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Boris Cyrulnik : Les parents ont tous beaucoup changé

Mis à jour le 07/03/2020 à 11:49 Publié le 07/03/2020 à 11:49
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Boris Cyrulnik : Les parents ont tous beaucoup changé

Le neuropsychiatre donne une conférence au Palais des congrès de Juan-les-Pins demain sur la thématique : « Nouvelles familles, nouveaux enfants ». Un rendez-vous gratuit !

Maman est en haut, qui fait du gâteau, Papa est en bas, qui fait du chocolat… Ode au partage des tâches, la comptine raconte l’histoire d’une structure familiale. Une histoire qui vient s’ajouter à celle avec un grand H. Planchant sur l’évolution des enfants et de leurs parents, Boris Cyrulnik s’adresse aujourd’hui, à 15 heures, au grand public sur la thématique : « Nouvelles familles, nouveaux enfants. » Le neuropsychiatre intervient au Palais des congrès de Juan-les-Pins dans le cadre du cycle de grandes conférences gratuites « Demain, l’Humain ? ».

Si la structure familiale a évolué comme le souligne Boris Cyrulnik, elle doit également composer avec un nouveau membre de la tribu : l’écran. Une présence menaçant clairement les plus jeunes : « Les enfants échappent complètement à la pression des parents. À trois ans et moins ils se retrouvent prisonniers des écrans. » Les impacts ? « On les mesure avec le retard de langage et le retard du développement de l’empathie qui est l’aptitude à se représenter le monde des autres. Donc il y a une désocialisation. »

En termes de comportements, les effets s’avèrent clairement lisibles pour le spécialiste : « Cela donne des enfants qui cèdent à leurs impulsions. La violence réapparaît alors. Mais il ne s’agit pas ici d’une violence de survie. Mais de frustration. Ils ne peuvent plus inhiber leurs émotions alors ils agressent, ils passent à l’acte. Sans paroles sans explications. » Alertant sur les dommages causés par l’exposition des petits aux smartphones et autres tablettes, l’auteur de Famille et résilience (éditions Odile Jacob) tire la sonnette d’alarme : « On est en train de fabriquer une génération de futurs délinquants. » Ce n’est pas un secret, le chercheur l’a souvent répété : il faut éviter ordinateurs et compagnie jusqu’à l’âge de six ans.


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