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Comment ce Monégasque se surprend à "Voler comme Superman et [à] se croire dans Star Wars"?

Mis à jour le 23/05/2016 à 05:09 Publié le 23/05/2016 à 05:09
Ce drone s’appelle «Pimousse», «comme les bonbons petits mais costauds». Il l’a construit lui-même. L’appareil file jusqu’à 130 kilomètres-heures, «n’importe quelle altitude».Entre les lunettes, la caméra fixée à l’avant, la télécommande et l’objet en lui-même, le matériel coûterait dans les 1.000 euros.

Ce drone s’appelle «Pimousse», «comme les bonbons petits mais costauds». Il l’a construit lui-même. L’appareil file jusqu’à 130 kilomètres-heures, «n’importe quelle altitude».Entre les lunettes, la caméra fixée à l’avant, la télécommande et l’objet en lui-même, le... Photo Michael Alesi

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Comment ce Monégasque se surprend à "Voler comme Superman et [à] se croire dans Star Wars"?

Le Monégasque David « Nismo » vient de participer à la coupe du monde de course de drones. Le point culminant d'une passion devenue, au fil du temps, débordante. Une trajectoire à la Icare

Un bourdonnement électrique remplit les oreilles. Le bruit vient d'un petit objet qui se détache dans le ciel nuageux. L'appareil vole dans toutes les directions. En avant, en arrière, à droite, à gauche, en haut, en bas, à l'horizontale… Un homme le pilote avec sa télécommande. Après quelques minutes en l'air, il pose le petit drone au sol. Le bourdonnement s'arrête. C'était une petite démonstration, histoire de montrer les capacités de l'engin. Récemment, David « Nismo », le pilote, a fait beaucoup plus. Il a participé aux championnats du monde de course de drones. Le point culminant d'une passion devenue, au fil du temps, débordante.

«Ça m'a bluffé»

Pour lui, la compétition qui s'est déroulée à Pourrières, dans le Var, était une première. De cette coupe du monde, David Nismo retient la « concentration à 100 %», la « convivialité », et la possibilité de « rivaliser avec les meilleurs pilotes mondiaux ». Ils étaient 200, sur la ligne de départ. Le Monégasque de 40 ans a terminé « entre la 32e et la 64e place », et a atteint les quarts de finale. Pas mal, pour quelqu'un qui a découvert les objets volants il y a dix-huit mois seulement. C'était chez lui, devant son ordinateur. Celui qui fait rouler des voitures radiocommandées depuis 25 ans traîne sur Internet. Il cherche des vidéos de modélisme. Et puis sa souris se dirige vers un lien. Une vidéo de drones apparaît.

David Nismo raconte la suite sans quitter son ton calme ni sa voix posée : « ça m'a bluffé. Pouvoir voler comme Superman et se croire dans Star Wars, c'est quelque chose que je ne pouvais pas imaginer ». L'origine de la passion tient dans cette tirade. Quand il pilote son drone, David voit la même chose, ressent les mêmes sensations que s'il était dessus. L'objet se pilote avec un casque devant les yeux, qui retransmet les images d'une caméra fixée à l'avant de l'objet. Il réalise donc un vieux rêve, normalement réservé aux pilotes d'avions ou d'hélicoptère : voler comme Icare.

«Presque tous les jours»

La sensation grisante explique qu'aujourd'hui, le drone représente une grosse partie de sa vie.

« On vit, on pense, on fait quasiment tout par rapport à ça », glisse-t-il dans un sourire. Il n'exagère pas. Parfois, David Nismo rêve de figures que son drone pourrait réaliser. Le reste du temps, il bricole sur ses appareils, s'intéresse à la soudure, à l'informatique, répare. Il file souvent vers l'arrière-pays, aussi. Le pilote a monté un groupe de six Français et Monégasques, Nano Racers. Il vole « presque tous les jours ». Surtout pour « s'aérer l'esprit, s'entraîner à faire des choses qu'on ne pensait pas possibles… Des figures, des enchaînements, des passages entre les arbres… »

Mais en ce moment, le projet qui occupe ses pensées n'implique pas de quitter le sol. Celui qui travaille dans la vidéo aérienne réfléchit à créer une association. Histoire de partager la passion, d'organiser des événements. Et puis de casser quelques préjugés, aussi. Les drones n'ont pas toujours bonne presse. Notamment depuis que quelques-uns de ces objets ont promené leurs hélices un peu trop près de sites stratégiques français. « La question : est ce que vous survolez des centrales, on me l'a sortie 500 fois », lâche-t-il. Lui voudrait aussi promouvoir la pratique de ce « sport ». Surtout ici, en Principauté. Il lance une idée, comme en écho à l'actualité : « Et pourquoi Monaco n'aurait pas son Grand Prix de drones ? » Même principe, sauf que les bourdonnements de moteurs sont beaucoup moins forts que ceux des Formule 1.

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