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Au musée océanographique de Monaco, le centre de soins pour les espèces marines déjà actif

Mis à jour le 24/03/2019 à 14:04 Publié le 24/03/2019 à 14:00
Première pensionnaire : une tortue marine qui pèse quelque 55 kg.

Au musée océanographique de Monaco, le centre de soins pour les espèces marines déjà actif

Le nouvel équipement du Musée océanographique de Monaco ouvrira au public à la fin du mois d’avril mais d’ores et déjà les usagers de la mer ont pu découvrir les capacités de l’établissement.

C’est un projet né d’une belle histoire. En 2014, les équipes du Musée océanographique recueillent une frêle torture, d’une centaine de grammes déshydratée et affaiblie qu’ils baptisent Rana. Ils la chouchoutent pendant quatre ans avant de la relâcher en mer, forte de ses 23 kg pour retrouver le milieu marin.

L’histoire de Rana a inspiré la volonté d’équiper le Musée océanographique d’un lieu destiné à accueillir ces « résidents marins » temporaires qui ont besoin de soins.

Ainsi, après d’importants travaux à l’ouest du bâtiment, le centre monégasque de soins des espèces marines (CMSEM) ouvrira au public à la fin du mois d’avril, qui pourra découvrir le travail des soigneurs qui recueillent ces animaux malmenés.

En coulisses, le travail qui a commencé déjà depuis plusieurs semaines, car le centre de soins abrite déjà deux tortues marines en convalescence. C’est ce qu’à découvert une quarantaine d’usagers de la mer invités par l’Institut océanographique et le gouvernement princier à découvrir - en avant-première - les équipements et les possibilités de cette structure.

Relier professionnels et scientifiques

Le centre peut recevoir 5 à 8 animaux concomitamment dans ses bassins.
Le centre peut recevoir 5 à 8 animaux concomitamment dans ses bassins. Jean-François Ottonello

« Nous avons voulu réunir ceux qui ont une parfaite connaissance du milieu marin pour les sensibiliser aux menaces qui pèsent sur les tortues marines et comment les protéger. Et que chacun puisse apporte sa connaissance pour que le réseau fonctionne en croisant les connaissances des gens qui sont sur le terrain et les connaissances scientifiques » commente Valérie Davenet, directrice de l’Environnement.

Le CMSEM réalisé avec le soutien du gouvernement jouera ce rôle de coordonnateur pour entendre et traiter les nombreuses alertes qui sont données par des usagers de la mer (plongeurs, associations de plaisanciers, pêcheurs, capitaineries et autres pratiquants réguliers des eaux monégasques) qui croisent des animaux en déperdition dans les eaux de la Méditerranée. « L’ouverture de ce centre de soins va permettre d’élargir le réseau d’alerte pour participer à l’identification des espèces que l’on peut trouver sur notre littoral ».

Un espace entre laboratoire et salle médicalisée

Elle est la première résidente du centre. Une tortue marine, née en captivité en 2011 à Marineland et soignée depuis quelques semaines en Principauté pour des soucis digestifs. Cinquante-cinq kilos sur la balance, « et n’approchez pas le doigt de trop près, elle peut mordre » prévient d’emblée Olivier Brunel, chef des aquariums du Musée océanographique qui l’a accueilli dans ces bassins de soins.

Le centre monégasque de soins des espèces marines peut accueillir entre 5 et 8 animaux dans ses bassins, selon leurs tailles. La pièce, avec échappée mer est à mi-chemin entre le laboratoire et la salle médicalisée a pour vocation d’accueillir les animaux marins qui ont besoin de soin en général. Et les tortues marines en particulier.

« Dans ce centre, nous sommes capables de prodiguer les premiers secours. Les tortues marines sont souvent victimes d’obstruction du tube digestif car elles absorbent des déchets plastiques. Mais aussi différents types de traumatisme et plaie dues à des collisions avec des bateaux ou quand elles sont prises dans des filets » détaille Olivier Brunel. Qui précise que le CMSEM est équipé aussi d’un échographe pour diagnostiquer d’éventuels problèmes et ainsi communiquer avec les vétérinaires partenaires du centre qui sont sollicités en cas de besoin de chirurgie.

Le Musée reçoit régulièrement des tortues depuis une dizaine d’années. En cas de rencontre avec une tortue blessée en mer, les équipes préconisent de noter la position GPS, d’approcher doucement la tortue, car ce sont des animaux sauvages qui peuvent mordre. De soulever l’animal par la carapace pour le récupérer dans l’eau. Et de contacter le CMSEM au 93.15.36.00


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