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Chantier de Monaco : quelles retombées pour l'agglo ?

Mis à jour le 06/11/2016 à 05:03 Publié le 06/11/2016 à 05:03
La société Someca va extraire 2,2 millions de tonnes de granulats. La qualité des matériaux a été retenue par Bouygues Travaux publics pour répondre aux hautes exigences techniques pour la construction de la plate-forme maritime.

La société Someca va extraire 2,2 millions de tonnes de granulats. La qualité des matériaux a été retenue par Bouygues Travaux publics pour répondre aux hautes exigences techniques pour la construction de la plate-forme maritime. DR

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Chantier de Monaco : quelles retombées pour l'agglo ?

Le Revest Le contrat décroché par la carrière avec la principauté pour la réalisation d'un quartier de luxe va générer environ 20 millions d'euros d'investissements dans l'aire toulonnaise

Gagner six hectares sur la mer pour donner naissance à Monaco à un écoquartier de 60 000 m2 de logements de luxe, pesant près de 2,2 milliards d'euros : tel est le projet phare d'urbanisation en mer, porté par Bouygues Travaux Publics. (Lire notre édition du 22 septembre). La filiale de Bouygues Construction vient de démarrer les travaux préparatoires de la future plate-forme maritime. A elle seule, elle va coûter la bagatelle de 842 millions d'euros. Pour la réaliser d'ici la fin 2020, il a fallu jeter l'ancre dans l'agglomération toulonnaise. Ce qui n'est pas sans générer des retombées économiques dans la région.

Un granulat de qualité

Quinze ans après avoir participé à une extension en mer à Monaco, la société Someca, exploitant la carrière du Revest va fournir 2,2 millions de tonnes de granulats , soit quatre fois plus qu'à l'époque. La plus grosse carrière de la région Paca a été retenue « pour la qualité de ses matériaux pour répondre aux très hautes exigences techniques de ce projet et aux contraintes notamment sismiques.» « On descend à 40 m de profondeur, poursuit Christophe Hirsinger, directeur de Bouygues Travaux Publics. Il va falloir à la fois réaliser le dragage, et venir remblayer avec ces matériaux. Ils permettront d'asseoir et de combler les caissons » de la future plate-forme maritime.

Someca investit 5 Me

Pour extraire et acheminer ce tonnage jusqu'au terminal de Brégaillon, la société Someca va investir 5 Me. 4 Me l'ont déjà été. Il a fallu construire un nouveau poste de chargement automatique, créer une voie d'accès sur la carrière, acquérir du matériel roulant et prévoir l'aménagement des dépôts de Tourris et de Lagoubran.

« On travaille également avec la famille Garrassin, actionnaire historique de Someca. Ce transporteur va acheter une quarantaine de camions. Cela représente un investissement de 5 Me », explique Frédéric Soulié, directeur général de la Someca.

Le contrat va générer en trois ans pour la société revestoise un chiffre d'affaires de 30 Me alors que le chiffre d'affaires annuel de la carrière se situe entre 35 et 40 Me. La commune revestoise bénéficiera mécaniquement de retombées. « Elle est rétribuée en fonction du pourcentage du chiffre d'affaires », précise le directeur.

Bouygues investit 8 Me à Brégaillon

Les matériaux de la carrière du Revest vont être acheminés sur le terminal de Brégaillon, à partir de juillet 2017, période de démarrage de la première des deux campagnes d'acheminement.

Au cœur de la zone industriallo-portuaire (ZIP) - 75 entreprises installées et représentant 1 400 emplois -, il a fallu investir pour permettre aux matériaux d'être traités et exportés. Il faut transformer un terrain vague d'1,5 hectare en une plate-forme de stockage et de lavage de matériaux en cycle fermé, et située en face des bureaux de la Chambre de commerce et d'industrie. Bouygues travaux publics, en charge de sa construction a injecté 8 Me d'investissement. « Ces remblais sous-marins seront acheminés par voie maritime », explique Christophe Hirsinger.

Plus de 3 Me de recettes sur l'activité portuaire

« Un chantier hors norme à l'échelle du territoire, précise Jérôme Giraud, directeur des ports de la rade de Toulon de la CCIV. Les flux qu'il va générer sur les installations portuaires sont importants. On va être dans un registre de 1 à 10 par rapport à ce qu'on a pour habitude de traiter annuellement. De 60 000 tonnes par an, on va passer à 600 000 tonnes en termes d'activités. Ce qui va générer des emplois liés à la mer. En termes de retombées, cela va générer un peu plus de 3 Me de recettes sur le chiffre d'affaires pour les activités portuaires. »

« Co-construire »

Les acteurs économiques - la CCIV, la Someca et Bouygues TP - ont souhaité intégrer dans le territoire un projet qui, selon Jérôme Giraud, peut « paraître anxiogène auprès des populations » (transports, bruit, écosystème). Ils ont engagé, depuis avril, une démarche volontaire de concertation, confiée à la société Alter&Ego concertation. « En co-construisant le projet, c'est du gagnan-gagnant pour les partenaires et les acteurs du projet », explique Christophe Hirsinger.


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