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Bientôt des millions de nouveaux clients pour les commerçants monégasques?

Mis à jour le 06/11/2020 à 22:27 Publié le 06/11/2020 à 22:25
L’accès à Amazon Marketplace représente pour les entreprises monégasques une manne de millions de clients supplémentaires, sans devoir pousser les murs.

L’accès à Amazon Marketplace représente pour les entreprises monégasques une manne de millions de clients supplémentaires, sans devoir pousser les murs. Photo DR

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Bientôt des millions de nouveaux clients pour les commerçants monégasques?

La vente en ligne représente, pour toutes les entreprises, l’accès immédiat à un marché immense. Amazon, Paypal ou encore click’n’collect: l’État travaille à les accompagner sur cette voie, jusqu'alors inaccessible.

C’était le mois dernier. Tandis que nous interviewions Cédric Biscay pour la sortie du second opus de Blitz, le manga écrit à Monaco, nous faisions le bilan des ventes du premier tome.

Il nous confiait alors: "Nous avons été limités par le confinement, mais aussi parce qu’on ne pouvait pas vendre en direct sur Amazon. On n’y est pas autorisé en tant qu’entreprise monégasque."

Si vous pensiez qu’Amazon, le plus gros site de vente en ligne du monde, était présent absolument partout, c’est une erreur. Ce n’est pas parce qu’on y accède de partout que tout le monde peut participer.

"Amazon est présent dans peu de pays d’Europe, explique Frédéric Genta, délégué interministériel chargé de la transition numérique. Il y a plus de 12 pays qui n’ont pas accès à la Marketplace."

22 millions de clients… ou plus

La Marketplace, ou place de marché, c’est le service qui permet à une entreprise de vendre sur Amazon, en se chargeant soi-même de ses expéditions ou en confiant son stock à Amazon qui se charge des expéditions dans des délais très courts.

Lancée en 2003, c’est une plateforme qui rencontre un vrai succès. En 2019, d’après le cabinet Marketplace Pulse, spécialisé dans l’e-commerce, la totalité des ventes d’Amazon Marketplace représentait 200.000.000.000 de dollars.

Vous trouvez que ça fait beaucoup de zéros ? C’est normal. Deux cents milliards de dollars, c’est à peu près le PIB d’un pays comme la Nouvelle-Zélande, ou le Qatar.

En 2019, la France comptait, sur ce marché, 211 859 vendeurs, soit environ 48.000 de plus que l’année précédente, ce qui représente une croissance d’environ 30 %.

"Pour une entreprise monégasque, vendre sur Amazon, cela représenterait le passage d’un marché de 50.000 individus à un marché de 22.000.000 de personnes, si l’on ne compte que le marché français, détaille Frédéric Genta. C’est incomparable. Et là, il n’y a pas besoin de pousser les murs."

Mais s’installer sur cette plateforme ne se fait pas si facilement. "Pour qu’Amazon rende un pays éligible, il y a une enquête. Et tout notre sujet, c’est de faire en sorte que cette enquête se termine rapidement. Nous sommes confiants pour que, dans le courant du premier trimestre 2021, les entreprises puissent accéder à cette solution."

On peut légitimement penser que ce processus devrait être facilité par le fait que c’est Amazon qui a été sélectionné pour s’occuper du Cloud souverain, ce service d’hébergement des données nécessaire à la construction de la smart City.

Pas Paypal non plus

La démarche de l’État ne s’arrête pas à Amazon: "Pour nous, le but, c’est de permettre au commerçant monégasque de vendre plus et plus loin. Pour cela, il y a plusieurs obstacles à lever. L’accès à Amazon n’est pas le seul, poursuit Frédéric Genta. Il y a aussi un déficit en solutions de paiement."

En clair, des plateformes comme Paypal, qui permet aux entreprises et aux particuliers de se faire payer des marchandises ou des services, ne sont pas directement accessibles, principalement pour des raisons réglementaires.

"Nous travaillons avec les services de Jean Castellini (conseiller de gouvernement - ministre des Finances et de l’Économie). Nous étudions chaque solution de paiement pour voir si elle est viable juridiquement, et s’ils voudraient venir travailler à Monaco. On espère rapidement fournir une solution."

Enfin, il y a une autre possibilité, pour les entreprises les plus aventureuses: créer son propre site marchand, avec une solution de collecte à emporter. Ce qui demande de la ressource.

"Là c’est de la coconstruction avec le Fonds bleu (1) et du cofinancement", explique Frédéric Genta. Un aspect qui peut être développé avec l’aide des autorités pendant cette période où, malheureusement, beaucoup d’entreprises souffrent au niveau local.


1. Le Fonds bleu est l’une des cagnottes ouvertes par le gouvernement pour aider les entreprises à se relancer. Celui-ci est dédié au numérique.


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