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Ardisson-Bettati :

Mis à jour le 15/06/2017 à 05:31 Publié le 15/06/2017 à 05:31
Les deux candidats, transfuges de la famille gaulliste, ont montré leur accord sur de nombreux points.
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Ardisson-Bettati :

La recomposition de la classe politique française n'est pas un combat gagné d'avance.

La recomposition de la classe politique française n'est pas un combat gagné d'avance. Hier, le débat organisé par Nice-Matin à l'hôtel Prince-de-Galles de Menton, entre les deux finalistes dans la 4e circonscription, a montré combien le discours des deux candidats en lice pouvait créer de la confusion. Pour une raison simple : Alexandra Valetta-Ardisson, la candidate de La République en marche, et Olivier Bettati, celui du Front national, sont issus de la même famille politique. Tous deux ont été bercés pendant de longues années par le RPR, l'UMP et Les Républicains. Et tous deux ont quitté leur famille politique.

La première parce qu'elle s'est « sentie appelée par Emmanuel Macron qui proposait un renouvellement de la classe politique ». Le second parce qu'il a estimé que le parti gaulliste, l'UMP à l'époque de son départ, n'était plus à droite et que lui entendait le rester.

« Je suis autant de droite que toi »

« On a quitté les Républicains pour les mêmes raisons, taquine Olivier Bettati. Moi parce que je voulais rester à droite, toi parce que tu voulais aller à gauche. »

« Arrête, tu n'es pas de droite, rétorque Alexandra Valetta-Ardisson. N'essaie pas de récupérer l'électorat des Républicains. Tu es d'extrême droite. Tu fais venir Marion Maréchal-Le Pen à ton meeting demain (NDLR : ce soir). » Et la candidate REM de marteler : « Je suis de droite. Ça fait 25 ans que je fais de la politique à droite. Je suis autant de droite que toi. » Son contradicteur rétorque : « Je suis le seul candidat de droite au second tour. »

Tout au long de l'heure et quart d'une confrontation plutôt cordiale, pour ne pas dire complice, l'un et l'autre se sont revendiqués de droite, taxant l'autre d'avoir rejoint soit la gauche, soit l'extrême droite. Et réfutant aussitôt ladite accusation. « Il y a des marqueurs de droite et des marqueurs de gauche, attaque Olivier Bettati. Quand Emmanuel Macron dit en Algérie que ce qu'ont fait les Pieds-noirs est un crime contre l'humanité, ce n'est pas un marqueur de droite. Augmenter la CSG non plus. La recomposition de la gauche s'appelle "En marche !" et a commencé. Celle de la droite, pas encore. »

Ce contre quoi s'insurge Alexandra Valetta-Ardisson pour qui « des gens de gauche et de droite suivent Emmanuel Macron pour faire avancer les choses. Et c'est ce qu'attendent les Français. Dans cette circonscription, une partie de la population en a marre de voir les mêmes têtes depuis trente ans ».

Accords et désaccords

Bien sûr, les deux candidats ont marqué leur différence sur les dossiers chauds de cette 4e circonscription. En particulier sur la question des migrants, la fermeture des frontières et la politique d'immigration. Sur le développement économique et le dossier crucial des transports, entre les vallées et le littoral, mais aussi dans l'accessibilité de Monaco, le poumon économique de la circonscription, tous deux partageaient souvent les mêmes diagnostics, s'accordaient régulièrement sur les solutions.

Mais comme l'envie de parler encore et encore de recomposition politique est vite revenue, l'un et l'autre ont affiché leur entente parfaite sur un point : « Macron a réussi à faire exploser quelque chose vermoulu qui ne demandait qu'à tomber, et c'est une bonne chose. » Ce n'est pas la candidate REM qui le dit, mais celui du FN. C'est dire.

Ce qui les rassemble aussi, c'est le courage d'avoir claqué la porte d'un parti dominant dans les Alpes-Maritimes. Un courage payant au soir du premier tour. Maintenant, les électeurs devront choisir, dimanche prochain, entre ces deux droites.

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