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Borrigo : Un enfer pour trouver une place

Mis à jour le 06/06/2016 à 15:49 Publié le 06/06/2016 à 15:49
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Borrigo : Un enfer pour trouver une place

Menton Les habitants du quartier à l'ouest de la ville ont dénoncé un manque de stationnement récurrent, pointant du doigt les loueurs de voitures et les camping-cars. La municipalité a avancé plusieurs solutions

Il fend l'allée d'un pas décidé. Prend le micro. Et s'excuse auprès de son auditoire. « J'étais à une réunion pour l'aménagement de surface du parking des Sablettes et de la place Fontana. Cela explique mon retard », justifie Jean-Claude Guibal. Avec presque une demi-heure de décalage, la réunion de quartier du Borrigo peut enfin commencer dans le réfectoire d'Anne-Frank, constellé de dessins d'enfants.

Une dame, à la chevelure blonde, lance le premier pavé dans la mare. Ne se doutant pas que le point noir en question cristallisera une partie de la soirée. « Monsieur le Maire, on ne peut plus se garer au Borrigo. Cela empire ! »

Dans le quartier, le moindre bout d'asphalte est une denrée rare. Alors quand les agences de location de voitures « privatisent » des places de stationnement, les riverains crient à l'injustice. Quand les camping-cars, qui ne sont pas en odeur de sainteté en dessous de la voie ferrée à cause d'un arrêté, s'exilent dans la partie haute du Borrigo, ça grogne aussi. « La dernière fois, à 23 heures, j'ai passé une heure à chercher une place, renchérit une autre habitante. Il y avait des voitures sur les trottoirs, sur les ronds-points. De partout ! À part dormir dans ma voiture, je ne savais pas quoi faire. »

Vidéoverbalisation ?

Ce stationnement abusif et anarchique induit forcément des problèmes de sécurité sur la voirie. Un retraité brandit une photo, en guise de preuve. « Regardez ces deux voitures qui empiètent sur le trottoir. Les femmes avec des poussettes doivent descendre sur la route. Je vis ce spectacle et je ne peux le supporter », s'énerve-t-il.

Face à ses administrés, un brin remontés, Jean-Claude Guibal ne cherche pas à botter en touche. Il est conscient du problème qui s'invite depuis des années en réunion de quartier. « On va mettre le paquet sur ces problèmes-là, jure-t-il, reprenant un à un les griefs. L'espace public ne doit pas être l'accessoire d'une activité privée. On va partir à l'assaut des loueurs de véhicules. D'abord de manière courtoise… Concernant les camping-cars, il faudra que nous prenions un arrêté qui étend le périmètre d'interdiction de stationnement pour ces véhicules-là. (1) »

Les autres solutions sont alors égrenées. « Pour nous, la solution c'est la vidéoverbalisation, assure James Garnier, directeur de la sécurité publique. Ça se fera quand le procureur aura validé la procédure. »

Autre piste évoquée : le gain de 27 places, avenue des Acacias, en supprimant les liaisons entre la voie descendante et montante de la longue artère. « Il y a aussi une autre solution plus massive, ajoute Jean-Claude Guibal. Acheter un bout de la colline pour faire un parking de plusieurs étages comme dans le Careï, rue Pietra-Scritta (...) Sinon le groupe qui a racheté le centre Latournerie est d'accord pour réaliser, sur la partie basse, un cinéma multiplexe avec un parking de 150 places. Cela pourrait absorber une partie du besoin de stationnement. »

« C'est déjà pas mal ! », chuchote une dame. Des pistes, à moyen terme, qui calment les ardeurs des riverains. Mais l'asphyxie du Borrigo semble encore loin d'être définitivement réglée. Il faudra des mois. Sans doute des années, pour espérer dégoter un pan de bitume, sans sillonner le quartier en long, en large et en travers…


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