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Ces Roquebrunois qui viennent apprendre des meilleurs joueurs aux Rolex Masters

Mis à jour le 14/04/2016 à 05:09 Publié le 14/04/2016 à 05:09
Le public vient observer les «top players», peut-être faire signer des objets… et apprendre.

Le public vient observer les «top players», peut-être faire signer des objets… et apprendre. Photo Michael Alesi

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Ces Roquebrunois qui viennent apprendre des meilleurs joueurs aux Rolex Masters

En se massant aux bords des courts pour voir les participants au tournoi s'exercer, beaucoup de spectateurs viennent aussi s'inspirer des techniques des joueurs les mieux classés au monde

Impossible de bouger sans jouer des coudes. Une foule compacte se masse non loin du village VIP des Monte-Carlo Rolex Masters. Des notes d'italien, de russe, d'anglais ou d'espagnol se mêlent les unes aux autres.

« Nadal, ay ! » lance une voix de gamin. Le joueur doit s'entraîner vers l'endroit où le groupe se dirige, un peu avant 10 heures hier matin : une série de courts de tennis situés en hauteur. Tous sont venus voir évoluer plusieurs des meilleurs joueurs du monde. Certains sont attirés par la curiosité, d'autres par la possibilité d'un autographe… Mais pour beaucoup, observer un joueur s'entraîner est aussi une manière de progresser.

«Mieux voir les gestes techniques»

« Quand ils s'entraînent, ils sont plus relax, explique Ivan, un Italien de 22 ans, en prenant une photo de Nadal avec son smartphone. Du coup, tu peux bien mieux observer les gestes techniques et la tactique. »

« C'est important de voir comment ils s'exercent », confirme Gianluca en se tournant vers son fils, Luca, 11 ans dont plus de la moitié passée à jouer au tennis. De ses deux mains, le garçon venu de Toscane tient une grosse balle jaune et un petit feutre noir. Le signe qu'il est venu, aussi, pour tenter de ramener quelques autographes. Gianluca rajuste sa casquette du Monte-Carlo Country Club vissée sur son crâne pour se protéger du soleil, et puis lui et son fils se dirigent vers le court où doit jouer Nadal. Ils sont venus pour le voir, lui, même si, à tout prendre, Luca aurait préféré Federer.

Autour d'eux, la foule a grossi. Un père tient son fils à bout de bras sur la rambarde d'un escalier pour voir un bout de court, d'autres tente de se mettre en hauteur comme ils peuvent, certains tentent de jeter un regard au travers de trous percés dans les bâches vertes… Tous veulent la même chose : apercevoir les joueurs qui frappent dans les balles jaunes.

« Là, on ne peut pas mettre plus de monde, juge un membre de l'organisation. Pour l'heure qu'il est, il y a beaucoup de gens. » Il y en a encore plus un peu au-dessus, après une volée de marches qui mène à une terrasse surplombant les courts.

«Je regarde la vitesse de la balle»

Tout le monde se hisse sur la pointe des pieds sur la terre ocre, au sol, et lève la tête. Celle de Nick, un quadra venu d'Athènes, est protégée par une casquette à l'effigie de Roger Federer. Pourtant, il est venu voir Nadal s'entraîner. « Quand tu as la chance de voir jouer un top player comme ça, tu vas le voir jouer », commente-t-il, diplomate. On lui fait remarquer qu'avec ce tempérament, il ne doit pas avoir beaucoup d'ennemis. Nick sourit, baisse la fermeture éclair de son sweat… et montre un t-shirt à l'effigie d'un troisième joueur, Stan Wawrinka.

« J'aime tout le monde », se marre-t-il. Ce joueur amateur est venu à Monaco, en couple, « pour les vacances et les Rolex Masters ». Il reste concentré, pendant les entraînements de joueurs. « Je regarde la vitesse de la balle, ce qu'ils font quand ils s'exercent, comment ils se positionnent », explique-t-il, les yeux rivés sur le court. Nick se tient à côté de sa femme, Georgia. On lui demande si, elle aussi, elle s'intéresse au tennis.

« Je suis là, non ? », répond-elle d'un ton qui laisse à penser qu'elle aimerait autant être ailleurs. Mais la trentenaire a quand même le regard fixé sur le court. Et l'air plutôt absorbé par le spectacle qui s'y déroule… Comme toute la foule qui se masse autour du terrain.


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