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Bagarre au Casino sur fond de rivalité amoureuse

Mis à jour le 10/12/2016 à 05:06 Publié le 10/12/2016 à 05:06
Une violente rixe entre deux employés de la SBM a été examinée par le tribunal.

Une violente rixe entre deux employés de la SBM a été examinée par le tribunal. Cyril Dodergny

Bagarre au Casino sur fond de rivalité amoureuse

Tout cela pour régler un différend amoureux ?

Tout cela pour régler un différend amoureux ? C'est l'intention captée d'emblée à l'audience correctionnelle où comparaissait un Monégasque d'une trentaine d'années. La justice lui reproche d'avoir frappé un collègue de travail du même âge pour le mettre à terre, puis de lui avoir asséné plusieurs coups de pied au visage. La rivalité, ruminée entre les deux hommes, s'instille dans le prétoire quand le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle indique que « la victime vivait en couple avec l'ex-copine du prévenu ».

« Il s'est blessé volontairement… »

L'affaire éclate le soir du 27 mars 2016, vers 22 h 30, dans les vestiaires du Casino, entre ces deux employés des jeux de la SBM. Le magistrat demande d'abord à la victime de commenter les faits : « Dans le local, sans raison, il est venu m'arracher la cigarette et m'a attrapé par le col. Je suis tombé. J'ai reçu ensuite une dizaine de coups de pied en pleine figure. J'étais groggy. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas porté plainte le soir même. Puis, des proches m'ont conseillé d'aller au CHPG… »

Version contestée par le rival. Il affirme n'avoir « porté aucun coup. Cet homme s'est blessé volontairement. Pourquoi est-il allé à la police trois jours après ? Il sentait l'alcool ! Il avait bu ! »

Le président, stupéfait : « Comment expliquez-vous la déposition du témoin ? Il vous a vu en train de le menacer et de lui donner un coup de pied. »

Le prévenu, sans se démonter : « Paroles contre paroles ! »

Tacle du juge : « Les vingt-sept points aux urgences, l'arrêt de travail de trois jours, le coquard et le blâme avec expulsion non rémunérée reçu par chacun, ce sont des paroles ? »

Quatre mois de prison requis

Pour la partie civile, Me Franck Michel vocifère : « Le prévenu nie l'évidence. Quelle raison aurait mon client d'en vouloir à l'ancien petit ami de sa compagne actuelle ? La victime ne frappe pas. C'est écrit dans les dépositions. Monsieur, un parfait innocent ? Il se moque du tribunal ! Plusieurs témoins le décrivent belliqueux et irrespectueux. Les conséquences sont importantes. Nous réclamons une expertise médicale et une provision de 3 000 €. »

Comme le prévenu trouble le tribunal avec des propos fallacieux, le procureur Cyrielle Colle s'inquiète. « J'ai peur pour l'avenir. La peine adaptée doit-elle être extrêmement sévère ou offrir une dernière chance pour ne pas recommencer ? Quatre mois me semble la bonne sanction. »

En défense, Me Christophe Ballerio s'étonne : « Ce que raconte la victime, est-ce la vérité ? Elle perd connaissance mais demeure capable de comptabiliser dix coups de pieds et de répéter les menaces de son agresseur. Relaxez mon client au bénéfice de la légitime défense car il se défait de l'emprise de la victime. »

L'affaire a été mise en délibéré jusqu'au mardi 13 décembre prochain.


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