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Ce miel bio de l’arrière-pays niçois qui finit dans les palaces de Monaco

Mis à jour le 08/07/2019 à 07:30 Publié le 08/07/2019 à 07:30
Les ruches des cinq apiculteurs sont réparties sur plusieurs communes à différentes altitudes.

Les ruches des cinq apiculteurs sont réparties sur plusieurs communes à différentes altitudes. Photo DR

Ce miel bio de l’arrière-pays niçois qui finit dans les palaces de Monaco

La SBM de Monaco s’est associée à 5 apiculteurs de l’arrière-pays niçois pour l’exploitation de 80 ruches. La production de miel sert pour les petits-déjeuners et les pâtisseries du groupe.

La semaine, ils occupent un poste de ferronnier, agent immobilier, commercial, professeur ou dans les travaux publics. Le week-end, ces cinq amis de l’arrière-pays niçois chouchoutent avec amour les 400 hectares de leurs aïeuls, éparpillés entre Guillaumes, Entraunes et Daluis.

"Nous voulons faire revivre ces terres pour produire des produits sains et nourrir nos enfants", prêche Alain Bres. Un héritage familial que ces passionnés du terroir mettent notamment au service de... la Société des Bains de Mer de Monaco.

En scellant un accord avec ce collectif d’apiculteurs, répondant au doux nom de Boutons d’Or, la SBM a fait installer 80 de ses ruches sur ces lopins de terre depuis le printemps 2018.

"Toute la production - à savoir 2 kg par ruche pour la première année* - termine pour deux-tiers pour les petits-déjeuners. Le reste est utilisé pour la pâtisserie et la boulangerie que chapeaute Philippe Joannès. Cela permet d’assurer 30 % de nos besoins en miel", détaille Dimitri De Andolenko, directeur des achats et responsable environnement et développement durable à la SBM.

Sur place, la nature est reine. Et les abeilles noires butinent à cœur joie, sans élément parasite qui viendrait détraquer leur équilibre et leur écosystème.

"C’est un miel sans glyphosate, il ne rencontre pas de culture intensive ou de pesticides aux alentours. Il n’y a pas de problème, non plus, de frelons asiatiques, ni d’ajout de sirop de sucre", assure Dimitri De Andolenko.

L’apiculteur Alain Bres confirme: "Nous les exploitons dans l’idée de la préservation de l’abeille noire. C’est une apiculture à l’ancienne où l’on les laisse vivre. On n’est pas là pour de la rentabilité. L’hiver, on leur laisse de quoi se nourrir en totale autonomie", assure-t-il.

Pour l’heure, une trentaine de ruches a d’ailleurs été labellisée "bio" par l’organisme de contrôle et de certification Ecocert, le reste des installations devant suivre.

"La sommellerie du miel"

Les cinq amis apiculteurs de l’arrière-pays niçois: le collectif Boutons d’Or.
Les cinq amis apiculteurs de l’arrière-pays niçois: le collectif Boutons d’Or. Photo DR

Dans la nuit de samedi à dimanche, les cinq compères ont déplacé une partie de leurs ruches jusqu’au col des Champs à 2.087 mètres d’altitude. C’est toute la particularité de ce groupement: la répartition des ruches en différents points. A 900 mètres, à Guillaumes.

À 1.000 mètres, à Roua (Daluis) - où les abeilles font d’ailleurs l’objet d’un suivi scientifique par la Fondation Prince Albert II. À 1.700 mètres, à Valberg. Et enfin, le point culminant au col des Champs. "On les transhume, on les déplace, on suit la floraison", confie l’apiculteur. Ce qui donne, de fait, une expérience gustative multiple selon l’altitude.

"C’est un peu la sommellerie du miel", salue Philippe Joannès, directeur des événements culinaires à la SBM. On a toujours des goûts prononcés selon la saison. Au début, c’est le thym puis un miel toutes fleurs avec un parfum boisé et corsé. Avec l’altitude, il y a un vrai goût différent. Plus on avance en altitude, plus les ruches travaillent et moins on a à travailler sur le miel. Le miel se suffit à lui-même. Une glace au miel de 2.000 mètres, avec un zeste de citron, donne un goût extraordinaire."

Ainsi selon l’humeur et l’inspiration du jour, le Meilleur Ouvrier de France laisse aller sa créativité en usant du miel à bon escient : financier, brioches, tuiles, meringues, gâteaux régalent alors le palet aiguisé des clients de la SBM.


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