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Bus 100 % électriques à Monaco: où en sont les tests?

Mis à jour le 16/09/2020 à 21:20 Publié le 16/09/2020 à 21:18
Depuis octobre dernier, des bus électriques de différents gabarits et marques sont testés sur diverses lignes de la Principauté. En parallèle, une étude technique est en cours pour choisir la meilleure stratégie de recharge.

Depuis octobre dernier, des bus électriques de différents gabarits et marques sont testés sur diverses lignes de la Principauté. En parallèle, une étude technique est en cours pour choisir la meilleure stratégie de recharge. Photo Manuel Vitali / Dir. Com.

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Bus 100 % électriques à Monaco: où en sont les tests?

La Journée du transport public, ce mercredi, a été l’occasion pour la Compagnie des autobus de Monaco et l’État d’évoquer l’expérimentation des bus électriques et d’annoncer quelques nouveautés.

Cela n’aura échappé à personne. Depuis octobre dernier, la Compagnie des autobus de Monaco (CAM) – concessionnaire du réseau monégasque pour le compte de l’État (1) – teste des bus électriques. De marques différentes, de gabarits plus ou moins longs et sur diverses lignes.

"Personne ne le sait mais, en réalité, on fait des essais de bus électriques depuis 1992. À l’époque, le bus ne montait pas l’avenue d’Ostende", sourit Roland de Rechniewski, directeur de la CAM.

Depuis, la technologie de batteries ayant progressé, aucune pente ne résiste à ces engins toujours plus autonomes. Toutefois, des interrogations subsistent et le choix du fournisseur pour convertir à l’électrique l’intégralité du parc de bus – d’ici 2030 – n’est pas encore arrêté.

"On ne veut pas se précipiter. D’ici six mois, on aura les idées plus claires et on pourra définir la bonne stratégie de recharge", confie-t-il.

122e entité à signer le Pacte national pour la transition énergétique

Outre les expérimentations sur le terrain, offrant un réel retour d’expérience, une étude technique est en cours pour affiner cette stratégie qui s’inscrit pleinement dans la volonté de neutralité carbone à l’échéance 2050 voulue par le prince Albert II.

"On ne reste pas dans l’immobilisme, assure Séverine Canis-Froidefond, directrice de la Prospective, de l’Urbanisme et de la Mobilité. Cette étude permettra d’appréhender certains points. On est un territoire spécifique avec de fortes pentes, de longues lignes, des bus climatisés en été pour le confort des usagers. La consommation et le remisage de bus dans des dépôts souterrains sont également analysés. Ce dernier aspect complexifie le sujet de l’électrification du parc, d’un point de vue de la sécurité. De fait, plusieurs questions se posent: une recharge lente en dépôt suffit-elle? Faut-il recharger en cours de fonctionnement, si oui comment? Quels types d’équipements faut-il prévoir dans les dépôts souterrains?"

Le temps que l’étude porte ses conclusions définitives, le temps que les premières commandes soient passées, il n’est guère certain que le premier bus électrique soit opérationnel d’ici la fin de l’année 2021.

"On veut choisir la bonne date pour ne pas commettre d’erreur. L’objectif est de transporter les gens avec fiabilité, avec des coûts réduits, pendant toute une journée de 6h45 à 22 heures, voire plus avec les bus de nuit", martèle Roland de Rechniewski.

En cette Journée du transport public (2), la CAM, qui a appliqué la gratuité des transports toute la journée d’hier, est aussi devenue la 122e entité de la Principauté à signer le Pacte national pour la transition énergétique.

"C’est 150 salariés, à travers cette signature, qui vont s’engager sur des actions sur les trois secteurs les émetteurs de gaz à effet de serre en Principauté: la mobilité, les déchets et l’énergie. On parle donc de mise en place de covoiturage, de sensibiliser les salariés au tri des déchets, d’éviter le plastique, de diminuer l’énergie des bâtiments", conclut Annabelle Jaeger-Seydoux à la tête de Mission pour la transition énergétique.


(1) La CAM dispose d’un parc de 45 bus, dont 22 sont hybrides. Selon, la CAM, le modèle hybride réduit de 50 % les émissions fossiles.
(2) Dans le cadre de la Semaine européenne de la mobilité que célèbre la Principauté.

La mobilité douce se développe et… se numérise

- Une application Mona Pass en 2021
En début d’année prochaine, l’application Mona Pass sera lancée et permettra aux usagers d’utiliser le service de vélos électriques (MonaBike) mais aussi d’acheter des tickets de bus ou de fournir à la Compagnie des Autobus de Monaco (CAM) des justificatifs pour les abonnements scolaires et seniors, par exemple. "Ce sera un portefeuille virtuel qui, à terme, pourra aussi permettre d’acheter des tickets pour du théâtre, du cinéma, du football ou d’utiliser le service Mobee ou des parkings", détaille Georges Gambarini, responsable du programme Smart City à la Direction du développement des usages numériques.

- Bientôt une nouvelle billettique dans les bus
L’intégration de Monaco au Pass SudAzur et le lancement prochain de l’application Mona Pass nécessitent que la CAM entreprenne un changement complet de sa billettique. Un système inchangé depuis 2009 et, de facto, obsolète. "Les usagers pourront régler leur titre de transport avec le paiement sans contact de leur carte bancaire, explique Séverine Canis-Froidefond, directrice de la Prospective, de l’Urbanisme et de la Mobilité. Il leur sera aussi possible de flasher le QR Code obtenu après le paiement d’abonnements ou de titres de transport achetés via l’application Mona Pass."

-11 nouvelles stations MonaBike
Pour répondre à la demande croissante, le réseau MonaBike étoffe petit à petit son réseau. Onze stations (1) viendront compléter les trente-deux déjà existantes, portant le nombre de vélos électriques rouges à 400.
"Entre 1.500 et 2.000 trajets sont effectués chaque jour", complète Séverine Canis-Froidefond.

- Des feux connectés pour fluidifier la circulation des bus
En octobre, une expérimentation sur les feux connectés jalonnant le boulevard Princesse-Charlotte sera lancée. Objectif affiché: faciliter la circulation des bus [la ligne 5 a été choisie pour ce test, ndlr] sur une artère où le trafic s’avère dense. "Le système permettra de détecter les bus à l’approche des feux et d’envoyer l’ordre de les faire passer au vert. Cela permet ainsi d’améliorer sa vitesse commerciale et, de fait, la qualité de service", précise Georges Gambarini.


(1) Héliport; près du parc Princesse-Antoinette; vers la tour Odéon; immeuble Testimonio au boulevard d’Italie; Saint-Roman; Avenue de Grande-Bretagne; près de l’école des Révoires; quartier des fleurs vers le Millefiori; Grimaldi Forum; près des Jacarandas; Monaco-Ville.


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