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Ce corbeau qui vole dans les plumes du maire de Gorbio

Mis à jour le 29/10/2016 à 05:18 Publié le 29/10/2016 à 05:18
« Ces lettres anonymes incarnent la lâcheté des hommes. Ce personnage est un grand malade qui accumule les procès d'intention, les mensonges, les contre-vérités », répond Michel Isnard, le maire de Gorbio.

« Ces lettres anonymes incarnent la lâcheté des hommes. Ce personnage est un grand malade qui accumule les procès d'intention, les mensonges, les contre-vérités », répond Michel Isnard, le maire de Gorbio. Jean-François Ottonello

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Ce corbeau qui vole dans les plumes du maire de Gorbio

Depuis deux ans, des lettres anonymes sont adressées aux habitants du village et à ses élus, dénonçant certaines décisions municipales et projets d'envergure. Le maire réagit pour la première fois

Au village, on le connaît sous le surnom de Petitjean. Sa réelle identité ? Inconnue au bataillon, à vrai dire. Aucun fidèle de Robin des Bois ne figure sur les registres de la commune.

Ses lettres anonymes, en revanche, ne passent pas inaperçues. Voilà plus de deux ans que le corbeau de Gorbio use de sa plume acérée pour faire passer sa pensée. « Fervent défenseur du service public, participant actif au maintien des agences postales », se décrit-il en mars 2015.

Michel Isnard dépeint comme « le Roi Soleil »

De l'humour, ce corbeau n'en manque visiblement pas. De l'ironie, non plus. Se laissant même aller, dans ses textes, à des tirades poétiques ou à des citations philosophiques.

Mais derrière un ton volontairement décalé, le corbeau a le « bec » dur. Sa cible : le maire de Gorbio, Michel Isnard - pourtant pas shérif et encore moins de Nottingham! -, qu'il affuble bien volontiers de sobriquets : « Tartarin de la finance », « Roi Soleil », « roi incontesté du bétonnage ». « Gorbio, c'est moi. Et moi, je suis le meilleur, c'est le message véhiculé par Monsieur le Maire. Hallucinant », écrit-il dans sa dernière lettre, datée de ce mois d'octobre, usant d'adjectifs peu valorisants pour dépeindre le premier magistrat.

Le corbeau s'attaque à la personnalité même de Michel Isnard. Mais aussi à ses projets, visiblement bien au fait des coulisses municipales et des décisions du conseil. Il y a eu, jadis, les tarifs de la salle communale de la vallée. Ou encore « le bétonnage intensif du lieu-dit Garnier ». Mais depuis le début de l'année, c'est la rénovation des ruines du haut village qui obsède la plume noire du corbeau. Pas une seule lettre sans que le projet porté depuis deux décennies par Michel Isnard ne soit posé noir sur blanc. Dézinguant point par point ce futur ensemble d'appartements, aujourd'hui enlisé par un recours au tribunal administratif. Appelant le maire à plus de transparence.

« Ce personnage ternit l'image de notre village »

Mais justement, le maire de Gorbio, lui, ne veut pas tomber dans le panneau. Jusqu'à nos récentes sollicitations, il n'était jamais rentré dans le jeu du corbeau. Faisant fi de ses attaques répétées, jugées « diffamatoires » par le principal intéressé.

« Ces lettres anonymes incarnent la lâcheté des hommes, répond Michel Isnard. Ce personnage est un grand malade qui accumule les procès d'intention, les mensonges, les contre-vérités de manière tantôt directe, tantôt détournée... Les qualificatifs qu'il emploie sont un concentré de haine et une forme d'incitation à la violence. Il ternit l'image de notre village au demeurant sympathique et accueillant ! »

Lâchant, au passage, une petite pique bien sentie : « Ce qui met le corbeau hors de lui, c'est l'annonce que j'ai faite de me représenter à un quatrième mandat. »

À l'instar des villageois croisés au détour des étroites venelles de Gorbio, Michel Isnard n'est pas certain de la véritable identité du corbeau, bien que les hypothèses aillent bon train chez certains (lire par ailleurs). « Une chose est sûre, les gens l'appellent Jean sans couilles », peste-t-il.

Un corbeau aux lettres anonymes qui fonctionne «à l'ancienne», aux antipodes de celui qui sévissait sur le réseau social Facebook, bien avant la campagne municipale de 2014. Un certain... Robin des Bois, aujourd'hui à la retraite. Tiens, tiens... Faut-il voir la même griffe, la même plume incisive entre les deux compagnons ?

Rien n'est moins sûr.

Petitjean lèvera-t-il le masque un jour ? « Le moment venu, nous sortirons du bois », écrit-il dans sa signature.

Oui, mais quand ?


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