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Cette unité de police veille à préserver le cadre de vie de Monaco

Mis à jour le 12/02/2020 à 08:28 Publié le 12/02/2020 à 08:27
La principale mission de l’unité est de fluidifier la circulation routière sur les axes névralgiques.

La principale mission de l’unité est de fluidifier la circulation routière sur les axes névralgiques. Photo Direction de la Sûreté publique

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Cette unité de police veille à préserver le cadre de vie de Monaco

Depuis le 3 février, dix fonctionnaires de la Sûreté publique et un gradé sillonnent le territoire pour fluidifier la circulation, lutter contre les incivilités et éradiquer les nuisances sonores

Depuis le 3 février, au gré des artères, on les croise régulièrement en train de sillonner les 2,02 km² de la Principauté. À pied ou à vélo électrique. Leur gilet bleu, floqué des mentions "Police" et "Unité de préservation du cadre de vie", ne passe guère inaperçu et tranche avec l’uniforme traditionnel de la Sûreté publique. Dans le jargon de l’institution policière monégasque, on surnomme cette nouvelle unité sous son acronyme : UPCV.

Créée dans un contexte de débats musclés entre le Conseil national et le gouvernement autour du cadre de vie - ou qualité de vie, selon le côté où l’on se place -, celle-ci avait été expérimentée entre septembre et décembre 2018. Notamment pour fluidifier la circulation, l’un des points noirs du pays. Objectif : accumuler toute une série de données et recueillir le ressenti des équipes sur le terrain pour définir les futurs plans d’action.

Depuis, dix policiers, sous le commandement d’un gradé, composent l’UPCV, laquelle est rattachée à la Section de proximité et de sécurisation. Quatre lettres, donc, pour un triptyque de missions défini, ce mardi soir, par le conseiller de gouvernement-ministre de l’Intérieur, Patrice Cellario : "Cette unité a pour objet de renforcer les effectifs de la Sûreté publique pour lutter contre toutes ces incivilités qui, au quotidien, nous empoisonnent la vie, que ce soit en matière de circulation, de nuisances sonores ou d’incivisme des uns et des autres." On fait le point.

Fluidification de la circulation

C’est la principale mission de cette unité : fluidifier la circulation. On le sait, aux heures de pointe, le moindre incident peut congestionner ce territoire étriqué qu’est Monaco. En coulisses, les agents du Centre intégré de gestion de la mobilité veillent déjà au grain.

Avec leur vue d’ensemble et une communication renforcée avec le commandement opérationnel de la Sûreté publique, les agents de l’UPCV, rompus à la pratique de la circulation à bras, pourront, en temps réel, être dépêchés sur des créneaux horaires critiques et sur des sites clefs, préalablement identifiés. Place d’Armes, giratoire du Canton, carrefour de la Madone, sortie de la gare à Sainte-Dévote…

"Leur présence sur le terrain permet de rationaliser le comportement des automobilistes et d’améliorer sensiblement l’écoulement du trafic", confie Patrice Cellario. L’unité pourrait, après un temps de prévention, verbaliser les piétons franchissant le passage piétons alors que le petit bonhomme est rouge. Tout comme ils séviront lorsque la nouvelle mouture du Code de la route, intégrant la nouvelle réglementation pour les vélos et trottinettes, sera en vigueur.

Gare aux incivilités

 

L’UPCV aura pour charge de verbaliser les incivilités routières : stationnements gênants ou en double file, arrêts abusifs sur les places de livraison.
L’UPCV aura pour charge de verbaliser les incivilités routières : stationnements gênants ou en double file, arrêts abusifs sur les places de livraison. Photo Direction de la Sûreté publique

L’incivisme est, globalement, difficile à éradiquer sans une remise en question de tout un chacun. Cela passe par la prévention, forcément. Mais aussi par la répression. Sur l’asphalte, la Sûreté publique compte bien éliminer tout type de dérives susceptibles d’asphyxier la Principauté aux heures de pointe. "Les stationnements gênants, en double file mais aussi le pillage des arrêts de livraison", développe Patrice Cellario. 

L’UPCV participera aussi à la lutte contre les dépôts et déchets sauvages opérés par des particuliers ou des sociétés. Avec rappel à l’ordre ou verbalisation dans les cas les plus flagrants d’incivilités.

Richard Marangoni, directeur de la Sûreté publique, embraye : "On essayera d’aller plus loin sur les incivilités qui peuvent perturber la vie et détériorer le cadre de vie : les encombrants, les déjections canines, les mégots de cigarettes. S’il y a un cas qui se présente, on verbalisera. Il faut que cette brigade apporte du civisme aux résidents et forme au mieux vivre ensemble dans tous ces domaines."

Haro sur les nuisances sonores

 

Parmi les missions de l’UPCV : la lutte contre les nuisances sonores sur les chantiers privés ou publics et le respect des horaires.
Parmi les missions de l’UPCV : la lutte contre les nuisances sonores sur les chantiers privés ou publics et le respect des horaires. Photo Direction de la Sûreté publique

L’autre mission incombant à cette équipe a trait aux nuisances sonores. Dans le viseur de la Sûreté publique, d’abord, ces automobilistes qui ont la fâcheuse tendance à faire pétarader le pot d’échappement de leurs grosses cylindrées. La concentration habituelle de bolides en marge de Top Marques devrait donner un surplus d’activités à l’UPCV.

Les fonctionnaires, armés de sonomètres, vont aussi se concentrer sur les nuisances émanant des établissements publics mais aussi des chantiers publics ou privés. "En lien avec la Direction de la prospective, de l’urbanisme et de la mobilité, il pourrait y avoir des observations faites et des verbalisations sur les chantiers si les recommandations n’étaient pas respectées. On va surtout surveiller le respect des horaires", détaille Maxime Volto, brigadier et responsable de l’UPCV.

L’unité étant opérationnelle de 7 h 30 à 19 h 30, ce sont les effectifs de police nocturnes qui auront pour charge de faire respecter le niveau sonore des lieux festifs. "Eux aussi ont été briefés pour que le message passé en journée soit le même la nuit, martèle le commissaire Laurent Braulio, chef de la division de police urbaine. Il n’y aura pas de tolérance. Il y aura verbalisation pour tout type de nuisances, que ce soit dans le voisinage ou dans les établissements."

Les amendes

Tapages nocturnes ou injurieux : 500 euros

Bruit causé sans nécessité ou dû à un défaut de précaution (troubles à la tranquillité publique), bruit causé volontairement ou par négligence (chien, voisinage, alarmes)... : 300 euros

Chien non tenu en laisse, dépôt ou jet d'ordures sur la voie publique, stationnement gênant : 37,50 euros

Stationnement interdit, traverser hors passage protégé, circulation dans un couloir de bus : 22,50 euros


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