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"C'est nous qui sommes allés chercher l'Europe": comment Monaco mène ses négociations avec l'Union

Mis à jour le 20/03/2017 à 19:55 Publié le 20/03/2017 à 19:45
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"C'est nous qui sommes allés chercher l'Europe": comment Monaco mène ses négociations avec l'Union

Andorre, Saint-Marin et Monaco : trois petits pays qui poursuivent avec enthousiasme et ambition les négociations avec l'Union Européenne

"C'est l'histoire même de nos pays qui veut un accord avec l'Union Européenne. Je crois que de plus en plus de gens vont nous suivre. Je comprends les peurs. Qu'on m'explique pourquoi il ne faut rien changer ! Si les raisons sont bonnes, je suis prêt à abandonner les négociations. Mais je reste convaincu qu'il n'y a que des choses à gagner. Rien ne pourra se faire autour de l'isolement et en pensant que cela va durer éternellement. Nous en convenons tous les trois".

Le ton d'Antoni Martí Petit, chef du Gouvernement de la Principauté d'Andorre, se distingue de celui qui est emprunté à Monaco. Les mots sont directs, sans équivoque.

Samedi, Antoni Martí Petit s'est ainsi exprimé devant les journalistes et aux côtés de Serge Telle et de Nicola Renzi, ministre des Affaires Étrangères, des Affaires politiques et de la Justice de la République de Saint-Marin. Le ministre d'État de Monaco a, en effet, organisé une journée de travail et de réflexion avec Gilles Tonelli, conseiller de gouvernement-Ministre des Relations extérieures et de la Coopération. Tous ont été reçus en audience par le souverain.

Monaco, Andorre, Saint-Marin : trois petits pays qui partagent de nombreux points communs et œuvrent ensemble pour trouver un accord de négociations avec l'Union Européenne. Car l'Europe, ils en sont tous convaincus, c'est l'avenir de leur État.

« Une opportunité historique »

Serge Telle a d'emblée souligné : « La raison de cette réunion est essentielle. Nous avons tous les trois des intérêts communs d'établir un accord général d'accès au marché intérieur européen qui est un marché important. Il était donc important pour nous, au niveau politique, de faire un point sur le contenu et le contexte. Nous travaillons dans un esprit de solidarité et sommes dans des rapports de partenariat avec l'UE. Mais un accord, s'il devait aboutir, ne pourrait être utile que s'il tient compte de nos spécificités. Cette opportunité est absolument historique et il faut la saisir. Nous nous employons à trouver l'équilibre entre ce que nous sommes et l'UE. La solution n'a pas d'horizon en terme d'actualité mais doit se poursuivre. »

Pas d'échéance donc, mais tout de même « c'est nous qui sommes allés chercher l'Europe. Le souhait est d'aller le plus vite possible pour entrer dans le marché unique », note Nicola Renzi, de la République de Saint-Marin.

Les représentants des trois États savent toutefois qu'indépendamment du fait de convaincre leur peuple, il y a des « points complexes », et des « questions techniques » à résoudre. Antoni Martí Petit souligne : « Deux ans ont passé et nous n'avons pas encore abordé les problèmes essentiels. Ce n'est pas une question d'échéance ; il s'agit de faire les choses correctement. Mais ce processus de négociations n'est pas éternel. Et si on ne parvient pas à un accord, il faudra attendre peut-être des décennies. »

Montrant une parfaite entente, les trois hommes se sont donné rendez-vous en juin prochain, à Saint-Marin, à l'occasion des Jeux des petits États.

Antoni Martí Petit, chef du Gouvernement de la Principauté d'Andorre et Nicola Renzi, ministre des Affaires Étrangères, des Affaires politiques et de la Justice de la République de Saint-Marin, samedi, à la résidence de Serge Telle, ministre d'Etat. (Photo Jean-François Ottonello)


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