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Bus gratuits à Monaco: les élus réclament un test sur l'ensemble du réseau

Mis à jour le 25/02/2020 à 08:42 Publié le 25/02/2020 à 09:45
Le gouvernement avait proposé un test de gratuité sur la ligne 4 pour six mois. Les élus, eux, plaident une gratuité totale pour quinze jours.

Le gouvernement avait proposé un test de gratuité sur la ligne 4 pour six mois. Les élus, eux, plaident une gratuité totale pour quinze jours. Photo archives Jean-François Ottonello

Bus gratuits à Monaco: les élus réclament un test sur l'ensemble du réseau

Dans un courrier adressé au Ministre d’État, le président du Conseil national de Monaco plaide pour rendre tous les voyages en autobus de la CAM gratuits pendant deux semaines en septembre.

L’affaire fait débat depuis un savoureux petit-déjeuner de la JCEM, il y a presque un an, où la question de rendre les bus gratuits en Principauté avait provoqué une passe d’armes entre Marie-Pierre Gramaglia et Stéphane Valeri. Depuis, le sujet irrite toujours les esprits d’un bout à l’autre de la place de la Visitation.

En décembre dernier, le gouvernement avait annoncé sur le siège, en séance publique, qu’un test de gratuité serait fait en avril, pour six mois, sur la ligne 4. Une annonce qui ne satisfaisait guère les élus de la majorité qui plaident pour un test de plus grande envergure dans toute la Principauté.

Nouvelle couche, en fin de semaine dernière, le président Valeri et Guillaume Rose, qui préside la commission environnement et qualité de vie, ont envoyé un courrier au Ministre d’État réclamant la mise en place d’un test de gratuité, sur l’ensemble des lignes du réseau de la CAM, du 12 au 27 septembre 2020, en plein dans la Semaine européenne de la mobilité.

"Démonstration concrète"

"Ce test réalisé sur tout le réseau, pour tous, sans billets et sans contraintes, devrait être accompagné d’une large campagne de communication, organisée en amont et pendant les deux semaines de sa durée. Il constituerait ainsi une démonstration concrète que les autorités monégasques souhaitent développer la mobilité douce en Principauté, conformément aux ambitions très fortes de notre souverain en matière de développement durable. Cette proposition de test, d’une durée très courte, puisque limitée à deux semaines, permettrait de prendre en considération la préoccupation évoquée par le gouvernement et la Compagnie des autobus de Monaco, de ne pas pouvoir revenir à un système payant, après un test de gratuité de plusieurs mois, dont nous continuons de penser qu’il serait plus fiable", écrivent les deux élus dans ce courrier qu’ils ont rendu public.

Faire une offre "suffisamment attractive"

En filigrane, là où les parties s’accordent, c’est sur la volonté de réduire le nombre de véhicules qui circulent en Principauté. Et la vision du Conseil national est de "réfléchir à une offre alternative de transports suffisamment attractive. Faire évoluer l’offre de transports est donc primordial. Les villes qui, dans le monde, optent pour la gratuité, voient partout la fréquentation des transports urbains augmenter, avec pour corollaire une baisse de la circulation automobile et un bénéfice certain pour l’environnement et la qualité de vie des résidents. Bien sûr, des mesures complémentaires doivent accompagner cette gratuité pour la rendre la plus efficace possible: création de nouveaux couloirs de bus, priorisation des feux à l’approche des autobus, augmentation des fréquences notamment. C’est pourquoi le Conseil national a demandé au gouvernement que soit réalisé un test grandeur nature de gratuité, suffisamment significatif pour en tirer des conclusions valables".

"Réduire le nombre de voitures"

À cette nouvelle sollicitation par courrier et par une action médiatique, Marie-Pierre Gramaglia a confirmé, en marge d’une rencontre avec la presse, que "le gouvernement s’est engagé à discuter avec le Conseil national pour tenter une expérience". Sans pour autant en dire davantage sur la volonté… "Une réunion est d’ailleurs prévue prochainement", a précisé la conseillère de gouvernement-ministre de l’Équipement, de l’Urbanisme et de l’environnement, "pour mettre en œuvre les modalités. J’en dirai plus lorsque nous nous serons concertés par le Conseil national. Notre finalité étant toujours de réduire le nombre de voitures en Principauté".


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