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Ce village azuréen se mobilise contre un projet de centre d'accueil pour jeunes migrants

Mis à jour le 22/08/2019 à 08:14 Publié le 22/08/2019 à 05:04
Le maire, Albert Filippi (à droite) s’est exprimé devant les habitants après la réunion liée à la sécurité de l’Orméa.

Le maire, Albert Filippi (à droite) s’est exprimé devant les habitants après la réunion liée à la sécurité de l’Orméa. Photo S.W et Sébastien BOTELLA

Ce village azuréen se mobilise contre un projet de centre d'accueil pour jeunes migrants

Ce mercredi, les villageois de Sainte-Agnès se sont rassemblés devant l’ancien centre de vacances. En avril, le bâtiment a été réquisitionné pour accueillir 56 jeunes migrants. Les villageois dénoncent une décision « scandaleuse »

Devant le portail jauni, on entend des débats houleux dont la vigueur s’épaissit à mesure que l’on tend l’oreille. "Choquant, inacceptable, brutal, injuste..." Les qualificatifs ne manquent pas.

Ce mercredi, une cinquantaine d’habitants de Sainte-Agnès s’étaient réunis devant l’ancien centre de vacances l’Orméa. Une banderole - symbole de leur colère - a été dressée. "Respect de la loi à l’Orméa", peut-on lire.

>>RELIRE. La polémique s'envenime sur le centre d'accueil pour jeunes migrants à Sainte-Agnès

L’ancien maire de Castillon, Philippe Rion, était également dans les rangs ainsi que des personnalités politiques locales (Ils étaient soutenus par Anthony Malvault, candidat pour les élections municipales de 2020 à Roquebrune-Cap-Martin et Olivier Bettati, conseiller régional DVD).

Tous sont venus soutenir le maire de Sainte-Agnès, Albert Filippi, lequel s’oppose farouchement à l’installation d’un centre pour migrants mineurs à l’Orméa.

Depuis plusieurs mois, l’édile livre un véritable combat contre la préfecture et le Département. Car en avril dernier, le bâtiment - appartenant à la commune de Roquebrune-Cap-Martin - a été réquisitionné par le préfet et sans l’accord du maire.

>> RELIRE. Manque de "concertation" et gestion humaine "préoccupante": un centre pour jeunes migrants crée la polémique

"Sainte-Agnès est un village rural, excentré et sans police municipale. De plus, la route est accidentogène. Tout cela n’améliorera pas la sécurité de ces jeunes et ne facilitera pas leur accompagnement", a justifié Albert Filippi à plusieurs reprises. Visiblement peu sensible aux avertissements du premier magistrat, le Département - compétent pour gérer la question des mineurs étrangers isolés - a commencé les travaux à l’Orméa au printemps.

>> RELIRE. Manque de "concertation" et gestion humaine "préoccupante": un centre pour jeunes migrants crée la polémique

À coups de textes de loi, la préfecture et le Département - d’un côté - puis le maire et les habitants - de l’autre - se sont livrés une vraie bataille juridique.

"Ces jeunes seront livrés à eux-mêmes"

Albert Filippi a tenté à plusieurs reprises d’empêcher la poursuite du chantier. Pour appuyer son argumentation, il a averti que les travaux engagés par le Département n’étaient "pas précédés d’une demande préalable" et donc "illégaux".

>> RELIRE. La justice a tranché: ce village de la Côte d'Azur devra bien ouvrir un centre d'accueil pour jeunes migrants

Le maire a même ajouté que - dans la feuille de route du projet - l’accessibilité pour les personnes handicapées - n’a pas été prévue, en dépit de la loi. En vain. L’arrêté interruptif de travaux pris par Albert Filippi a été cassé par la préfecture, le 7 août dernier. La semaine passée, le chantier a été achevé et l’Orméa est fin prêt à accueillir les jeunes migrants. L’arrivée a été planifiée initialement fin août. Très bientôt donc...

Ce mercredi, devant l’urgence de la situation - et alors qu’une commission de sécurité se déroulait dans l’enceinte du bâtiment - en présence du maire, les habitants ont souhaité se mobiliser.

"Dans notre village, ces jeunes seront livrés à eux-mêmes. Il n’y a rien autour de l’Orméa. Pourquoi ne pas avoir été concerté ? Pourquoi ne pas avoir trouvé un bâtiment plus approprié dans une grande ville?", s’interroge Bernard.

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Et Bruno d’ajouter: "Moi, je ne comprends pas la gestion du dossier. Notre maire n’a pas été consulté. De plus, les travaux ne sont pas en règle. C’est scandaleux!"

En plein cœur de l’été, l’Orméa inquiète toute une vallée. Bien loin de son passé paisible de centre de vacances...


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