'heure du début d'année et de la présentation des programmes culturels, le Nouveau Musée national de Monaco (NMNM) est à la croisée des chemins. D'un côté, la villa Paloma, où se déroulent des travaux d'entretien, est close jusqu'au printemps.

De l'autre, la villa Sauber est fermée… jusqu’à nouvel ordre. Décision avait été prise de ne pas y organiser d'événements en 2019 pour procéder à un chantier de restauration et d'agrandissement. Mais les budgets de l'État pour ces travaux ont été décalés, laissant le musée comme une coquille vide.

« Aujourd'hui, nous attendons de savoir quel sera le timing de la rénovation du quartier du Larvotto car il est lié à celui de nos travaux », explique Marie-Claude Beaud, qui dirige l’institution depuis bientôt une décennie.

« Se forcer à être imaginatif »

Pour autant, dans l'intervalle, la directrice du NMNM n'entend pas délaisser les lieux. D'abord, ils servent actuellement d'atelier pour le tri et la restauration d'œuvres des collections (lire ci-dessous) dans un environnement confortable. Un travail de coulisses qui pourrait être montré au public.

Par ailleurs, les équipes du NMNM espèrent voir aboutir un projet avec un collectionneur privé qui pourrait montrer une sélection des œuvres qu'il possède à Sauber. « Quand on est dans une période d'entre-deux, ça force à être imaginatif », ajoute-t-elle, avec l’idée, plus que jamais, d’exprimer tous les intérêts de la collection d'œuvres nationales.

Pour l'heure, la plupart dorment dans les archives du NMNM. Certaines sont prêtées à des centres d'art pour des expositions. D'autres ornent les murs des ambassades de Monaco dans le monde. « Pour les ambassades particulièrement, nous aimons travailler avec les goûts des diplomates, échanger avec eux pour trouver des œuvres qui correspondent à leurs goûts, c'est plus subtil », glisse Marie-Claude Beaud, qui espère aussi « ouvrir les collections à d'autres usages ».

Une affirmation qui rejoint la volonté que la directrice du NMNM affiche depuis dix ans en Principauté, de disposer d'espaces « plus grands » pour regrouper les collections et les salles d'expositions du musée en un même lieu.

« Montrer notre collection »

« Nous recevons des demandes constantes pour prêter nos œuvres. Nous n'avons pas la capacité pour l’heure, mais il faudrait pouvoir d'abord montrer notre collection en Principauté. Aujourd’hui, quand on parle d’art, c’est souvent pour évoquer le nombre de visiteurs ou le prix de vente des œuvres. Nous ne sommes pas dans cette optique, nous voulons avoir une vitrine constante de ce qu'est le NMNM à Monaco. »

Comme argument, elle explique que les équipes du musée reçoivent « des propositions de collectionneurs prêts à déposer une partie de leurs fonds en Principauté, mais qui ne peuvent pas, faute de lieu ».

Les travaux à la villa Sauber, s’ils démarrent un jour, permettraient de gagner 1 000 m2.

« Aujourd'hui, la fermeture temporaire, aussi difficile qu'elle soit à assumer, nous permet d'envisager un avenir. »

En attendant, le NMNM montrera à Paloma en avril, le travail de l’Italien Ettore Spalletti.

Comme la Belle au bois dormant, elles ont été plongées dans le sommeil il y a une décennie. Mais les voilà sorties de leur torpeur pour quelques jours, à l’occasion d’une séance d’inventaire dans les salles vides de la villa Sauber. Au NMNM, l’année commence par une reprise des collections archivées, dont la fameuse collection de poupées et d’automates de Madeleine de Galéa, qui compte plus de 400 objets. Ce sont eux qui font l’objet d’une fine inspection depuis quelques jours.

Chaque poupée est sortie de sa boîte. On évalue son état de conservation. On lui façonne un écrin pour la caler. Juste le temps de lui tirer le portrait dans un mini-studio photo et retour dans la boîte. Une étape nécessaire pour certaines poupées remisées depuis dix ans et le changement des collections à la villa Sauber, où elles avaient été exposées pendant quarante ans.

Mais il n’y a pas d’acte de restauration à proprement dit. « On stabilise tous les objets pour être sûr que la matière ne se détériore pas », détaille Celia Bernasconi, conservateur en chef du NMNM.

Les équipes passent dix à quinze minutes par objet. « Cette opération, c'est un constat d'état ; les tissus sont micro-aspirés et nettoyés, ce sont des matières organiques et les risques d'infection sont toujours présents. » Certaines boîtes sont pressurisées pour ôter l'oxygène et éviter la propagation de mites, par exemple.

Fabriquées par goût par Madeleine de Galéa, amatrice d’art, ces poupées du XIXe siècle sont pour la plupart très bien conservées. Son petit-fils, Christian de Galéa, a légué cette collection à la fin des années 50 à la Principauté. Et décision avait été prise par le prince Rainier III de les montrer à la villa Sauber, acquise à la même époque.

Une exposition permanente de quelques décennies dont une partie du public se souvient toujours avec nostalgie.

Un soin particulier est apporté aux quelque 400 pièces qui composent la collection de ces poupées du XIXe siècle.

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