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Belles Demeures en Riviera

Mis à jour le 11/12/2016 à 05:08 Publié le 11/12/2016 à 05:08
La façade richement décorée  du château de Thorenc à Cannes.

Belles Demeures en Riviera

Un voyage dans le temps grâce au dernier beau livre de Didier Gayraud, paru aux éditions Gilletta

C'est à une promenade particulière que nous invite Didier Gayraud dans son ouvrage Belles Demeures en Riviera. Au travers de l'histoire de près de trois cents villas construites entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle entre Théoule et Bordighera, toutes illustrées d'une précieuse iconographie d'époque, ce voyage dans le temps s'avère être une découverte inoubliable, tant par la richesse d'un patrimoine architectural inégalé que par la beauté des sites.

L'installation du Britannique Lord Brougham à Cannes en 1835, qui y édifia la première villa aristocratique, entraîna la venue d'un grand nombre de ses compatriotes. Désireux de profiter de la douceur du climat hivernal, les Anglais se firent alors construire de somptueuses bâtisses dont le style et l'opulence laissent aujourd'hui pantois.

À leur suite, des étrangers issus de l'Europe entière ainsi que des Français imitèrent leur exemple.

Quelques « folies » architecturales

Les riches commanditaires firent appel à des architectes de talent comme Thomas Smith, Adrien Rey, Aron Messiah, Sébastien-Marcel Biasini, Charles Garnier ou Georg Tersling, qui, grâce à l'absence de contraintes financières et de règles d'urbanisme rigoureuses, purent donner libre cours à leur imagination.

Ainsi naquirent quelques « folies » allant du style néogothique comme le château des Tours à Cannes au style mauresque de la villa Alexandra en passant par le château des Ollières à Nice. Reconstitutions de chalets suisses entourés d'une forêt de palmiers, bâtisses inclassables comme le château dit « de l'Anglais » au pied du mont Boron inspiré des forteresses indiennes du Rajahstan ou encore pastiche d'un château de la Loire comme le célèbre Château d'Azur, les exemples ne manquent pas.

Ces demeures prestigieuses, où la vie mondaine battait son plein de fêtes, bals, réjouissances en tout genre, étaient entourées de vastes parcs rarement inférieurs à un hectare. Là encore, des paysagistes de renom comme Harold Peto, Édouard André, Octave Godard ou Jules Vacherot, sculptèrent de magnifiques jardins complantés, comme la mode le voulait alors, d'une végétation tropicale acheminée à grands frais d'Afrique du Sud, du Mexique, du Japon ou d'Australie. Serres, grottes artificielles, bassins, fontaines ou volières agrémentaient ces domaines revêtus d'un impeccable gazon anglais soigneusement entretenu par une armée de jardiniers.

Truffé d'anecdotes relatives à ces propriétaires souvent aussi fantasques que le style de leurs villas, l'ouvrage est également un remarquable carnet d'adresses répertoriant les demeures encore existantes ainsi que celles ayant disparu sous la pioche des démolisseurs. Il est un outil indispensable pour comprendre une époque, un lieu et une certaine société. Auteur de plusieurs publications sur l'histoire de la Côte d'Azur, Didier Gayraud est aussi collectionneur de documents s'y rapportant.

Style romano-gothique pour la Torre Clementina à Cap-Martin.
Le château des Ollières dans le quartier des Baumettes à Nice.
Le jardin d'hiver de la colossale villa Orlamonde, plus connue sous le nom de Maeterlinck.
Le hall à colonnades de marbre  du château de Juan-les-Pins.

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