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Avec plus de 200.000 visiteurs attendus pour le Grand Prix, Monaco mobilise la quasi-totalité de ses policiers et pompiers

Mis à jour le 23/05/2019 à 08:36 Publié le 23/05/2019 à 09:30
Plus de 200.000 visiteurs sont attendus d’ici à dimanche.

Plus de 200.000 visiteurs sont attendus d’ici à dimanche. Photo archives Cyril Dodergny

Avec plus de 200.000 visiteurs attendus pour le Grand Prix, Monaco mobilise la quasi-totalité de ses policiers et pompiers

Pour faire face à la plus grosse affluence de l’année en Principauté, la quasi-totalité des policiers et pompiers sont mobilisés pour assurer la sécurité du public et de la population.

Impressionnant : entre aujourd’hui et dimanche, plus de 200.000 personnes vont affluer en Principauté pour assister au Grand Prix de Monaco. Pour gérer ce flux exceptionnel, pour ne pas dire gigantesque au regard de la taille du pays, il faut des moyens conséquents.

Alors, forcément, afin de garantir la sécurité des visiteurs et de la population monégasque, le département de l’Intérieur mobilise tous ses moyens afin de garantir l’ordre public et la sécurité civile. On vous résume ici comment en quatre points clés.

Les effectifs

La preuve par les chiffres. Cette semaine, la quasi-totalité des effectifs de la Sûreté publique sera mobilisée: "Un peu plus de 400 policiers chaque jour pour le service d’ordre du Grand Prix, auxquels s’ajoutent 80 à 100 fonctionnaires par jour pour assurer le service général", indique Richard Marangoni, le directeur de la Sûreté publique. Sur un effectif total de 560 policiers, on frise les 100 %.

Même mobilisation générale du côté des sapeurs-pompiers avec tous les effectifs sur le pont pour le Grand Prix. Là aussi, comme la vie continue hors circuit, à côté des 84 pompiers affectés au Grand Prix (lire page suivante), 64 soldats du feu gèrent les affaires courantes à Monaco.

Le corps des sapeurs-pompiers de Monaco compte 152 personnes. Pour le Grand Prix, il est renforcé par le Service départemental d’incendie et de secours des Alpes-Maritimes, avec deux engins pompes et quatre ambulances supplémentaires chaque jour.

"C’est indispensable, compte tenu du monde qu’il y a en Principauté et des difficultés de cheminement par rapport à un jour normal", commente Patrice Cellario, conseiller de gouvernement-ministre de l’Intérieur.

La foule

Plus des trois quarts des visiteurs arrivent en train. "Nous sommes en relation étroite avec la SNCF qui met en place un service spécifique dans la gare pour accueillir, diriger et contrôler les voyageurs, indique Patrice Cellario. À cela s’ajoute le service d’ordre mis en place par la Sûreté publique pour s’assurer que les cheminements s’effectuent en toute sécurité."

Le dispositif

Pour le plus gros événement de l’année, forcément, un dispositif très particulier est mis en place. "La circulation est totalement réorganisée, développe Patrice Cellario. La police assure aussi un accueil, un accompagnement et la sécurité de toute cette population qui arrive en Principauté."

Richard Marangoni poursuit: "Nous avons un partenariat très fort en interne avec les carabiniers et les pompiers, avec l’ACM, la Croix-Rouge monégasque, le CHPG, les sociétés de sécurité privée qui disposent de 850 personnes pendant l’événement. Sur le plan extérieur, nous travaillons aussi avec la police nationale et la gendarmerie. Un officier de chaque entité est d’ailleurs intégré à notre PC sécurité." Une collaboration avec la France qui s’avère précieuse, en particulier pour gérer les questions de circulation.

La délinquance

C’est une évidence. Avec un tel afflux de monde, un pic du nombre de délits est constaté pendant la semaine du Grand Prix. "Il n’y a pas de gros délits, indique Richard Marangoni. La délinquance est liée à la consommation d’alcool, aux soirées plus débridées que d’habitude, avec des bagarres et de la violence nocturne. Mais il n’y a pas une grande délinquance. On ne constate pas une augmentation des vols ou des cambriolages."

Le patron de la police ajoute: "Le public du Grand Prix n’est pas une population à risque. Ce ne sont pas des supporters de football qui viennent pour tout casser."

"On voit régulièrement les supporters des différentes écuries fraterniser entre eux dans les bars, complète Patrice Cellario. Le public du Grand Prix est de qualité."

L’alcool

L’alcool est le principal vecteur des faits constatés par la Sûreté publique. Aussi des actions de prévention sont-elles menées auprès des établissements de nuit. "Nous organisons des réunions avec les établissements de nuit du port Hercule et du Larvotto afin qu’ils soient attentifs et vigilants face à tout débordement", souligne Richard Marangoni. La Sûreté publique leur rappelle aussi, à ces occasions, qu’ils doivent faire preuve de "responsabilité en servant de l’alcool".


Et en cas d’incident grave ?

À l’issue du dernier ePrix, les pompiers ont mené un exercice après l’effondrement fictif d’une tribune.
À l’issue du dernier ePrix, les pompiers ont mené un exercice après l’effondrement fictif d’une tribune. Photo Thibaut Parat

La sécurité d’un événement majeur comme le Grand Prix ne s’improvise pas. Les différents services s’y préparent régulièrement.

Dernier exemple en date : le samedi 11 mai, à la fin des épreuves du ePrix. Les sapeurs-pompiers de Monaco ont effectué un exercice de sécurité civile dit "d’état-major", à l’occasion d’une catastrophe imaginaire. La simulation portait sur l’effondrement d’une tribune à la suite d’un affaissement du sol.

"L’exercice a duré deux heures, explique le lieutenant-colonel Norbert Fassiaux, le chef de corps des sapeurs-pompiers de Monaco. Il s’agissait d’un exercice de commandement, sans effectifs sur le terrain. L’objectif était d’organiser le commandement pour gérer cette catastrophe fictive."

"Nous disposons de plans de secours, c’est-à-dire des protocoles pour pouvoir mobiliser les services de l’État en cas d’événement inhabituel, grave, nécessitant une mobilisation forte de l’État, explique Patrice Cellario, le conseiller-ministre de l’Intérieur. Ces plans de secours sont actifs, prêts à l’emploi, 365 jours par an. Dans le cadre du Grand Prix, ils prennent une acuité particulière parce qu’on est dans une configuration très inhabituelle de la Principauté, avec la fermeture des voies de circulation. Il est donc important de pouvoir tester la passation de commandement entre l’Automobile Club, qui est l’organisateur du Grand Prix et en a la responsabilité, et l’État qui doit reprendre la main pour gérer l’événement grave."

Les leçons que le conseiller tire de cet exercice? "Les choses se passent globalement bien, la mécanique fonctionne. Des petits points méritent amélioration et réflexion. Mais le résultat est positif car la coopération est permanente entre nos services."


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