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Giuseppe Parisi, nouveau centenaire à la fondation Hector-Otto

Mis à jour le 08/03/2016 à 05:04 Publié le 08/03/2016 à 05:04
Marie-Hélène Navarro et Stéphanie Carpentier.
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Giuseppe Parisi, nouveau centenaire à la fondation Hector-Otto

Commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Gassin - Saint-Tropez depuis le mois d'août 2014, auprès du chef d'escadron Grégory Moura, le capitaine Richard a autorité sur quelque 130 personnels.

Commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Gassin - Saint-Tropez depuis le mois d'août 2014, auprès du chef d'escadron Grégory Moura, le capitaine Richard a autorité sur quelque 130 personnels. Et, lorsqu'elle se retourne sur sa carrière menée tambour battants puisqu'elle n'est âgée que de 33 ans, la native de Valence n'a aucun souvenir d'avoir souffert de sa qualité de femme... ni d'avoir été avantagée pour l'occasion !

« J'ai d'abord fait une maîtrise de droit pénal et sciences criminologiques, résume Marianne Richard, aujourd'hui mariée et mère d'un enfant. J'ai ensuite fait une préparation à l'Institut de préparation à l'administration générale pour intégrer la fonction publique. Je voulais être juge d'instruction, quand un ami m'a suggéré de devenir officier de gendarmerie. J'ai passé le concours de recrutement en 2006, à Rennes, et intégré l'école d'officiers de la gendarmerie nationale à Melun, pour deux années. Avec un Master 2, j'ai été affectée au commandement de la communauté de brigades de Gaillac, dans le Tarn, comme lieutenant, avec 26 personnels. »

Elle arrive ensuite à la compagnie de Gassin, en août 2012 avant de prendre ses galons de N° 2 du Golfe.

Que représente cette journée du 8 mars aux yeux du capitaine Richard : « Si on regarde le verre à moitié plein, oui, c'est utile ! Il s'agit en fait de la Journée internationale des droits de la femme, et il faut savoir que des femmes sont encore en danger aujourd'hui. C'est un soutien pour elles. Comme il s'agit d'un devoir de mémoire pour toutes celles qui se sont battues. À un autre niveau, il faut savoir que, même en France, des femmes sont encore moins bien payées que les hommes pour une même fonction. »

« Le côté verre à moitié vide, c'est la stigmatisation et la discrimination positive que cette Journée peut provoquer, poursuit l'officier. ça peut également amener à des moqueries. »

Au risque de tomber dans le piège de la discrimination positive, précisons toutefois que le capitaine Marianne Richard est la référente départementale dans le cadre des violences intrafamiliales. Elle assure la formation et la sensibilisation des militaires dans leur brigade à propos de ce sujet tellement sensible. Et pas seulement aux yeux des femmes.

Ne leur demandez pas de théoriser sur la condition féminine en France, il y a bien longtemps que ces deux battantes n'en sont plus là. C'est par l'action que Marie-Hélène Navarro et Stéphanie Carpentier ont choisi d'avancer.

Réunies par une puissante amitié et des convictions communes, ces deux-là portent haut l'étendard des femmes remarquables, celles qui osent, celles qui entreprennent, celles qui s'accrochent, qui font réfléchir et finalement avancer la société. Chevilles ouvrières de l'association Musiques en liberté elles assurent depuis des années nombre de rendez-vous culturels (et engagés) dans la presqu'île tropézienne, dont les originaux festivals « Ramatuelle monte le son » et « Ramatuelle fait son cinéma ». Mais leur fibre est aussi et surtout citoyenne. Réactives au quart de tour pour rassembler les foules après les attentats terroristes, elles ont aussi lancé le mouvement Colibris dans le Golfe, creusant profond, avec déjà des centaines d'adhérents, le sillon de l'agro-écologie et de l'éco-responsabilité au quotidien.

Estomaqué par leur énergie sans faille, Patrice de Colmont les appelle « les petites abeilles », un surnom parfaitement trouvé pour ces infatigables travailleuses dont le dernier exploit en date est d'avoir fait venir en projection-débat Cyril Dion, le réalisateur du documentaire « Demain », quelques jours avant sa consécration aux Césars.

Le cœur ouvert et la main tendue, Samya Arabi, née à Saint-Tropez et vivant à Cogolin, milite pour le vivre ensemble et l'harmonie entre les cultures. Musulmane, elle n'a de cesse d'expliquer sa religion, non seulement aux autres, mais aussi aux siens, qui la connaissent parfois trop mal, jusqu'à tomber dans un fanatisme qui va de pair avec l'ignorance. Dès le premier jour, elle fut « Charlie », haranguant les foules pour refuser la folie terroriste.

