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Béatrice Fresko-Rolfo entre dans la campagne Laurent Nouvion, un pas de côté

Mis à jour le 20/10/2017 à 05:19 Publié le 20/10/2017 à 05:19
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Béatrice Fresko-Rolfo entre dans la campagne Laurent Nouvion, un pas de côté

À l'occasion de l'assemblée générale de Rassemblement & Enjeux, la tête de liste d'Horizon Monaco a testé sa popularité auprès des fidèles et dévoilé quelques pages de son programme

Ils étaient près de 200 sympathisants, mercredi soir, réunis salon Bellevue du Café de Paris, pour l'assemblée générale de Rassemblement & Enjeux. Une assemblée générale ou cocktail d'automne aux faux airs de premier meeting.

Plus d'un mois après sa déclaration de candidature, il était temps, pour la chef de file d'Horizon Monaco aux prochaines élections nationales, Béatrice Fresko-Rolfo, de faire entendre sa voix parmi ses fidèles. Elle avait annoncé que ce rendez-vous de R & E serait le pas initial de son entrée dans la danse. Et la candidate prônant être « le camp du bon sens » a commencé à dévoiler ses intentions face à une salle attentive où elle a pu tester sa popularité parmi les sympathisants.

« La marionnette de personne »

« Je suis une femme, la première dans l'histoire de notre pays à prendre la tête d'une liste pour les élections nationales. Je ne suis la marionnette de personne. Le temps est venu, les Monégasques sont prêts, et porter une femme à la tête du Conseil national sera un signal fort envoyé au monde entier. »

Sur la forme, l'équipe R & E a joué la carte de la transparence et de la jeunesse. Cette dernière thématique est illustrée par la présentation de trois nouveaux jeunes vus comme « l'oxygène » du mouvement. Jade Aureglia, Mathilde Bellon Le Clerc et Robert Boisbouvier rejoignent le comité politique et probablement la liste à venir.

« Un changement est possible et souhaité par les Monégasques après tant de scandales et de combines », selon Béatrice Fresko-Rolfo, qui n'a, mercredi soir, ouvert qu'un petit éventail de ses propositions. Si elle est élue, son premier engagement serait « une remise à plat totale du système d'attribution des logements domaniaux, qui fait naître inégalité et injustice. Nous demanderons l'anonymisation des candidatures avant attribution ».

Autre volonté, celle de maîtriser les finances publiques : « Le gouvernement navigue à vue au gré des circonstances et de l'actualité. L'État doit mieux gérer ses finances et doit bloquer des fonds importants pour engager un programme de réhabilitation de son parc immobilier. C'est une urgence. »

Euro-sceptiques

Pour les jeunes, la tête de liste entend demander la réalisation « d'une cartographie de nos besoins professionnels pour mieux orienter nos jeunes et revaloriser les métiers manuels ».

Béatrice Fresko-Rolfo a souligné qu'elle voulait aussi « défendre les spécificités de la Principauté face à l'Union européenne. Et pourquoi ne pas ouvrir un débat national sur le sujet ? Nous serons intransigeants sur l'avenir de la Principauté. J'exige de la transparence dans les négociations ». Un discours très prudent - voire sceptique - face à l'Union européenne, repris à la tribune par plusieurs intervenants comme un leitmotiv de la campagne à venir.

Sur ce point en tout cas, les observateurs qui imaginent un rapprochement entre la liste de Béatrice Fresko-Rolfo et celle de Jean-Louis Grinda, seront déçus : l'hypothétique union aurait des allures de mariage de la carpe et du lapin…

Il s'était astreint au silence depuis sa démission le 22 septembre. Décision concomitante avec sa nomination comme administrateur d'État de la SBM par le souverain. Laurent Nouvion a repris la parole mercredi soir devant ses fidèles. Un discours en forme de bilan politique où il a rappelé qu'il a « servi la chose publique avec tout [son] cœur ». Aujourd'hui, l'ex-élu, fait « un pas de côté pour quelque temps. Mais s'il faut reprendre les armes un jour pour défendre le régime contre certains imposteurs, je serai là. Et je reste impliqué dans le combat politique aux côtés de Béatrice ».

En politique comme dans le music-hall, les adieux ne sont jamais définitifs. Et s'il se retire pour l'heure, l'ancien président du Conseil national garde sa liberté de parole comme il aime à le répéter. Dénonçant « une coalition de médiocres qui a essayé de me stopper. J'ai appris de la nature humaine et des méthodes que certains ont mis en place qui dévastent notre beau pays ». Une charge - sans le nommer - vers son meilleur ennemi, Stéphane Valeri, « un démagogue, un homme fébrile, instable qui joue au poker avec Monaco ». Façon de montrer que son « pas de côté » ne sera que temporaire ? Peut-être…


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