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Casting 5-étoiles pour un 5e MAGIC passionnant Wesley Snipes, l’acteur badass derrière le super-héros

3000 personnes ont à nouveau afflué vers le Grimaldi Forum, hier, où le salon monégasque dédié aux mangas, comics, jeux vidéo et cosplay réunissait un plateau de stars sans précédent

Publié le 10/03/2019 à 10:15, mis à jour le 10/03/2019 à 10:16
Leiji Matsumoto (Albator) et l’astronaute Jean-François Clervoy n’ont pas qu’une passion commune pour l’espace. Jean-François Clervoy a voyagé à bord de la navette Atlantis, nom d’un des vaisseaux d’Albator.
Leiji Matsumoto (Albator) et l’astronaute Jean-François Clervoy n’ont pas qu’une passion commune pour l’espace. Jean-François Clervoy a voyagé à bord de la navette Atlantis, nom d’un des vaisseaux d’Albator.

L’un a signé une œuvre exceptionnelle devenue culte pour plusieurs générations ; l’autre a effectué trois missions à bord de la navette spatiale américaine, ravitaillé la station russe MIR ou encore réparé le télescope Hubble. Hier, le créateur du dessin animé Albator, Leiji Matsumoto, et l’astronaute français Jean-François Clervoy étaient réunis autour d’une table ronde animée par le fondateur-directeur de Iris Intuition Consulting - agence de formation spécialiste de l’intuition -, Alexis Champion. Au menu des échanges : l’espace, bien sûr, la distorsion du temps, le transhumanisme, la vie extraterrestre (lire ci-contre) et l’avenir de la Terre.

Alexis Champion a d’abord rappelé la définition de l’espace des invités de la société monégasque Shibuya Productions, organisatrice de l’événement et dirigée par Cédric Biscay. « Pour Jean-François Clervoy, vu de là-haut, l’espace est un noir d’encre avec des étoiles colorées. Leiji Matsumoto, lui, représente des étoiles fixes dans le ciel avec de l’encre noire. Il met alors en couleurs l’univers qu’il anime. »

« Le pilote m’a laissé les commandes du Concorde »

 

Les deux pionniers de l’espace - aux pères pilotes - ont résumé l’avènement de leur passion commune. Fan de Star Trek et subjugué par la téléportation, Jean-François Clervoy rêvait la nuit qu’il « volait dans l’espace sans scaphandre ». « Je m’élevais au-dessus de la ville et voyageais à volonté. » Leiji Matsumoto se projetait, lui, en dehors de la Terre, dans l’espoir de découvrir Mars.

Le créateur d’Albator a ensuite partagé son expérience unique à bord d’un Concorde. « J’ai eu la chance de voler au-dessus de l’Afrique et de monter jusqu’à 14 000 mètres avant de redescendre à 6 000 m. Le pilote m’a même laissé les commandes et j’ai pu ressentir l’apesanteur. » Étonnant ? Pas selon l’astronaute Clervoy : « Les deux seuls vaisseaux supersonics avec ailes delta qui ont transporté des passagers sont le Concorde et la navette spatiale américaine ».

Là-haut, Mastumoto a pu entrevoir ce que seuls les astronautes perçoivent, « le noir encre » de l’espace, mais n’a pas eu le privilège de l’« overview effect », traduit par Clervoy. « C’est une combinaison de facteurs sensoriels. On voit à 2 500 km à la ronde et on tombe amoureux de la planète. On voit qu’elle est unique, vivante. Si on n’éteint pas les lumières du cockpit, on a l’impression qu’il n’y a que la Terre, la Lune et le Soleil, dans le vide noir de l’infini. Si on éteint les lumières, c’est couvert d’étoiles qui ne scintillent pas parce qu’on ne les voit pas à travers l’atmosphère. »

« On est les champions de l’antigaspillage dans l’espace »

 

En découle un autre regard sur l’humanité. « Les humains sont les membres d’équipage du vaisseau spatial Terre. Chacun a une responsabilité, un devoir de permettre à l’humanité de vivre longtemps. Dans l’espace, on ne peut pas manquer de ressources car on est les champions de l’antigaspillage et du recyclage, comme l’urine qu’on transforme en eau potable. »

Un message d’alerte face à la crise environnementale qui sévit ici-bas. Repris par le père d’Albator. « Il faut protéger la planète sinon la Terre va devenir une planète rouge. C’est pour ça que les gens doivent continuer à aller dans l’espace : pour chercher des moyens de protéger la Terre. »

16 tours du monde par jour !

Omniprésent dans l’œuvre de Mastumoto, le temps a fait l’objet d’une discussion passionnante. « Dans un vaisseau spatial, on vole à 28 000 km/h horizontalement. Tous les astronautes en orbite autour de la Terre font 16 tours du monde par jour ! On se sent hors du temps et, sans montre pour nous rappeler ce qu’on doit faire, on serait en dehors du temps », précise Jean-François Clervoy. « ça fait partie de mes rêves de travailler autour de ces trous noirs et de la distorsion de l’espace-temps », renchérit Matsumoto.

L’espace où la différence de temps est de « 0.0013 secondes avec la Terre », note Matsumoto, auquel Jean-François Clervoy rétorque, qu’au final, chacun est maître de son temps. « Celui qui a un but à atteindre, ne pense qu’à résoudre le problème. Indépendamment du temps qui s’écoule. »

 

Faire sereinement corps avec la machine dans un environnement hostile, c’est la sensation vécue par Jean-François Clervoy dans l’espace. « La navette spatiale américaine est probablement l’objet le plus complexe inventé par l’humain, il y a par exemple 1 000 interrupteurs dans le cockpit (...) On est éduqué à un tel niveau de connaissance et de symbiose avec notre vaisseau qu’on se sent Superman, même face à des tâches complexes. » Pour l’astronaute, le transhumanisme est même une réalité. Il a ainsi vécu une « forme d’augmentation de [ses] capacités » en pilotant un bras automatique « comme [son] troisième bras ».