Samya a choisi de parler et d'écrire, afin de poursuivre sa croisade pour la paix entre les peuples. Adepte du vivre ensemble, de l'enrichissement de chacun à travers les différences, elle fait un tabac avec son dernier livre « Amour, croire et bon thé » qui résume sa philosophie humaniste : «Le refus de l'ostracisme et du sectarisme. »

Toujours prête à aider les autres, elle s'est dévouée pour le SDF « Gégé » (cf varmatin des 28 et 29 dec. et des 2 et 6 janvier derniers). Et quand France 3 est venu voir l'homme pour parler de son aventure, Gégé a refusé qu'on s'intéresse à lui, mais insisté pour qu'on parle de Samya. C'est ainsi qu'aujourd'hui sur France 3 région lors du « 19-20 » et dans le cadre de la journée de la femme, une séquence lui sera consacrée.

Un juste retour des choses pour cette femme qui se dévoue pour son prochain, toujours prête à courir au secours des plus démunis, à intervenir auprès des enfants, à travers l'association familiale de Cogolin et qui de surcroît, met son talent d'écrivain au service de la paix entre les hommes. P. P.

Directrice du Carré Gaumont à Sainte-Maxime, Valérie Boronad est un des grandes représentantes de la Culture dans le Golfe.

Débarquée il y a huit ans après un parcours très éclectique, cette érudite a réussi le pari d'amener sur le territoire des spectacles qualitatifs et des artistes de renom. Mais sa grande victoire est celle acquise avec le public : 24000 spectateurs annuels et 14000 participants aux actions culturelles. « J'ai adopté une logique inverse à ce qui se fait habituellement en tournant mes choix en priorité vers le public. Le Carré est un lieu de vie, où l'on aime séjourner, avec des échanges permanents ».

Un positionnement qu'elle lie volontiers à des qualités féminines entre convivialité, générosité « et amour profond de l'être humain ».

Et même si elle est convaincue qu'il faut soutenir les femmes dans leur représentativité au niveau national, elle avoue « ne jamais avoir eu de difficultés dans ce rapport aux autres » lors d'un parcours exemplaire, avec notamment l'obtention, avec brio, d'une agrégation de gestion qui lui a permis d'enseigner dans le supérieur à 24 ans. Et d'assumer ses rôles de mère de trois enfants, d'épouse et de femme active « sans jamais rien sacrifier ».

Finalement rien d'étonnant lorsque l'on apprend qu'à 12 ans, Valérie avait écrit à Simone de Beauvoir, auteur d'un certain « 2e sexe » avec qui elle aura, par la suite, un long échange épistolaire.

C.G.

Le respect le plus absolu. Voilà ce qu'inspire Jehanne Arnaud, qui à 90 ans passés exerce toujours avec brio ses missions de maire adjoint maximoise, déléguée à la culture.

Élue depuis près de 20 ans, elle mène la politique culturelle locale avec brio.

Elle qui fut la première femme directrice régionale Jeunesse et sport d'Île de France a trouvé dans la cité du Préconil, auprès des maires successifs avec lesquels elle a travaillé et travaille encore (Bernard Roland puis Vincent Morisse aujourd'hui), de quoi exprimer son savoir faire en matière d'organisation.

Femme de tête, qui sait mener son monde à la baguette, elle a envers elle-même les mêmes exigences qu'envers les autres.

« Mens sana in corpore sano » disaient les Romains, (un esprit sain dans un corps sain), telle pourrait être sa devise.

Foin des années qui passent, cette ancienne sportive continue des exercices physiques quotidiens pour se maintenir en forme.

Et ça marche étonnamment.

Son secret? Boire du jus de citron et du vinaigre de cidre tous les matins.

Une potion d'éternelle jeunesse apparemment, vu que le temps ne semble pas avoir d'emprise sur elle.

Étonnant, non?

P. P.

Au moment même où les projecteurs s'allument, le public n'a d'yeux que pour elle. Sa longueur chevelure blonde attire les regards des spectateurs avant même que le volume de sa guitare électrique n'enflamme la salle. Pourtant, Marion, 26 ans, la guitariste du groupe Chem, bâti l'été dernier autour de Moho Chemlakh, l'ancien guitariste de Trust, ne recherche pas la lumière. « Au contraire, quand je monte sur scène, c'est le stress total. Puis, dès le premier morceau, je suis dans ma bulle, les cheveux sur les yeux. »

Née dans le milieu du rock grâce à son papa Hubert, batteur au sein de deux groupes sur Toulon, Marion a choisi la guitare électrique à l'âge de 18 ans. « J'ai lors évolué avec plusieurs formations, dont une entièrement composée de filles, Boys in Stilettos. On a fait l'Omega Live de Toulon, deux dates à Paris mais aussi le Mas des Escarvatiers. »

