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Bain de la Mala à Cap-d’Ail : tradition au soleil

Mis à jour le 07/01/2020 à 10:31 Publié le 07/01/2020 à 10:31
Le groupe des courageux baigneurs fluctue d’année en année, même si on retrouve un noyau dur fidèle.

Le groupe des courageux baigneurs fluctue d’année en année, même si on retrouve un noyau dur fidèle. O.V.-M.

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Bain de la Mala à Cap-d’Ail : tradition au soleil

Chaque année, pour le premier dimanche de la nouvelle année, la Mala se fait le théâtre d’une tradition connue seulement des habitants du quartier.

Chaque année, pour le premier dimanche de la nouvelle année, la Mala se fait le théâtre d’une tradition connue seulement des habitants du quartier. Pas d’organisateurs ni de consignes et encore moins d’horaires disponibles sur Internet ou d’annonces dans la presse. On vient là parce qu’on sait. Parmi eux, on distingue deux catégories : les courageux, qui prennent de quoi se baigner et puis les gourmands, qui ont prévu de quoi manger et trinquer, l’un n’empêchant pas l’autre. Chacun se rassemble du côté de « l’Eden » et puis, vers midi, après l’arrivée des randonneurs qui redescendent de la Tête de Chien, on voit ici et là les courageux se mettre en tenue de bain et, sans qu’on sache vraiment comment ni pourquoi, d’un coup, tout le monde se jette à l’eau après avoir sacrifié à l’inévitable photo souvenir. Cette année, on pouvait compter une grosse vingtaine de baigneurs, âgés de 11 ans à 8 fois plus, pour se tremper dans une eau vivifiante à 14 degrés, dont chacun disait, comme pour s’en convaincre : « Elle est bonne ». Pour Serena et son frère Lorenzo, 11 ans tous les deux, le discours était plus « cash » : « Ils disent qu’elle est bonne, mais en fait elle est froide, je ne sens plus mes pieds ni mes jambes ». Heureusement, après le bain vient la vraie raison d’être de cette tradition propre à la Mala. Chacun est venu avec de quoi manger et de quoi trinquer, non pas seul dans son coin sur la plage, mais en commun avec toutes celles et ceux présents, qu’on les connaisse ou non. On passe, une bouteille à la main au milieu des groupes, proposant à boire ou bien on teste les talents de cordon-bleu des habitants du quartier, actuels ou passés. On fait connaissance de ces gens que l’on croise souvent sans forcément les connaître et on cimente un esprit de quartier qui fait du « Haut de Cap-d’Ail » un endroit agréable à vivre.


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