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Chantier du Grand Ida à Monaco: pas facile de calmer les riverains gênés par les nuisances

Mis à jour le 18/08/2020 à 17:47 Publié le 18/08/2020 à 17:45
Un premier tronçon de rue est en chantier jusqu’en septembre pour rénover les réseaux.

Un premier tronçon de rue est en chantier jusqu’en septembre pour rénover les réseaux. Photo Jean-François Ottonello

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Chantier du Grand Ida à Monaco: pas facile de calmer les riverains gênés par les nuisances

Difficile de conjuguer la quiétude d’un quartier résidentiel et un chantier de 160 appartements. L’objectif de l’État est de limiter les nuisances… quand c’est possible. Nous sommes allés voir.

Une roche terriblement dure à percer, et ce sont de nombreux habitants de la rue Plati qui téléphonent aussitôt à Albert Croesi. Lundi, les coups de fil ont commencé tôt pour le conseiller interministériel auprès du Ministre d’État pour le Plan national du logement des Monégasques, le Cadre de vie et les Relations avec les usagers.

Comme tous les jours, Albert Croesi se rend sur le chantier du complexe immobilier Grand Ida qui doit être livré en septembre 2023. Il va à la rencontre de Vicenzo, chef de chantier de la Siviam, en charge des travaux de voirie de la rue Plati. Un premier tronçon est fermé à la circulation depuis mi-juillet et jusqu’au 10 septembre. Les réseaux ont, pour certains, 150 ans…

Il faut donc les adapter au nombre de logements futurs. Or, à cette heure, le chantier nécessite de casser la roche. Il aurait pu n’y avoir que du remblai. Cet aléa a immédiatement des conséquences pour tous: les nuisances sonores.

Le chantier stoppé immédiatement

"Cette pierre blanche est extrêmement dure. Personne ne peut dire combien d’heures de travail il faut pour en venir à bout. C’est extrêmement long et le mur antibruit ne sert à rien puisque le bruit monte. La Smeg demande de creuser sur 80 centimètres", explique le chef de chantier. Albert Croesi ne tergiverse pas. Il fait immédiatement stopper le chantier rue Plati. "Il faut voir si une alternative est possible."

Passer les réseaux à un autre endroit? Installer les tuyaux moins profondément? Une solution ne sera peut-être pas trouvée mais elle doit être cherchée… Conjuguer la création d’un ensemble immobilier avec la quiétude d’un petit quartier résidentiel n’est pas chose facile.

Et s’il y a, certes, un mur antibruit de 7 mètres pour traiter les façades de l’immeuble des Mélèzes, si les Domaines installent gratuitement du double vitrage à toutes les fenêtres, si tout est pensé pour que les travaux de réseaux n’aient lieu qu’une seule et unique fois, si un chauffeur en voiturette électrique aide les résidents à porter leurs courses y compris le samedi matin et le dimanche après-midi, si l’accent est mis sur l’information, il faut tout de même s’attendre à des mois difficiles.

Albert Croesi,  conseiller interministériel auprès du Ministre d’État pour le Plan national du logement des Monégasques, le Cadre de vie et les Relations avec les usagers.
Albert Croesi, conseiller interministériel auprès du Ministre d’État pour le Plan national du logement des Monégasques, le Cadre de vie et les Relations avec les usagers. Photo J.D.
"Jusqu’à 90 décibels"

"Nous sommes en train de vivre un drame. Nous avons la meilleure volonté du monde mais c’est invivable. Notre maison est entourée d’énormes chantiers. Avec les voisins, nous ne savons plus quoi faire. Depuis le déconfinement, la situation s’aggrave. Un huissier est passé il y a un mois pour constater des fissures. Aujourd’hui, les portes coulissantes de ma voisine, qui a plus de 80 ans, ne s’ouvrent plus. Les étagères tombent. Un petit morceau de mon faux plafond est tombé. Les murs et les fenêtres vibrent. Nous avons mesuré jusqu’à 90 décibels entre 8h et 18h. La machine qui est en cause est celle qui ouvre la rue et la roche en face de l’immeuble Hélios. J’ai même vu des locataires de cet immeuble au balcon, exaspérés de la situation."

Il parle au nom des résidents de la villa Belvédère mais veut rester anonyme. Ce propriétaire depuis cinq ans d’un appartement au 18, rue Plati est exaspéré. Avant-hier, il a eu plusieurs fois Albert Croesi en ligne. Le conseiller interministériel est très au fait de la situation. Il explique aussitôt: "Cette machine s’arrête ce lundi. J’ai informé les résidents que le 17 août au soir, les percussions lourdes seraient terminées. Dès ce mardi, ça s’allège."

Voici un exemple du quotidien actuel de la rue Plati… "Personne ne dit qu’il n’y aura ni bruit ni nuisances; c’est impossible. Mais il faut être en mesure d’informer, d’écouter, de trouver des solutions quand c’est possible, et de respecter les délais", souligne Albert Croesi.


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