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Attentat de Nice: Monaco solidaire de la France

Mis à jour le 18/07/2016 à 05:04 Publié le 18/07/2016 à 05:04
Le couple princier a assisté à l'hommage rendu aux victimes de l'attentat de Nice

Le couple princier a assisté à l'hommage rendu aux victimes de l'attentat de Nice Photo C.D.

Attentat de Nice: Monaco solidaire de la France

Dans les minutes qui ont suivi l'attaque terroriste de Nice, la Principauté s'est mobilisée pour apporter son aide à la voisine niçoise, renforcer sa sécurité et s'associer au deuil national français

Une communauté de destin entre la principauté de Monaco et la République française. » En s'adressant à François Hollande vendredi matin, au lendemain du drame épouvantable qui a frappé la voisine niçoise, le prince Albert II a rappelé à son homologue français ce lien qui unit les deux pays. L'expression « communauté de destin », souvent utilisée, semble n'avoir jamais eu autant de sens que depuis ce funeste 14-Juillet azuréen.

Dans les minutes qui ont suivi l'attentat de Nice, la Principauté s'est, pour ainsi dire, mise à la disposition du centre opérationnel de la préfecture des Alpes-Maritimes, prête à porter main-forte dans quelque domaine que ce soit. Immédiatement, treize sapeurs-pompiers de Monaco ont été envoyés à Nice, dans la nuit, et le Centre hospitalier Princesse-Grace a constitué une cellule de crise, prêt à déclencher le Plan blanc (lire page suivante).

« Le chagrin nous frappe »

À la manœuvre du dispositif monégasque, en lien permanent avec le souverain, Serge Telle. Le ministre d'État, très touché par cette tragédie qui a frappé la France, s'est particulièrement impliqué dans la gestion de crise. Tôt vendredi matin, le chef du gouvernement princier a réuni la presse locale pour expliquer comment la Principauté se mobilisait pour aider la préfecture des Alpes-Maritimes. « Pétrifié et saisi d'horreur » par l'attentat perpétré quelques heures plus tôt, l'ancien diplomate a adressé ses « premières pensées aux victimes, aux familles, à la France attaquée dans des conditions insupportables ».

Outre l'aide apportée à Nice, dans le cadre de la convention d'entraide qui lie les deux pays, le gouvernement princier a pris un certain nombre de mesures symboliques. Dès vendredi matin, tous les drapeaux de la Principauté ont été mis en berne. Même si aucun Monégasque, ni résident n'a été victime du camion meurtrier, « le chagrin nous frappe comme il frappe la France entière, souligne Serge Telle. Et forcément, la proximité amplifie ce sentiment. Nous avons tous des amis ou des connaissances qui font partie des victimes ».

« Le prince et son gouvernement mobilisés »

Un peu plus tard dans la journée, le chef du gouvernement a insisté sur « la tristesse, la colère et la compassion » qui animent la Principauté. Il a annoncé que la quasi-totalité des manifestations publiques seraient annulées à Monaco durant les trois jours de deuil national en France (lire ci-dessous).

« Le prince et son gouvernement sont mobilisés après ce drame qui a traumatisé la Principauté et ses habitants », a aussi souligné le ministre d'État. Pour preuve, le souverain, l'ensemble du gouvernement, le président du Conseil national et plusieurs de ses élus, mais aussi des représentants de la mairie de Monaco, des différentes institutions de la Principauté, ainsi que l'ambassadeur de France à Monaco étaient présents à la messe de samedi matin. Beaucoup d'anonymes ont également rempli la cathédrale.

« La communauté de destin que Monaco forme avec la France et que la France forme avec Monaco se réalise dans les moments de peine comme dans les moments de joie, a souligné Mgr Bernard Barsi, ce Niçois qui dirige l'archevêché de Monaco, durant la cérémonie. Aujourd'hui, nous sommes solidaires de tous les Français. » Toute la Principauté en a apporté la preuve.

Le tout-Monaco s'est réuni dans la cathédrale, samedi matin, en mémoire des victimes de l'attentat de Nice. Une cérémonie poignante... (Photo C.D.)

Sûreté publique, carabiniers, pompiers, hôpital : mobilisation générale

Carabiniers armés de M16 américains, porte d’honneur fermée, herses relevées autour de la place : la sécurité a été renforcée dès vendredi matin devant le Palais princier.
Carabiniers armés de M16 américains, porte d’honneur fermée, herses relevées autour de la place : la sécurité a été renforcée dès vendredi matin devant le Palais princier. Photo Michael Alesi

Toute la nuit de jeudi à vendredi, Monaco a été en appui de la France avec ses pompiers, son hôpital, ses chambres froides, dans le but de répondre aux besoins, si besoin était. Ce qui s'est avéré utile puisque treize sapeurs-pompiers et quatre véhicules - deux ambulances, un engin pompe et un engin de commandement - ont été mobilisés à Nice toute la nuit pour venir en aide aux secours azuréens.

Dans le même temps, le gouvernement princier a « rehaussé le niveau de vigilance et de surveillance du territoire monégasque », indique Patrice Cellario, conseiller de gouvernement-ministre de l'Intérieur. Un contrôle strict aux entrées de la Principauté a été mis en place - Jardin exotique, Saint-Roman et Basse Corniche -, avec des policiers de la Sûreté publique équipés de gilets pare-balles et d'un armement lourd.

La surveillance a également été renforcée à la gare et aux entrées secondaires de Monaco, à partir de Beausoleil, et les rondes en ville accrues. Depuis vendredi, près de 200 fonctionnaires sont mobilisés 24 h sur 24.

Sur le Rocher, un renforcement de la sécurité autour du Palais princier a été instauré. Les carabiniers sont équipés d'armes longues de type M16 américain, les herses de la place relevées et la porte d'honneur verrouillée.

La Somotha a également été sollicitée afin de mobiliser des chambres froides à l'Athanée. Ce ne sera finalement pas nécessaire.

De son côté, le Centre hospitalier Princesse-Grace s'est mobilisé immédiatement après l'attentat, en coordination avec les autorités françaises (Direction générale de la santé, Agence régionale de la santé et CHU de Nice). Une cellule de crise a été constituée autour du directeur de l'hôpital, Patrick Bini, et du professeur Yann-Erick Claessens, le chef de service des Urgences. Le tout sous le contrôle de Stéphane Valeri, conseiller de gouvernement-ministre de la Santé et des Affaires sociales.

Le CHPG s'est mis en pré-alerte, les chefs de services se sont tenus prêts à venir en urgence au CHPG mais, les heures passant, il n'a pas été nécessaire de déclencher le Plan blanc.

Lors d'un point presse, Stéphane Valeri a indiqué que le standard téléphonique du CHPG recevait énormément de demandes de personnes souhaitant donner son sang. « Les stocks sont suffisants pour l'instant, explique-t-il. Si des besoins se faisaient sentir, l'Établissement du sang français nous indiquera les lieux de collecte où il conviendra d'aller donner son sang. »

Le conseiller de gouvernement-ministre de la Santé a également souligné qu'une cellule psychologique avait été ouverte au CHPG (1).

Elle est destinée à tous ceux qui auraient été témoins de scène effroyables et qui auraient besoin d'un soutien. « Cette cellule restera ouverte aussi longtemps que nécessaire. »

Pour joindre cette cellule psychologique: +377.97.98.84.16.


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