“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Bretelle de Beausoleil : le calendrier se précise Personne n’aime passer 45 minutes dans un embouteillage

Mis à jour le 11/09/2019 à 10:13 Publié le 11/09/2019 à 10:13
La bretelle de Beausoleil, qui va être entièrement repensée, reliera l’A8 à la Grande Corniche (RD2564).

La bretelle de Beausoleil, qui va être entièrement repensée, reliera l’A8 à la Grande Corniche (RD2564). Dylan Meiffret

Bretelle de Beausoleil : le calendrier se précise Personne n’aime passer 45 minutes dans un embouteillage

Les acteurs du dossier de réouverture et d’aménagement de cet ouvrage de l’A8, censé fluidifier les accès à Monaco, ont signé hier une convention actant le financement. Un chantier prévu en 2021

À l’Est du département, le projet est qualifié d’Arlésienne ou, au choix, de serpent de mer. Pour ses lenteurs administratives autant que pour les blocages et refus successifs de l’État. Serait-ce le bout du tunnel pour la bretelle de l’A8, dite « de Beausoleil » ? Pas tout à fait.

Mais, hier midi, le dossier a connu une avancée significative : les protagonistes du projet ont signé un protocole financier pour la réouverture, ou du moins la création d’une bretelle répondant aux normes et exigences autoroutières. Un document qui, en bref, acte la répartition des 6,06 millions d’euros engagés pour ce chantier - qui fait tant jaser depuis plus de deux décennies (lire ci-contre) - censé désengorger les différents accès à la Principauté par l’ouest des Alpes-Maritimes, à savoir le tunnel de l’A500, la Moyenne corniche et, bien sûr, le village de la Turbie.

« Cette création est une nécessité absolue (...) J’aurais toutefois préféré, je l’avoue, vous accueillir aujourd’hui pour l’inauguration des travaux », a taquiné Jean-Jacques Raffaelle, maire de La Turbie.

« La Turbie en crevait… »

Si l’édile a tant prêché pour la réouverture de la bretelle de Beausoleil, au point de mener une contestation dans la rue en 2015 aux côtés d’élus locaux et de la population, c’est que son village subit un ballet incessant de véhicules aux heures de pointe. « Depuis le 1er janvier 2012, le respect des normes de sécurité conduit très régulièrement à la fermeture du tunnel de l’A500 aux heures de pointe. La Turbie, sortie suivante, devient donc l’alternative obligatoire pour ces véhicules qui se déversent alors sur l’artère principale du village, y créant l’embolie, avant d’emprunter des voies qui ne sont ni qualifiées, ni calibrées, pour un tel trafic », justifie-t-il.

Une étude de 2011, soit avant l’entrée en vigueur de cette obligation, établissait déjà à 10 831 le nombre de véhicules se croisant chaque jour, aux heures de pointe, sur la seule entrée Est de La Turbie. Sans doute plus, en 2019, quand on sait à quel point la Principauté est pourvoyeuse d’emplois. Des nuisances pour les riverains. Sans parler de la perte de temps et d’énergie des milliers de pendulaires (*) bloqués dans des embouteillages monstres chaque matin.

« Ce document signé va désengorger la Turbie qui en crevait », résume Jean-Claude Guibal, président de la Communauté d’agglomération de la Riviera française, lequel ne s’est pas montré tendre avec l’État et son concessionnaire autoroutier, Vinci Autoroutes, quant à la longueur du dossier. Tout comme les élus locaux ayant pris la parole, d’ailleurs. « Je trouvais ça assez triste qu’il faille à notre pays, qui est à ce point inventif et qui a des ingénieurs d’une qualité mondialement reconnue, près de 25 ans pour résoudre un problème de vie quotidienne évident », a-t-il fait remarquer. « Sans le maire de La Turbie, Jean-Jacques Raffaele, il n’y aurait pas eu l’étincelle », surenchérit Charles-Ange Ginésy, président du Département, l’un des quatre financeurs de ce chantier.

« Cette ouverture n’est pas LA solution »

Des piques, plus diplomates que vindicatives, auxquelles a répondu sans ambages le représentant de l’État. « On ne peut pas non plus transiger avec les normes de sécurité, la sécurité routière étant un sujet tristement d’actualité, a argumenté Yoann Toubhans, le nouveau sous-préfet Nice-Montagne. On ne peut pas se permettre, en tant qu’acteur public, de ne pas être en mesure d’assurer les meilleurs ouvrages pour nos concitoyens et d’être une cause d’insécurité routière. »

Toujours est-il qu’une fois repensée - les travaux devant débuter au second semestre 2021 pour une mise en service un an après - la bretelle pourrait voir passer 350 véhicules, chaque heure, aux heures de pointe le matin. C’est en tout cas les statistiques qui ressortent d’une étude datant de… 2012. Là encore les chiffres sont à revoir à la hausse. « Cette ouverture n’est pas LA solution mais UNE des solutions aux problèmes de circulation. Il nous faut poursuivre nos efforts pour mettre fin aux thromboses circulatoires de notre territoire », conclut le maire de la Turbie. Lequel a prié l’État et Escota de renommer la bretelle au nom de la Turbie. Le tracé de 600 mètres étant en effet sur sa commune. « Histoire de rendre à César ce qui est à Auguste. »

Monaco, pourvoyeur d’emplois. Monaco, loué unanimement pour son dynamisme économique. Mais Monaco, de facto et malgré lui, au cœur du problème de congestion des axes avoisinants son territoire. Serge Telle, ministre d’État du gouvernement princier, revient sur la convention fraîchement signée par les protagonistes du dossier, synonyme de grande avancée, et les autres pistes étudiées en matière de transport et de mobilité.

L’État français et son concessionnaire Vinci Autoroutes, l’État monégasque, le Département des Alpes-Maritimes et la Carf sont les quatre financeurs de ce dossier.
Dylan Meiffret
Cette bretelle d’autoroute présente un dénivelé important et des virages serrés. Ce qui nécessite un réaménagement en profondeur.

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct