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Cette année, l'orchestre des carabiniers fête ses 50 ans

L'année 2016 marque les 50 ans de la création de la formation musicale de la garde princière. Un grand concert avec des invités est prévu le 16 mars à l'auditorium Rainier-III

Amélie Maurette Publié le 09/03/2016 à 05:13, mis à jour le 09/03/2016 à 05:13
Au programme de la répétition de mardi dernier, avec Thomas Vaccari, des morceaux de crooners : La belle vie, Toute la pluie tombe sur moi, The more I see you, etc. Photo Cyril Dodergny

En janvier, le prince Albert II a décoré leur emblème de l'Ordre des Grimaldi. C'était la première étape de cette année un peu particulière pour les musiciens de l'orchestre des carabiniers. La prochaine, ce sera le 16 mars, avec un grand concert organisé en présence d'invités à l'auditorium Rainier-III (lire ci-dessous). En 1966, le prince Rainier décidait la création d'une véritable formation musicale (lire ci-dessous). L'orchestre des carabiniers du prince a donc 50 ans. Et il compte bien marquer le coup.

Sous la baguette de l'adjudant-chef Olivier Dréan, ces derniers jours, les répétitions se multiplient. Mardi dernier, c'était la générale avec chanteur dans la caserne principale.

Double emploi

« Ce n'est pas facile, tout le mérite leur revient. Ils ont une motivation hors norme », insiste l'adjudant-chef Dréan, trompettiste et chef d'orchestre, qui a officié jusqu'en 2013 à la tête du big band de l'Otan avant de rejoindre la Principauté.

« La difficulté, c'est le double emploi permanent. Ils travaillent dur pour l'orchestre mais, le cœur du métier, c'est la protection du Palais. Ils sont carabiniers avant d'être musiciens. » Alors, la musique fait partie du planning. « Elle est dans le temps de travail pour eux, indique le chef d'orchestre. Pour ne pas pénaliser le service, nous faisons des groupes en fonction des instruments pour la plupart des répétitions. En 2015, nous avons eu environ 60 jours de musique, représentations comprises. Cette année, ce sera sans doute un peu plus. »

 

Car en plus des interventions à Monaco comme le concert du 16 ou leur participation au Festival du cirque chaque année, l'orchestre des carabiniers s'exporte. Concert avec la garde royale en Espagne, tournée en France, présence à Milan pour l'Exposition universelle l'année dernière… Et se sent à l'aise sur toutes les scènes. Une première partie à « Jazz à Juan » est prévue cette année, ainsi qu'une invitation à Édimbourg l'an prochain pour un gros festival de musique militaire.

Dans son répertoire, l'orchestre des carabiniers du prince fait rimer tradition et tendance. Et peut passer sans complexe du dernier Bruno Mars à une marche militaire.

« On veut montrer que l'on vit avec notre temps. Nous voulons insuffler de la modernité mais avons aussi le devoir de maintenir la tradition », détaille le chef d'orchestre qui se charge également des adaptations.

Sous-effectif

Maintenir la tradition, c'est aussi assurer l'avenir de l'orchestre, composé de 23 musiciens aujourd'hui. Cuivres, percussions, basse. « On est en sous-effectif, glisse Olivier Dréan. L'idéal, ce serait 28 musiciens. Nous n'avons pas de guitariste, pas de pianiste, on manque de saxophonistes… Il y a eu un défaut de recrutement de carabiniers ces dernières années. C'est difficile de réunir tous les critères et d'être, en plus, doué pour la musique ! »

Trois jeunes carabiniers musiciens ont intégré la compagnie le 1er février dernier. Mais tout n'est pas solutionné. « Je vais avoir des départs, il faut anticiper si on veut continuer à se développer. »

 

Un premier chef en 1978

2016, année des 50 ans de l'orchestre des carabiniers. C'est effectivement en 1966 que le prince Rainier III décide la création d'une vraie formation musicale. Mais on retrouve des traces d'instruments bien avant. Deux tambours en 1720 déjà. Tambours et clairons en 1870.

« Au début, le rôle de ces tambours était essentiellement de rythmer les journées, notamment de sonner la relève de la garde à midi et l'extinction des feux à 22 h, au clairon. Nous avons d'ailleurs conservé ces traditions », indique l'adjudant-chef Dréan. En juillet 1900, une formation de 18 musiciens est créée par le prince Albert Ier, mais elle est dissoute trois ans plus tard. C'est donc en 1966 que l'impulsion est donnée par le prince Rainier III. À la suite de ça, une clique de douze musiciens est créée le 1er mars 1967. Entre 1972 et 1973, le groupe passe à 16, avec des bugles (cuivres), des cymbales et une grosse caisse.

1978 marque l'arrivée d'un premier chef et de plusieurs musiciens supplémentaires (trombones, barytons, basses, piccolos). On parle alors officiellement de « Fanfare de la compagnie des carabiniers du prince ». « Le premier chef d'orchestre était le major Butin ; son adjoint, le major Christian Escaffre l'a remplacé. Puis j'ai pris la suite en 2013 », indique encore Olivier Dréan.

Concert caritatif

Le 16 mars, le concert sera aussi l’occasion de faire une bonne action.En partenariat avec le Kiwanis Club, les bénéfices seront reversés à l’association Adrien, qui œuvre pour les enfants malades, ainsi qu’à l’association Baby et Népal.

« L’année dernière déjà, nous avions organisé un concert qui nous avait permis de récolter 8000 euros pour des associations. Nous essayons de pérenniser l’idée d’un concert caritatif de printemps. Cette année, avec l’anniversaire, nous avons la chance d’être entourés de beaux invités », s’enthousiasme Olivier Dréan.

Sur scène, les carabiniers musiciens seront accompagnés par différents invités comme le chanteur mentonnais Thomas Vaccari, qui s’était illustré dans l’émission The Voice en 2013 et vient de sortir un deuxième album. Au programme aussi, le violoniste mannequin britannique Charlie Siem et les chanteuses anglo-saxonnes Penny Mac Morris et Moya Story.

Offre numérique MM+

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