Sur scène, elle est également appelée à jouer avec le Maximois Damien, aujourd'hui batteur de Chem. « C'est d'ailleurs lui, qui m'a appelée quand l'idée de monter le groupe est née. Ils cherchaient un guitariste, et Moho tenait à ce que ce soit une femme. Nous nous sommes rencontrés et le feeling est passé tout de suite. »

« La musique est une passion dévorante chez moi, mais je n'ai pas spécialement de modèle en la matière. En fait, la seule femme que j'admire, c'est ma mère, Patricia. C'est elle qui m'a inspirée dans tous mes choix ; c'est elle qui m'a toujours motivée ; et c'est elle qui m'a relevée de coups durs... »

Si la jeune Marion ne revendique aucune notion de féminisme, elle juge utile la célébration du 8 mars : « Je suis très favorable aux traditions, au respect des dates importantes et significatives. En l'occurrence, il faut respecter celles qui se sont battues et continuent à se battre pour faire reconnaître le droit des femmes. » D. Z.

Dans le concert des louanges adressées à cette journée du 8 mars, la position de Marie Franqueza tranche avec la grande majorité des opinions. Pourtant, la Cogolinoise est sans aucun doute l'une des femmes qui comptent dans le Golfe les mieux placées pour s'exprimer sur le sujet.

Pas seulement parce qu'elle est chef d'entreprise réputée, notamment par la gestion, avec son mari, de la conserverie du Bec Fin (« La réussite de l'association de deux être très complémentaires ») ; pas uniquement parce qu'elle a exercé durant douze années les responsabilités de présidente de l'office de tourisme de la cité du Coq ; pas exclusivement parce ce qu'elle a créé l'association des femmes chefs d'entreprises du Golfe de Saint-Tropez ; ni en raison de son siège au bureau du conseil d'administration de l'Union patronale du Var ; pas plus que parce qu'elle préside la Fédération régionale des industries agroalimentaires (FRIAA) Paca... Ni même, allons-y, parce qu'elle a été élevée, en 2013, au grade de Chevalier de la Légion d'honneur !

Il s'agit juste de la position d'une femme active et dévouée à la cause : « Mais que veut dire cette journée ? Par rapport à quoi ? Je ne suis pas militante de la cause féministe. La parité même m'agace ! Tout ce que je fais c'est parce que j'aime les gens. »

Du haut de sa colline, à la Garde-Freinet, Laurence Jeanvoine mène de haute lutte son combat pour la cause animale. Chez elle, il y a toujours eu des bêtes, les siennes et celles qu'elle recueille. « Mon père, André, était déjà comme ça », dit-elle. Agricultrice maraîchère, elle mène de front son métier et son combat pour les animaux. Depuis trois ans, les choses se sont intensifiées, jusqu'à la création de l'association NALA83, qui lui a permis de structurer son action et celle des nombreuses personnes qui la suivent. Principalement des femmes d'ailleurs, mais aussi quelques hommes.

Recueillir les animaux errants, les abandonnés, les malades, les faire soigner, les placer dans des familles d'accueil, les faire adopter moyennant des règles strictes de suivi, est devenu son quotidien. Les recherches d'animaux perdus sont aussi du ressort de NALA, grâce au maillage extraordinaire que représente Facebook. Mais Laurence a encore des projets. Elle voudrait trouver un terrain au fond du Golfe, pour construire un vrai refuge et pourvoir faire ainsi encore plus. Et pour trouver sans cesse des fonds, elle organise des lotos, participe à des vides-grenier, etc.

«Sans toutes les filles qui m'entourent dans l'association, je ne pourrais pas faire autant », dit-elle, reconnaissante et modeste. Mais Laurence reste une référence. Un guide. Et si les animaux sont le moteur de son action, ce sont aussi de nombreuses actions sociales qui en découlent. Trouver des logements, des emplois, etc. font aussi partie du quotidien. « Derrière la détresse animale, il y a souvent une détresse humaine qu'il faut aussi soulager. » P. P.

Le capitaine Richard, commandant en second de la compagnie de Gassin - Saint-Tropez.
Le capitaine Richard, commandant en second de la compagnie de Gassin - Saint-Tropez. D. Z.
Samya Arabi, icône de la paix et de la tolérance.
Samya Arabi, icône de la paix et de la tolérance. F. Ba.
Valérie Boronad	(C. G.)
H. L.
Sur scène, Marion reste dans sa bulle.
Sur scène, Marion reste dans sa bulle. D. Z.
Laurence Jeanvoine, la cause animale au cœur.
Laurence Jeanvoine, la cause animale au cœur. DR
« Que veut dire cette journée ? »	(DR)

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