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Au Festival, une grande semaine de piano

Mis à jour le 03/08/2019 à 10:07 Publié le 03/08/2019 à 10:07
Bertrand Chamayou était jeudi soir sur le parvis Saint-Michel.

Bertrand Chamayou était jeudi soir sur le parvis Saint-Michel. Jean-François Ottonello

Au Festival, une grande semaine de piano

Sept pianistes vont se succéder sur la scène du parvis ou au Palais de l’Europe. Après Bertrand Chamayou, on pourra entendre Beatrice Rana, Boris Berezowski, Fazil Say...

Qu’est-ce qu’un quatuor à cordes ? Jadis, on ironisait sur cette question en répondant « un ensemble composé d’un violoniste heureux, d’un violoniste frustré, d’un violoniste raté, et d’un non violoniste ». (Rappelons qu’un quatuor est constitué d’un premier violon, d’un deuxième violon, d’un alto et d’un violoncelle).

Rien de tout cela avec l’excellent « Quatuor Casals » qu’on a entendu jeudi soir sur le parvis Saint-Michel ! Il n’y a pas de hiérarchie entre ses deux violonistes. Ils sont à égalité. Ils l’ont prouvé en échangeant leurs places au cours du concert. Cela est rare. Quant à l’altiste et au violoncelliste, ils ont l’air d’aller très bien, merci.

Un vrai grand talent de virtuose

Ce quatuor espagnol accompagna le pianiste Bertrand Chamayou dans le Quintette de Franck. Ce fut l’un des sommets de la première semaine du Festival.

Bertrand Chamayou était sur le parvis pour la deuxième année consécutive. C’est l’apanage des grands.

Avant le quintette de Franck, il nous enchanta avec son interprétation du « Carnaval » de Schumann. « Carnaval » ? Voilà un titre qui ne fait pas sérieux. Mais derrière les apparences se trouve une succession de vingt pièces brillantes et sentimentales, dont l’interprétation nécessite un vrai grand talent de virtuose - tout le talent dont fit preuve Chamayou !

À peine fut-il troublé par les sirènes des voitures de pompiers qui passèrent en contrebas lors d’un accident qui se produisit sous le tunnel pendant le concert. Si-la-si-la-si-la : on n’était pas dans la tonalité de la musique de Schumann ! Tels sont les aléas des concerts de plein air…

Bertrand Chamayou inaugurait là une semaine de piano au Festival de Menton. On entendra ce soir, sur le parvis, l’Italienne Beatrice Rana, mardi prochain le Russe Boris Berezowski, jeudi le Turc Fazyl Say et, au Palais de l’Europe, mercredi prochain, au cours de la « Nuit du piano », la Franco-albanaise Marie-Ange Nguci, le Français Jean-Paul Gasparian et la Géorgienne Ana Kipiani. Cela fait sept pianistes en tout.

Ce soir, donc, Beatrice Rana.

On l’a découverte il y a quatre ans à Menton lors des concerts de 18 heures au Musée Cocteau. Entre-temps, elle a ébloui le monde avec son disque des « Variations Goldberg » de Bach et a été nommée en 2017 « artiste de l’année » aux Gramophone Classical Music Awards.

Elle jouera ce soir les Études opus 25 de Chopin (voir ci-dessous), les « Miroirs » de Ravel et « Petrouchka » de Stravinsky.

« Petrouchka » est une évocation du carnaval russe. Le carnaval est décidément à l’honneur au Festival de Menton.


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