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Chantier de Monaco : un impact (aussi) sur la voirie

L'abandon par Bouygues d'une partie du marché conclu avec la carrière du Revest touche de plein fouet la société. Mais elle remet aussi en cause les aménagements prévus pour sécuriser le trafic

Catherine pontone Publié le 18/02/2017 à 05:05, mis à jour le 18/02/2017 à 05:05
La société Someca avait obtenu le feu vert du Département pour financer un giratoire provisoire à l'intersection du croisement de la route de Tourris et de la RD46.
La société Someca avait obtenu le feu vert du Département pour financer un giratoire provisoire à l'intersection du croisement de la route de Tourris et de la RD46. Fabrice Creff

La rupture par Bouygues Travaux Publics de la majeure partie du contrat avec la société Someca, gestionnaire de la carrière du Revest, dans le cadre du projet d'un écoquartier de luxe à Monaco (nos éditions des 8 et 9 février) a un double impact.

Primo au niveau économique. L'entreprise avait déjà commencé à investir à hauteur de 4,1 Me. Elle a déjà produit et stocké des centaines de milliers de tonnes sur la zone tampon de Tourris, en prévision du démarrage de l'acheminement en huit mois (de juillet 2017 à février 2018) des 1,2 million de tonnes de matériaux jusqu'à la zone industrialo-portuaire de Brégaillon. Sous le choc de la décision, la société Someca ne souhaite pas encore communiquer.

Mais l'annonce de Bouygues pourrait également remettre en cause la réalisation d'aménagements annoncés pour adapter les infrastructures au trafic supplémentaire (240 rotations par jour) depuis la carrière jusqu'à Brégaillon. Des travaux, en partie espérés de longue date - et indépendamment du chantier - par les habitants du secteur.

Les solutions des riverains La réflexion engagée avec les riverains lors de la concertation publique avait permis de faire émerger des solutions.

 

Parmi celles-ci : installer des dos-d'âne route de Tourris où certaines sorties d'habitations sont dangereuses ; améliorer la sécurité des piétons en créant des bandes sécurisées ; installer un nouveau giratoire au niveau du carrefour du Col-des-Chênes ; créer au rond-point de La Bigue une bretelle d'accès directe sur l'A57 vers Toulon. Un troisième itinéraire était également envisagé par le chemin des Terres-Rouges pour fluidifier le trafic entre les deux autres itinéraires (RD46-Bigue-A57 et RD46 par Toulon Ouest).

Vœux pieux ? Pas totalement. Le carrier s'était engagé à financer des travaux de sécurisation et de protection. Certaines interventions étaient issues de la concertation, et des négociations engagées entre la société Someca et la ville de La Valette soucieuse de protéger sa population. Lesquelles ? La commune ne souhaitant pas communiquer, difficile d'être précis.

Giratoire nommé désir

L'impasse n'a pas été faite sur la sécurisation des piétons et la réalisation d'un giratoire au croisement du col des Chênes, desservant la route de Tourris et la RD 46. Le rond-point a été jugé « primordial » lors de la concertation. Cela ne date pas d'hier… Le Département avait acté cet hiver le principe auprès de la Someca d'un aménagement à titre provisoire. Le retrait de Bouygues remet tout à plat, et éteint l'espoir des riverains, de le voir réaliser de façon définitive à l'horizon 2020. « Non programmé », selon le Département, l'ouvrage reste prioritaire, selon les habitants pour l'étape suivante du chantier (800 000 tonnes de matériaux), et les travaux d'élargissement de l'A57. Ils feront de la D46 un itinéraire bis…

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