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Avant sa destruction, La Note Bleue met l’ambiance

De la promenade du Larvotto, des baffles crachent une puissante mélodie envoûtante.

Thibaut Parat Publié le 07/10/2019 à 10:25, mis à jour le 07/10/2019 à 10:25
Quatre street artistes ont investi l’établissement pour une soirée de fermeture avant les deux années de travaux de requalification du Larvotto.
Quatre street artistes ont investi l’établissement pour une soirée de fermeture avant les deux années de travaux de requalification du Larvotto. Jean-François Ottonello

De la promenade du Larvotto, des baffles crachent une puissante mélodie envoûtante. Comme hypnotisés, les badauds affluent en direction de la Note Bleue tout en esquivant le mobilier abandonné, vestige des commerces voisins, lesquels ont dû fermer le temps des deux ans de travaux de requalification du Larvotto (lire notre édition de ce samedi).

Dehors, des enfants usent de bombes de peinture pour graffer de façon éphémère sur du film cellophane mais aussi sur le sol. « Pour cette soirée de fermeture, on se croirait à Berlin », sourit Anne Tanzi, la patronne des lieux.

« Tous très tristes »

 

À l’intérieur, en effet, une impression de pénétrer dans l’une de ces places alternatives et underground de la capitale allemande.

Du street art dans chaque pièce, des murs en décrépitude. Les visiteurs sont accueillis par un graff géant du trompettiste Louis Armstrong, comme pour rappeler que la Note Bleue fut une place forte du jazz en Principauté, notamment en période estivale.

Dans l’ancienne cuisine, désormais délabrée, un street artiste a joliment coloré les lieux.

À deux pas, un mur de photos retrace dix-huit années de restauration face à la Grande Bleue. Avec, forcément, un brin de nostalgie dans les regards et les voix. « On est tous très tristes. C’est une page qui se tourne. On attend d’en ouvrir une nouvelle en 2021. On ne pouvait pas refermer le rideau sans remercier nos équipes, les clients, nos fournisseurs, la Principauté », confie Anne Tanzi. Et pour celles et ceux en colère de voir leur fief fermer provisoirement, il y avait toujours les anciennes douches transformées en défouloir pour cette soirée de clôture. Dans cette pièce exiguë, on y brisait volontiers la vaisselle, désormais obsolète. Tout casser. Comme les mâchoires des pelleteuses qui viendront bientôt broyer les établissements du Larvotto.

 

Le projet dessiné par l’architecte Renzo Piano, auteur du futur quartier de l’extension en mer, vise à offrir une promenade littorale repensée et des surfaces commerciales plus qualitatives. Ainsi que des équipements écoresponsables.

Offre numérique MM+

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