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Carton plein pour les Monégasques ! Michael Dalmasso enfin vainqueur à Cap-d'Ail !

Vendredi soir, l'espace Léo-Ferré est devenu le théâtre de combats acharnés.

Manon GazielloJ.B. Publié le 25/09/2017 à 05:22, mis à jour le 25/09/2017 à 05:22
Pour sa 9e édition, le Monaco Boxing Challenge a tenu toutes ses promesses. Du sang, de la sueur et des victoires monégasques. Ici, celle de Diego Natchoo.
Pour sa 9e édition, le Monaco Boxing Challenge a tenu toutes ses promesses. Du sang, de la sueur et des victoires monégasques. Ici, celle de Diego Natchoo. Jean-François Ottonello

Vendredi soir, l'espace Léo-Ferré est devenu le théâtre de combats acharnés. À domicile, les Asémistes ont rayonné à l'image d'Hugo Micallef. En amateur, le local de l'étape signait une victoire sur le Belge Catalin Stefan Voda, pour donner le ton de la soirée.

Le Français Vincent Legrand lançait, quant à lui, les hostilités avec le premier combat professionnel, en super-coqs. Déterminé, il n'a fait qu'une bouchée de son adversaire, Szilveszter Ajtai. C'est dans une salle encore timide, où résonnaient les impacts de coups sur les corps, que vint le K.-O. Dès la 2e reprise, le combat était arrêté tandis que le sang du Hongrois coulait sur le ring.

Vint le tour de Bastien Ballesta, l'autre Français à s'illustrer. Le Biterrois affrontait l'Italien Ciprian Albert chez les super-légers. Les encouragements du clan Ballesta permettaient à la salle de se désinhiber. « Ils sont là les supporters ? Parce qu'on en a besoin là ! », entendait-on dans le public. Le soutien s'intensifiait après que le tricolore a asséné un coup dans l'arcade de son adversaire, faisant jaillir le liquide rouge sur le visage du Transalpin.

 

Le match était équilibré, les rounds s'enchaînaient. « Il reste 20 secondes, donne tout », criait le camp français. Le sportif acquiesçait de la tête et s'envolait vers la victoire. « C'était un combat très difficile contre un boxeur solide. Ça faisait cinq mois que je n'avais pas boxé. Ma famille est venue de Béziers et m'a apporté beaucoup de force », a-t-il reconnu après sa performance.

Monaco, victoire par K.-O.

Le combat suivant fut beaucoup plus expéditif. Dans la catégorie des poids moyens, Diego Natchoo, 25 ans, affrontait le Slovaque Rastislav Frano, 40 ans. À domicile, le jeune Monégasque ne pouvait que briller. L'Indien, à l'image du tatouage qui recouvre une grande partie de son dos, se présentait donc sur le ring tel un conquérant. Son assurance s'est concrétisée lors du combat, stoppé dès la troisième reprise. « Lève les bras ! » lui ordonnaient ses supporters, fiers. « J'ai progressé au niveau de la précision, et je garde plus mon calme. La victoire par K.-O. ? Ça fait plaisir, ça montre que le travail paie », témoignait Natchoo après la rencontre.

12 rounds explosifs

Pour clore cette soirée de gala, « le combat de bêtes » comme le qualifiait le speaker. Pour le compte de la WBA Continental, un match en poids moyens faisait s'affronter le Français Andrew Francillette et l'Italien Alessandro Goddi. Crâne rasé, tatoué, l'Italien était prêt à affronter le tricolore, au regard déterminé. Les traces de sang sur le short blanc du Français attestaient de la violence de la rencontre. Lors de la 7e reprise, le tricolore parvenait à projeter son adversaire au sol, qui se relevait immédiatement.

Avant la douzième et dernière reprise, l'entourage du Français prodiguait ses conseils : « Mets des uppercuts mon gamin ! » Le combat se terminait, le tricolore levait les points, sourire aux lèvres tandis que son homologue italien se faisait porter en triomphe par son équipe. Après quelques minutes de délibération, le verdict tombait et Alessandro Goddi l'emportait sur le fil. Un peu amer mais beau joueur, le boxeur français confiait : « Je me voyais devant, mais bravo à mon adversaire. »

 

Ainsi s'est achevée cette soirée, où le Monaco Boxing Challenge a prouvé qu'il était désormais incontournable en Principauté.

Quand certains le plaçaient en grand favori de l'épreuve, lui se contentait de calmer le jeu. « Je n'ambitionne jamais rien, seulement de le faire et de prendre du plaisir, nous confiait-il il y a deux jours. Il y a un très bon état d'esprit ici. Je n'ai jamais été déçu et c'est pour ça que je reviens pour la cinquième fois. »

En remportant la 16e édition hier matin (1'03''51), Michael Dalmasso a mis fin à une mauvaise habitude qui durait depuis trois éditions : finir sur la dernière marche du podium. Alors, quand le speaker a annoncé son nom au moment de franchir la ligne, le sourire était forcément de rigueur ! « Enfin ! s'écriait-il en riant. Il n'y avait pas Maxime Chane (vainqueur l'an dernier, NDLR) sinon il aurait fini devant comme d'habitude. Lucas Godin a fait une belle course aussi. Mais j'arrive à sortir la course qu'il faut à pied et à enfin gagner ici ! »

Sorti en 12e position de la première épreuve (natation), le kinésithérapeute de profession a grappillé peu à peu les places : « Quand je rattrape Julien en course à pied, juste après les escaliers, j'ai senti que c'était bon. J'ai essayé de gérer et ça a payé. J'ai la banane, ça fait plaisir ! »

« Très beaux champions »

Lucas Godin (1'04''36) et Frédéric Garcia (1'05''03) complètent le podium alors que Rachel Clausing est la première femme à terminer ce triathlon (1'09''16, 13e au général).

Les grands ont ensuite fait place aux enfants, tout aussi déterminés, sous les encouragements des parents et du public.

 

« C'était une très belle course. On a eu de très beaux champions. Je remercie une nouvelle fois les triathlètes mais également les plus de deux cent bénévoles et ceux qui ont participé à l'organisation », concluait Xavier Beck, le maire de Cap-d'Ail.

Parmi les 212 concurrents alignés au départ, le licencié du Stade Laurentin a remporté le triathlon de Cap-d'Ail, hier matin. Un bel exemple de pugnacité.	(Photos Michael Alesi
Parmi les 212 concurrents alignés au départ, le licencié du Stade Laurentin a remporté le triathlon de Cap-d'Ail, hier matin. Un bel exemple de pugnacité. (Photos Michael Alesi

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