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Attaques de charançons de l’agave à Monaco : le nettoyage de la falaise va reprendre

Mis à jour le 30/10/2018 à 08:13 Publié le 30/10/2018 à 11:30

Attaques de charançons de l’agave à Monaco : le nettoyage de la falaise va reprendre

La vaste opération de débroussaillage entreprise fin 2017 va se poursuivre jusqu'en février prochain par épisodes. Objectif: contrôler l’expansion des espèces exotiques envahissantes, restaurer l’habitat à fort enjeu de conservation, favoriser la persistance et la recolonisation de la flore patrimoniale du Rocher après les attaques du charançon de l'agave.

L’année dernière, à même époque, de gros sacs blancs suspendus de longues semaines au pied de la falaise, au-dessus du port de Fontvieille, avaient interpellé – et même interloqué – les passants. Certains les confondant avec des décorations de Noël; d’autres allant jusqu’à imaginer que des cadavres d’animaux y reposaient!

Le chef de section Jardins à la Direction de l’Aménagement Urbain (DAU), Georges Restellini, avait alors levé le mystère [lire nos éditions du lundi 8 janvier 2018]. "On a eu quelques petits soucis avec des inflorescences d’agaves tombées dans le port de Fontvieille et quelques rochers qui étaient tombés également."

Dans les sacs, donc, des agaves et autres plantes invasives. Résultat d’une vaste opération de débroussaillage entreprise en fin d’année 2017 et amenée à se poursuivre, par épisodes, jusqu’en février 2019. Une mission diligentée par les services de l’État, en charge de la partie publique du Rocher, naturellement mitoyenne de la partie privative de la falaise, gérée par le Palais princier.

RELIRE On sait pourquoi le Jardin animalier de Monaco est fermé jusqu'à l'année prochaine

"On n’introduit pas de nouvelles plantes"

L’opération publique relevait alors d’une question de sécurité, couplée d’une opportunité pour la Direction de l’Environnement, en partenariat avec le Conservatoire Botanique National Méditerranéen de Porquerolles (CBNMed), d’effectuer un inventaire de la flore locale. L’Entreprise Monégasque de Travaux Acrobatiques (EMTA) avait ainsi été missionnée par la DAU pour "assainir" les lieux. Objectifs: contrôler l’expansion des espèces exotiques envahissantes, restaurer l’habitat à fort enjeu de conservation, favoriser la persistance et la recolonisation de la flore patrimoniale.

"Ce n’est vraiment pas un jardin, c’est considéré comme du milieu naturel. Du patrimoine. On enlève les plantes invasives mais on n’introduit pas de nouvelles plantes", précisait toutefois Georges Restellini, balayant l’hypothèse d’une revégétalisation.

Questionné sur l’éventuelle présence de parasites justifiant la chute des agaves, Ludovic Aquilina, chef de section à la DAU, concédait volontiers l’absence de telle recherche au cahier des charges: "Même si on veut limiter les espèces invasives, des écosystèmes se sont développés mais on n’a pas lieu d’intervenir dessus".

Alerté cet été par les jardiniers du Palais princier de la présence de charançons de l’agave, la DAU reconnaît pourtant aujourd’hui, sans surprise, avoir également fait face à la bestiole.

À noter que la la société Vegetech, partenaire du Palais princier, a également été alertée.

"Nos agaves ont également connu des attaques. Pour ce qui concerne la falaise, l’entreprise de travaux acrobatiques EMTA devant éradiquer toutes les plantes exotiques, y compris les agaves, n’y a pas prêté attention.Une nouvelle tranche de travaux sera réalisée début novembre…"

"Pas efficace à 100%"

Àla décharge d’EMTA, on voit mal comment ses "acrobates" auraient pu jouer le rôle de lanceurs d’alerte alors qu’ils n’ont pas de compétence en la matière. Pour rappel, ils repéraient d’ailleurs les plantes invasives grâce à un "pense-bête" édité par les services de l’environnement. Une sorte de "Les Plantes Invasives Pour les Nuls", imagé mais en rien garant d’un sans-faute.

Un opérateur, par ailleurs salué pour son professionnalisme, y compris sur la partie privative de la falaise. "Nous entretenons les glacis et tout le maquis en pourtour du Palais, notamment pour sauvegarder toutes les plantes endémiques comme la Nivéole, qui a quasiment disparu partout et qu’on a réussi à préserver et qui croît sur le secteur au-dessus de la place d’Armes. Nous faisons aussi parfois appel à EMTA pour élaguer les parties difficiles d’accès", confie Denis Gerenton, jardinier du Palais depuis 13 ans.

Un chef et ses dix jardiniers qui font appel à la société MC-Clic pour prévenir les palmiers du charançon en répandant, à l’aide d’un drone, de la poudre – en plus d’un liquide qu’ils appliquent. Désormais confrontés au charançon de l’agave, les jardiniers sont plus perplexes quant à son combat: "La seule souche qui est homologuée n’est apparemment pas efficace à 100%." 


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