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Cannes : la cuvée 2017 de l'abbaye de Lérins se prépare

Sur l'île Saint-Honorat, les vendanges ont été avancées de presque trois semaines en raison du manque de pluie. Chaque jour, aidés de nombreux bénévoles, les moines récoltent les grappes

TEXTES : DIANE EGGERMONT PHOTOS : GILLES TRAVERSO Publié le 30/08/2017 à 05:04, mis à jour le 30/08/2017 à 05:04
Pendant plus d'un mois, une dizaine de personnes, différentes chaque jour, aident les hommes d'Église à cueillir le raisin de l'île sur laquelle pas une goutte d'eau n'est tombée depuis le 21 avril.
Pendant plus d'un mois, une dizaine de personnes, différentes chaque jour, aident les hommes d'Église à cueillir le raisin de l'île sur laquelle pas une goutte d'eau n'est tombée depuis le 21 avril.

Il est 7 heures quai Saint-Pierre. Comme presque tous les jours depuis le 16 août, une navette vient chercher une douzaine de bénévoles pour les emmener dans le cadre somptueux de l'île Saint-Honorat. Là-bas, frères, retraitants et bénévoles passeront une demi-journée dans les vignes de l'abbaye à ramasser les raisins qui feront la cuvée 2017 des vins des moines.

Un premier tri par les cueilleurs

Sécateurs dans des mains gantées, chapeau sur la tête et lunettes de soleil, le travail commence tôt pour éviter les grosses chaleurs.

 

Un premier tri est fait dans les vignes avant un second, effectué en cave. La consigne donnée par les moines est on ne peut plus claire : « Faites comme si vous alliez manger les raisins. »

« J'ai l'impression qu'elle est mauvaise cette grappe », constate une bénévole, consciencieuse, qui la retire de son seau. Plus loin, Isabelle, du Tignet, travaille avec Laurence, venue de Spéracèdes. « Je suis bénévole dans une association et on m'a dit que les moines recherchaient des cueilleurs. J'avais envie de faire des vendanges dans ce véritable paradis alors j'ai posté une annonce sur Facebook pour savoir qui voudrait venir avec moi et Laurence a répondu. »

Le soleil ne tape pas trop fort, l'ambiance est calme, les conversations se font à voix basse et les seaux - pleins de raisins - viennent remplir des caisses qui s'empilent sur un camion qui n'arrête pas les allers-retours jusqu'à la cave. À 8 h 30, la cueillette est interrompue par l'office, donné au milieu des vignes. Quinze minutes de recueillement religieux avant de reprendre la cueillette de plus belle. Un travail mené sous l'œil avisé de Frère Marie, formé à l'école œnologique d'Hyères et en charge du vignoble depuis vingt ans. « Les gens sont vraiment de bonne volonté, confie le religieux qui a troqué son aube et ses sandales pour t-shirt, jean et baskets. Pour eux c'est un plaisir de venir dans ce cadre et c'est très rare de faire des vendanges sur la Côte d'Azur. Il faut imaginer qu'il n'y a pas si longtemps, ici c'était de la lavande. Les moines ne pouvaient plus s'occuper de la vigne et avaient arraché tous les plants. Nous avons décidé de relancer le vignoble en 1992. À l'époque, seul un hectare et demi était consacré à la culture du raisin. Aujourd'hui, nous en avons plus de 8 hectares. » Le terrain permet aux moines de produire 45 000 bouteilles par an.

Les plantations continuent

 

La surface agricole continue d'augmenter. Du rolle - cépage blanc d'origine turque - a été planté sur l'une des dernières surfaces agricoles de l'île. Un raisin qui arrivera à maturité dans trois ans et devrait être cueilli en 2020. À vos inscriptions !

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