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Bas Careï : des fléaux du quotidien qui persistent

Mis à jour le 07/05/2018 à 05:04 Publié le 07/05/2018 à 05:04
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Bas Careï : des fléaux du quotidien qui persistent

Lors de la réunion de quartier «Louvre-Terres chaudes-Bas Careï», organisée jeudi, les riverains ont relevé trois grands problèmes, courant dans les agglomérations : vitesse, bruit et déjections

À chaque réunion de quartier de France, de Navarre et, a fortiori, du Mentonnais, les problèmes soulevés renvoient, au fond, à une trinité bien particulière. C'est au nom du bruit, de la vitesse excessive et de la (sainte) crotte de chien qui les importunent que les riverains font ainsi part de leurs doléances.

Mais à soucis communs, solution(s) différente(s), selon les municipalités. Aussi les représentants de la Ville - maire en tête - se sont-ils efforcés de répondre au mieux aux attentes de chacun, jeudi, face aux habitants du secteur Louvre -Terres Chaudes - Bas Careï.

Résumé.

1. Mauvaise circulation

« J'habite avenue de Verdun et la circulation est monstrueuse, amorce une riveraine. N'y a-t-il pas possibilité de mettre un jour Verdun et Boyer en sens uniques ? »

Réponse immédiate du maire, Jean-Claude Guibal : ce n'est pas à l'ordre du jour. Même s'il est « évident que Verdun est très chargée : c'est l'axe principal d'entrée dans Menton depuis l'autoroute ». Directeur du service des grands travaux d'aménagement de la ville, Guillaume Chauvin précise : « Dès qu'il y a une manifestation d'ampleur, Boyer est fermée. On ne peut donc la mettre en sens unique montant… » Après que diverses questions du même ordre ont été posées, le maire résume l'alternative qui se présente à lui : « Soit on aménage un espace urbain pour circuler. Mais je m'y refuse : on ne va pas massacrer le patrimoine et transformer la ville en circuit automobile. Soit on réduit la circulation. Mais si on supprime les gros véhicules, tels que les bus articulés, on augmente les véhicules individuels. » Autant dire que les transports constituent un sérieux défi à l'heure où Monaco - principal bassin d'emploi du secteur - continue à se développer.

2. Vitesse et bruits des véhicules excessifs

Furieuse de subir les bruits intempestifs de mobylettes et de voitures, une femme demande à ce que des barrages soient institués pour contrôler les décibels. Patron de la police municipale, Jean-Marc Cazal souligne que des contrôles urbains sont réalisés toutes les semaines. « Peut-être qu'il en faudrait encore plus mais on fait le maximum. » Et Jean-Claude Guibal d'ajouter que la municipalité envisage « d'implanter des appareils qui mesurent les sons à proximité des établissements bruyants mais aussi le long des routes ». La vitesse excessive ? « On pourrait ramener la limitation à 30 km/h. Mais pour m'y être essayé, on a vraiment l'impression de ne pas avancer… » sourit le maire. Plus partisan d'une autre solution : les feux asservis à la vitesse. « Une solution consiste à installer des feux précédés d'un capteur de vitesse. Quand le véhicule va trop vite, il tombe face à un feu rouge quelques mètres plus loin. L'autre solution, que je préfère, vise à harmoniser les feux. Ils passent tous au vert quand le conducteur roule à la bonne vitesse. »

3. Satanées crottes

« Il est désagréable d'expliquer aux étrangers qu'en France il faut faire attention là où on met nos pieds », ironise une riveraine, un poil agacée par les propriétaires de chien.

« On contrôle. Mais quand ils nous voient, ils ramassent. Nous attendons l'autorisation du préfet pour pouvoir agir en civils », explique Jean-Marc Cazal. Problème, selon un jeune homme : il n'y a pas suffisamment de sacs dans la ville, sinon au poste de la police municipale.

« Quand nous avions mis des sacs aux abords des jardins, en quelques heures les distributeurs étaient vides. Les gens les prenaient comme doggy bag ! », répond le maire. Proposant que les précieux outils de ramassage de crottes soient installés à caque endroit où trône un présentoir à Menton Infos. Et non uniquement au niveau des pharmacies, des vétérinaires, des postes de police, de la capitainerie et du service environnement.

« Certaines villes ont réussi à éradiquer les crottes de chien en fixant des amendes à 500e. Chez nous, elle est à 68e. Faut-il en arriver là ? », questionne l'adjointe aux affaires sociales, Patricia Martelli.

Dans l'assistance, on pointe du doigt l'allée de Namur, particulièrement impactée par le fléau. Le responsable des Parcs et jardins, Franck Roturier, concède qu'il s'agissait auparavant d'un joli jardin. « Nous devons mener une réflexion pour minéraliser davantage, de manière à ce que les motocrottes puissent passer », complète-t-il.

Une dame mise pour sa part sur le bon sens : « Les propriétaires de chien ne se promènent pas tous les jours avec eux. Pourquoi ne pas intensifier les rondes aux heures de sortie des chiens ? »


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