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Belle performance après un gros coup de chaud

Mis à jour le 30/06/2019 à 10:11 Publié le 30/06/2019 à 10:11
Salomé Panizzi sur Ulakhani Villa Rose, hier. Ci-dessous : la remise des prix pour la Monégasque qui décroche la 2e place du Grand Prix CSI 2*.

Salomé Panizzi sur Ulakhani Villa Rose, hier. Ci-dessous : la remise des prix pour la Monégasque qui décroche la 2e place du Grand Prix CSI 2*. Sportfot

Belle performance après un gros coup de chaud

La Monégasque Salomé Panizzi a eu très peur, jeudi, en voyant son cheval victime d’une déshydratation sévère. Et hier, sur ce même cheval, elle a frôlé la victoire au Grand Prix CSI 2*

Le 14e Jumping de Salomé Panizzi ne pouvait pas plus mal commencer. Nous avions rencontré cette cavalière monégasque mercredi (lire Monaco-Matin du 27 juin), qui arrivait tout juste de l’Ain, où elle vit aujourd’hui pour s’entraîner et tenter d’embrasser une carrière professionnelle. Elle était de retour sur ses terres, enthousiaste et ambitieuse. Heureuse de courir chez elle, devant ses amis et sa famille. Motivée pour faire mieux que sa quatrième place de l’an dernier en CSI 2* - pour Course de saut d’obstacles deux étoiles, une catégorie amateur.

« J’ai cru que j’allais le perdre »

Dès le lendemain, Salomé Panizzi tombe de son petit nuage. « J’ai participé à la première épreuve à 13 h. Mon cheval a un cœur énorme, il me donne tout en compétition. Il a voulu me faire plaisir mais il s’est mis dans le rouge. Il n’était pas en état. Il était bas sur les barres, en a fait tomber trois, et il a fait un refus. En retournant dans le box, il ne tenait plus debout. »

Ulakhani Villa Rose, le nom de son cheval, venait d’être victime d’un gros coup de chaud et souffrait de déshydratation. Salomé Panizzi donne l’alerte.

« Les vétérinaires sont aussitôt intervenus, raconte Patrick Borg, le responsable des écuries du Jumping de Monaco. Ils ont agi hyper vite. Ce sont de grands professionnels. Le cheval a été perfusé et le lendemain, il était de nouveau sur la piste. » (1)

Mais avant cela, Salomé Panizzi a eu très peur. « Le cheval transpirait, son rythme cardiaque ne baissait pas. Les effets de la perfusion ont mis 40 minutes à se faire sentir. Je vous assure que ça peut être très long, 40 minutes. J’ai bien cru que j’allais le perdre… »

Le papa entre en piste

Les histoires de ce genre ne se terminent pas toujours bien. Ce ne sera pas le cas de celle-ci. Dès le lendemain, vendredi, Salomé est en selle sur son cheval, mais aussi sur sa jument, Volca de la Bresse, pour la suite des épreuves de CSI 2*. Mais elle est stressée.

« Salomé avait trop de pression, raconte son père, Gilles Panizzi, ancien pilote de rallye automobile. Courir à la maison était compliqué pour elle. Je sais ce que c’est, la pression, le stress. Quand ça m’arrivait, j’étais incapable de négocier un virage correctement. Charles Leclerc aussi sait ce que c’est, la difficulté de courir à domicile. Et avec la déshydratation du cheval, c’était dur pour elle. »

Alors le papa décide de prendre les choses en main. De la sortir quelques instants des barns et des pistes pour lui parler. La motiver. « On est allé se baigner. Je lui ai expliqué que j’avais vécu ça, le stress, qu’il fallait le combattre. On a beaucoup parlé. »

À 4 centièmes du vainqueur

Et c’est avec un moral d’acier que Salomé Panizzi s’est présentée, hier à midi, au Grand Prix CSI 2* avec des barres à 1,30 m. Premier passage sur son cheval : « On a fait un sans-faute. Il a très bien sauté, il était plein d’énergie », commente la cavalière monégasque. Le deuxième passage avec la jument est moins bon. Qu’importe, Salomé et Ulakhani Villa Rose sont qualifiés pour les barrages. « Là, ça passe ou ça casse. Il faut tout donner. Dans la première ligne, j’ai peur de la barre, je rajoute une foulée et je perds 4 dixièmes de seconde. On a foncé sur tout le reste du parcours. Le cheval était génial. Il aime les barrages, il les sent. » Résultat : une magnifique deuxième place, à 4 centièmes de seconde du vainqueur. Mieux que l’an dernier où cette cavalière de 19 ans n’avait décroché qu’une quatrième place. Salomé Panizzi est heureuse. Et son père, n’en parlons pas : « Tu te rends compte ? Elle était à 4 centièmes de l’hymne monégasque… »


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