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C’est leur vie qui est en jeu s’ils ne se protègent pas

Hier sur la Moyenne corniche, la police municipale a effectué un contrôle routier axé sur la vitesse et le non-port d’équipements de sécurité. De la répression, certes, mais beaucoup de pédagogie

Thibaut Parat Publié le 03/10/2019 à 10:01, mis à jour le 03/10/2019 à 10:01
Des amendes ont été infligées pour vitesse excessive et défaut de papiers.
Des amendes ont été infligées pour vitesse excessive et défaut de papiers. Cyril Dodergny

Sur l’avenue prince Rainier-III, à hauteur du chemin de la Bordina, la présence d’uniformes n’a guère tardé à s’ébruiter. A coup d’appels de phare, les usagers de la route s’informent mutuellement de la présence de « bleu ». Une solidarité qui dessert, selon les forces de l’ordre, leurs actions. « Le message circule assez vite, d’autant plus avec les applications mobiles, note Henri Novak, directeur de la police municipale de Beausoleil. Mais notre objectif est de montrer qu’on peut être là à tout moment ». Et l’emplacement choisi pour le contrôle de vitesse, hier, n’avait rien d’anodin. La Moyenne corniche, on le sait, est un axe très fréquenté et, de facto, très accidentogène. Ce lundi encore, vers 7 heures du matin, au croisement de l’avenue des Combattants en Afrique du Nord, un motard en train de remonter une file de voitures s’est encastré dans le flanc gauche d’une voiture, tournant en direction de Menton. Si le bilan s’avère léger - le motard a été transporté au CHPG - il aurait pu s’avérer dramatique.

« Notre but n’est pas de verbaliser avec excès »

Quand bien même les jumelles ont été repérées, elles freinent les velléités de certains conducteurs.

 

« Notre but n’est pas de verbaliser avec excès mais bien d’avoir une connotation pédagogique, poursuit Henri Novak. C’est pour faire comprendre qu’à Beausoleil, et partout en France, on respecte la vitesse, on roule à jeun. Tout cela, c’est de la délinquance routière. » En laissant parfois la place au discernement et au bon sens, difficile toutefois de fermer les yeux sur certains comportements dangereux.

Trois conducteurs ont ainsi été flashés à 74 et 76 km/h en ville. Selon la vitesse retenue, les conducteurs ont donc perdu un voire deux points sur le papier rose et devront s’acquitter d’une amende de 90 euros. « L’un d’eux étant étranger, en l’occurrence Monégasque, il a payé son amende sur place », confirme Serge Belledent, le chef de la brigade de jour.

Dépôt de gravats illégal

Autres infractions souvent constatées par la police municipale : l’utilisation du téléphone au volant, le non-port de la ceinture de sécurité, le dépassement de ligne blanche, le défaut de contrôle technique ou encore la défectuosité des pneus. Hier, c’est la règle du port des gants que les conducteurs de deux-roues avaient, semble-t-il, omis de respecter. « En cas de chute, ce sont les mains qu’on tend en premier. C’est leur vie qui est en jeu s’ils ne se protègent pas assez », regrette Henri Novak. À chaque procédure, les véhicules interceptés sont systématiquement passés au crible. D’abord au Fichier des objets et des véhicules signalés (FOVeS) pour s’assurer que l’engin n’a pas été volé. Puis, au fichier des cartes grises pour vérifier que le véhicule ne fait pas l’objet d’une immobilisation administrative.

 

Mais la belle « prise » durant cette heure de contrôle n’avait pas de lien avec la route. Alors que les policiers municipaux procédaient au contrôle de vitesse, ils ont été alertés par le comportement de deux personnes en train de jeter des déchets plastiques d’un chantier dans un conteneur. Les suspectant de vouloir également se débarrasser de gravats dans la nature, ils les ont suivis à la trace grâce aux caméras de vidéosurveillance. Un flair payant. Quelques centaines de mètres plus loin, sur le chemin de Grima, les individus déchargeaient sans vergogne le contenu de leur camionnette. « C’est une contravention de 5e classe. Un procès-verbal a été dressé et sera transmis au tribunal de police qui déterminera la sanction », conclut Henri Novak.

Des conducteurs de deux-roues ont été verbalisés pour non-port des gants de sécurité.
Des conducteurs de deux-roues ont été verbalisés pour non-port des gants de sécurité.

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