Quant à la question du surnaturel, pas de tabou avec les X-Files chez l’astronaute. « Les OVNIS, ce n’est pas une histoire de croyance. Le phénomène est avéré, il y a suffisamment de cas avec toutes les preuves qui disent que le phénomène a eu lieu. Maintenant, on ne sait pas ce que c’est. La vie extraterrestre est l’objectif n°1 de toutes nos missions interplanétaires aujourd’hui. Les sondes européennes comme ExoMars recherchent des traces de vie (...) On est capable de voir 40 000 milliards d’étoiles dans les seuls 4 % de l’univers observables, alors c’est difficile de penser qu’on est seuls. J’espère qu’on les rencontrera un jour... » « Il y a probablement de la vie ailleurs, enchaîne Leiji Matsumoto. Dans mon œuvre, je continue à réfléchir à quel genre de futur il pourrait y avoir. »

Alors que la majorité desfans présents sur le 5e Magic de Monaco couraient les allées du Grimaldi Forum à la recherche des Christophe Lambert et autres Yu Suzuki (créateur du jeu Shenmue III), hier midi ; d’autres assistaient à une conférence sur la carrière de Wesley Snipes. Une sorte de « réhabilitation » d’un acteur trop souvent enfermé dans la case « film d’action ».

Une conférence captivante sur le travail de comédien, parsemée d’anecdotes croustillantes. Le thème de la conférence, menée par Robert Milazzo (The Modern School of film) : « Wesley Snipes Kick Ass ». Autrement dit, le « méchant » et « épatant » Wesley Snipes. Celui qui jouait les « bad guy » face à Michael Jackson dans le clip Bad en 1987.

Après avoir visionné un extrait du film Jungle Fever (1991) de Spike Lee, qui avait révélé Wesley Snipes au grand public, Robert Milazzo n’a eu cesse de répéter à quel point Wesley Snipes était un « badass » du 7e art. Bref, un mec cool du cinéma. Et une pointure !

Un acteur de caractère, persuadé de la direction qu’il voulait donner à sa carrière. Après avoir fait l’apologie de Spike Lee pour sa courageuse prise de position dans Jungle Fever, où il dénonçait le racisme dont faisait l’objet la communauté noire par le biais d’un couple « mixte » joué par lui-même et Annabella Sciorra, Wesley Snipes a révélé qu’il aurait pu passer à côté du rôle de Blade (1998) s’il avait écouté son manager de l’époque. « Elle m’a dit : “Pourquoi tu irais jouer l’adaptation d’un comics que personne ne connaît ? Tu n’es pas ce genre d’acteur, tu vas ternir ta carrière.” Moi je voulais jouer ce rôle de vampire au look de Shaft et qui se battait comme Bruce Lee ! [rires] »

 

Grand bien lui fera vu le succès de la saga, qui pourrait d’ailleurs renaître de ses cendres, à l’initiative de Marvel, avec un 4e opus.

Wesley Snipes n’exclut pas un retour dans ce projet où il ne devrait avoir qu’un rôle « secondaire ». Où il passerait le témoin. « Je suis en forme, je m’entraîne tous les jours. Aujourd’hui on maîtrise mieux les caméras, les lumières, on pourrait faire un Blade plus dynamique que le premier [rires]. »

Il constate tout de même qu’un acteur ne peut aujourd’hui prétendre revêtir à vie le rôle d’un super-héros. « Seul un personnage comme Iron Man paraît indissociable de Robert Downey Jr., car les personnages sont plus importants que les acteurs aujourd’hui. Pour le reste, il suffit d’avoir les bonnes caractéristiques physiques. »

Lors de cette conférence, Wesley Snipes a notamment confié avoir travaillé sur un projet bien avancé d’adaptation de Black Panther en 1992-1993. Projet avorté notamment face à la difficulté d’être à la hauteur en termes d’effets spéciaux.

Il a enfin raconté cette anecdote hilarante de sa première rencontre avec Christopher Walken. « On ne s’était pas encore vu et le réalisateur m’a dit : “Dans cette scène, tu ouvres la porte de la voiture et tu le gifles.” J’ai dit “Quoi ? !”. Je l’ai fait et Christopher m’a dit : “Oh ! Ok… Quel est ton nom ? [rires] »

Christopher Walken qui, outre son statut de grand acteur, est un danseur. Comme d’illustres prédécesseurs idolâtrés par Wesley Snipes (Gene Kelly, Fred Astair, Charlie Chaplin…), au point aujourd’hui qu’il contribue au programme Project Action Star pour dénicher de nouvelles perles. « C’était des performers phénoménaux, complets. Ils pouvaient chanter, danser, jouer la comédie, le drame… » Des hommes d’action respectés.

Après avoir visionné une bonne vieille scène de baston dans Blade 1, Robert Milazzo a questionné Wesley Snipes sur sa façon de se préparer. L’occasion d’apprendre que ces scènes de castagne étaient tournées sur fond musical pour « garder le rythme ». Robert Milazzo s’est ensuite fait un petit plaisir en demandant à Wesley Snipes de lui apprendre à donner - en l’occurrence recevoir - un coup de poing au visage. Puis un coup de pied. Face à un élève quelque peu dissipé, Wesley Snipes a rappelé les règles de base : « Tourner la tête d’abord, puis laisser le corps partir ». Le petit plus pour l’assaillant, étant de faire en sorte de claquer ses membres pour accentuer le bruit. Résultat : une drôle de scène qui aurait certainement été coupée au montage de Blade. Mais un bon moment de partage avec le public !

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