Chantier de protection titanesque, plage Marquet, à Cap-d'Ail

La ville de Cap-d'Ail se serait-elle lancée dans une extension de son territoire sur la mer ?

Article réservé aux abonnés
O.-V.M. Publié le 01/02/2016 à 05:11, mis à jour le 01/02/2016 à 05:11
O.-V.M

La ville de Cap-d'Ail se serait-elle lancée dans une extension de son territoire sur la mer ?

Depuis quelques jours en effet, on peut voir juste en face de la Plage Marquet et de la sortie du port de la ville une barge portant une énorme grue. La bête, toute d'acier bleu, affiche pas moins de 300 tonnes sur la balance : impossible de ne pas la voir pour les usagers de la plage, de la Base Nautique ou même pour les usagers de la Basse Corniche. Ce monstre d'acier est flanqué, côté terre, d'un autre engin géant, une pelle mécanique cette fois est venue elle aussi agrémenter le paysage.

Un million d'euros

Plus modeste avec ses - seulement - 50 tonnes, elle vient en fait participer à la réhabilitation de l'épi Barraia (comprenez la digue en énormes rochers qui protège la plage et la zone Marquet des coups de mer) et à la digue sous-marine, en litige pour malfaçon depuis sa construction.

Ainsi la barge va-t-elle, pendant 11 semaines si la météo est de la partie, charrier des blocs de pierre géants sur la digue sous-marine afin de la recharger. Côté épi, la pelle mécanique ramasse les blocs de plus de 10 tonnes arrachés par les flots afin de les remettre sur l'ouvrage et restructurer l'épi avant de recevoir pas moins de 6 000 m3 de blocs rocheux d'un calibre de 10 tonnes qui viendront renforcer digue et épi. Des travaux d'un coût prévu d'un peu plus d'un million d'euros qui inquiètent tout de même une partie de la population locale : celle des surfeurs qui se demandent si ces travaux sous-marins vont améliorer ou au contraire faire disparaître la Vague de la Marquet qui permet un surf « pas mal » aux portes de Monaco les jours de houle.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.