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Chantier de modernisation sous contraintes

Mis à jour le 13/11/2017 à 05:38 Publié le 13/11/2017 à 05:38
Faute de moyens suffisants, les travaux se font par tranches.

Chantier de modernisation sous contraintes

D'un point de vue des entreprises spécialisées, les travaux de modernisation de lignes ferroviaires ne sont complexes en soi.

D'un point de vue des entreprises spécialisées, les travaux de modernisation de lignes ferroviaires ne sont complexes en soi. Mais divers paramètres peuvent les rendre nettement plus difficiles. Et en cela, la Roya se montre plutôt cumularde. Entre autres pour sa topographie sinueuse. Une géographie qui rend l'accès aux rails parfois impossible par la route. « Les travaux dans ces conditions ne sont pas insurmontables, mais les nombreux tunnels et les roches rendent bien sûr l'investissement plus lourd », commente Ali Alawieh. Donnant l'exemple d'une zone accessible au bout de… 330 marches. En raison de la déclivité du terrain, et pour éviter que les engins dévalent jusqu'à Breil, des travaux ont par ailleurs dû être réalisés en amont pour assurer la protection de tous.

« On fait de la dentelle »

Et en règle générale, chacune des opérations demande plus de temps dans une telle configuration. « Pour une mission d'une demi-heure, il va nous falloir cinq à six heures parfois pour acheminer le matériel et s'assurer que tout est réalisé en sécurité », reprend Ali Alawieh. L'une des autres contraintes étant justement l'impératif de sécurité pour les ouvriers eux-mêmes. « Nous sommes obligés d'avoir une liaison radio en permanence pour prévenir des dangers possibles », souligne Cheikh Ndiaye. Tandis que les travaux de voirie dans l'un des 46 tunnels de la section française - qui représentent 60 % du tracé - impliquent que les ouvriers aient un matériel spécifique : détecteurs de gaz, EPI (équipement de protection individuelle)…

Mais la principale contrainte est en fait d'ordre financier.

« On fait de la dentelle. Faute de fonds suffisants, nous avons dû choisir mètre par mètre les zones sur lesquelles travailler, indique ainsi Jacques Frossard. Ce sont d'une certaine manière des travaux de pauvre. » Alors qu'il serait plus simple de changer les voies en totalité, il arrive que les ouvriers n'aient à changer les rails que d'un côté, par exemple.

Et puis, comme pour tous travaux ferroviaires, il faut anticiper le moment où les trains circuleront de nouveau. « Le moindre défaut matériel ou de géométrie peut impliquer un déraillement… » rapelle Ali Alawieh.


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