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Avec l'Orchestre de Francfort, le Printemps fait fort !

Mis à jour le 18/03/2017 à 05:05 Publié le 18/03/2017 à 05:05
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Avec l'Orchestre de Francfort, le Printemps fait fort !

Fantastique ouverture du Printemps des arts, hier soir, avec la symphonie du même nom

Ça y est, on est entré dans le printemps. Dans le « Printemps des arts », s'entend ! Le festival s'est ouvert hier soir au Grimaldi Forum avec l'Orchestre de la Radio de Francfort en Allemagne. Quatre semaines d'aventures musicales nous attendent. À la bonne heure !

Dès hier soir, l'Orchestre de Francfort a fait fort. Il s'est emparé de la Symphonie Fantastique de Berlioz - cette œuvre délirante dans laquelle le compositeur imagine qu'il a tué la femme qu'il aime, a été guillotiné et se retrouve en enfer. Des cloches d'église sonnent au milieu de l'orchestre, les violons se répandent en pizzicatos sataniques, on entend passer le « Dies Irae », un hautbois pastoral joue depuis les coulisses. Il y a du fantastique à toutes les mesures. Il n'est pas donné à tous les chefs d'orchestre de maîtriser une telle œuvre. Le chef Andres Orozco-Estrada l'a fait excellemment. À la tête de l'orchestre allemand, il a donné une dimension wagnérienne à la symphonie de Berlioz. Interprétation grandiose, solidement phrasée, impressionnante dans l'éclat comme dans le frisson - en un mot fantastique.

Mais - et c'est ce qui fait le charme et la diversité du Printemps des arts - nous avons également eu droit hier soir à la création mondiale d'une œuvre de musique contemporaine : Aquateinte du compositeur suisse Michael Jarell. Le compositeur était dans la salle. Jarrel, pas Berlioz !

Une épreuve olympique

Cette œuvre, qui est un concerto pour hautbois et orchestre, a elle aussi un aspect fantastique. On imagine le vol d'un oiseau nocturne au-dessus de la forêt sonore de l'orchestre : un vol tantôt éperdu, tantôt planant, haletant ou serein - le vol d'un oiseau de feu ou le chant amoureux d'un oiseau de charme auquel répondent les trilles de l'orchestre. L'œuvre est une épreuve olympique pour le soliste qui la joue. Il n'a pas une seconde de répit. N'importe qui y perdrait son souffle. Mais le soliste d'hier soir, qui était l'excellent François Leleux, s'imposa avec une formidable aisance.

Vous l'avez compris, le Printemps des arts a bien commencé. Très bien même. Il n'y a pas de raison que ça ne dure pas. Nous avons consulté la météo des arts : le temps est au beau fixe !

À la tête de l'orchestre, le chef Andres Orozco-Estrada a donné une dimension wagnérienne à la symphonie de Berlioz. (Photo Cyril Dodergny)


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