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Barbue, la diva Cecilia Bartoli star d’Ariodante ! Frédéric Laurent dédicace son livre sur le prince

Mis à jour le 24/02/2019 à 10:03 Publié le 24/02/2019 à 10:02
Dans le délire baroque du metteur en scène Christof Loy, Cecilia Bartoli interprète l’homme qui se  transforme en femme. Du travesti au second degré!

Dans le délire baroque du metteur en scène Christof Loy, Cecilia Bartoli interprète l’homme qui se transforme en femme. Du travesti au second degré! Alain Hanel/Opéra de Monte-Carlo

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Barbue, la diva Cecilia Bartoli star d’Ariodante ! Frédéric Laurent dédicace son livre sur le prince

Standing ovation pour l’extraordinaire représentation de l’opéra baroque de Haendel, vendredi soir Salle Garnier, où la cantatrice est apparue - pour la première fois - avec barbe et moustache

Qui est cet homme qui entre en scène, barbu, chevelu, moustachu, une épée à la main, au début du spectacle ? On croit rêver : ne serait-ce pas la diva Cecilia Bartoli en personne ? Si, c’est elle et bien elle !

À coup sûr, la photo va faire le tour du monde ! On ne l’avait jamais vue ainsi. On l’avait déjà vue interpréter des rôles d’hommes en travesti - cela se fait couramment dans le répertoire baroque qui est le sien - mais portant barbe et moustache jamais !

Telle n’est pas la moindre des surprises de l’extraordinaire représentation de l’opéra de Haendel, Ariodante, Salle Garnier.

Cecilia Bartoli incarne donc le héros - ce chevalier qui veut épouser la fille du roi d’Écosse. La représentation est splendide. Standing ovation du public à la fin, vendredi soir, lors de la première. Cela est rare à Monaco !

Une connivence émotionnelle

Les voix sont superbes. Cecilia Bartoli déroule avec un éblouissant panache les guirlandes de ses vocalises. On est transporté de bonheur. Les chanteurs qui l’entourent sont, eux aussi, exceptionnels. En premier lieu, la soprano Kathryn Lewek et le contre-ténor Christophe Dumaux, mais aussi la soprano Sandrine Piau, la basse Peter Kalman, le ténor Norman Reinhardt.

Dans la fosse, l’orchestre des Musiciens du Prince, dirigé par Gianluca Capuano, fait des miracles. Lorsqu’il a été créé il y a trois ans par Cecilia Bartoli et Jean-Louis Grinda, on pensait que cet orchestre serait bon, mais on n’imaginait pas qu’il nous entraînerait vers de tels sommets.

Une connivence émotionnelle s’établit entre les chanteurs et les musiciens - une relation intime entre le frémissement des voix et le vibrato des violons.

On entend des pianissimos si ténus qu’ils frémissent à la frontière du silence. La salle entière retient son souffle.

Délire baroque

La mise en scène, mêlant costumes modernes et anciens, est un régal. Elle franchit quand même les bornes de l’histoire originale. Dans une sorte de délire baroque, le metteur en scène Christof Loy, imagine qu’à la fin - au bout de quatre heures de spectacle, car le spectacle dure quatre heures ! - - Ariodante devient une femme et la fille du roi un homme. Allez comprendre !

Cecilia Bartoli est donc la femme qui interprète l’homme qui se transforme en femme. C’est du travesti au second degré. Il faut suivre ! On nous donne un repère : la Bartoli, à un moment, perd sa barbe et sa moustache. Seuls ses yeux étincelants vrillent l’obscurité de la salle et éclairent à eux seuls toute la scène. La comédienne en elle s’avère aussi fascinante que la chanteuse. Splendeurs confondantes de l’art baroque !

Un samedi matin au marché de la Condamine. Les étals sont encore pleins à craquer. Au milieu de ce joyeux tintamarre, le journaliste et enfant du Pays, Frédéric Laurent, tchatche avec des passants, amis ou anonymes, devant le kiosque à journaux. Sur sa table, des livres à la couverture rouge et blanche. Le prince Albert II y pose en tenue d’apparat. Dessous est écrit « Albert II, le destin d’un règne ». Son ouvrage de 164 pages, aux Éditions Gilletta, cet observateur éclairé de la Principauté l’a dédicacé toute la matinée. A ceux qui voulaient bien débourser soixante euros pour éplucher la vie, aussi intime que publique, du souverain. « Dedans, on y découvre son histoire avant d’être prince régnant, sa formation en somme. Puis j’ai découpé ses quatorze années de règne [son intronisation date de juillet 2005, ndlr] en prenant comme base son célèbre discours d’avènement où il posait les caractéristiques de son règne », explique-t-il.

Trois livres écrits

On y découvre un chapitre sur l’argent et la vertu, ou comment le prince Albert II a eu à cœur de modifier l’image de la Principauté et de la sortir des listes noires de l’OCDE et de l’Union Européenne. Un autre volet se focalise sur la passion du sport du souverain. La famille, aussi, forcément. Mais c’est bien « le grand dessein écologique » que l’on feuillette sur plus de 34 pages. « La dimension dominante de son règne, c’est ça. Il est quand même le seul chef d’État à se préoccuper d’une manière quasi quotidienne des problèmes liés à la défense de la biodiversité et à la planète », poursuit-il.

Un livre bouclé en un peu plus de six mois. Et ce n’est pas tant l’écriture qui a pris du temps - le journaliste maîtrisant son sujet avec deux œuvres déjà écrites (*) - mais bien la recherche de clichés. « J’ai passé beaucoup de temps au Palais. On a fait un vrai effort pour avoir des photos de grande qualité », assure-t-il. Si le livre a reçu un accueil favorable du Palais princier, il devrait tout autant séduire les amoureux de la Principauté.

Frédéric Laurent signait, hier, des dédicaces pour son livre au marché de la Condamine.
Frédéric Laurent signait, hier, des dédicaces pour son livre au marché de la Condamine. Cyril Dodergny

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