Après le Kilimandjaro, six amis de Monaco s’attaquent à l’Aconcagua en Argentine

Le 16 janvier, six résidents et salariés de Monaco amorceront 120 km d’ascension vers ce sommet d’Argentine qui culmine à 6.962 m d’altitude. Une préparation minutieuse a été nécessaire.

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Thibaut Parat Publié le 03/01/2023 à 11:30, mis à jour le 03/01/2023 à 11:39
En novembre 2021, la bande d’amis avait atteint le sommet du Kilimandjaro au terme de six jours d’ascension soutenue. Photo DR

En six jours, dans des conditions optimales, la bande de copains avait gravi le Kilimandjaro et brandi le drapeau monégasque à son sommet, à 5 895 mètres d’altitude. Après le Toit de l’Afrique en Tanzanie, c’est désormais à l’Aconcagua en Argentine que vont s’attaquer Nicolas, Jérémy, Benoît, Manu, Eric et Julien. Le point culminant de la Cordillère des Andes, avec son sommet à 6 962 mètres d’altitude, à une poignée de kilomètres de la frontière chilienne.

Le 16 janvier, ces résidents, salariés ou entrepreneurs de la Principauté, tous habités par un amour inconditionnel pour la montagne, amorceront une longue et délicate ascension de 120 km par la voie des Polonais, ouverte en janvier 1961.

"L’Aconcagua est mythique et fait partie des Seven Summits (1), les sept plus hauts sommets de chaque continent, relate Nicolas Toscan, l’un des participants à ce périple alpin. On aborde tous cette expédition avec beaucoup d’humilité. On part vers l’inconnu. On est incapable de savoir comment notre corps réagira à de telles altitudes, au manque d’oxygène et à des températures pouvant atteindre -35°C avec beaucoup de vent. Ce n’est pas garanti que l’on arrive en haut."

Entraînement à haute altitude sur le glacier du Mont-Blanc à Courmayeur. Photo DR.

Une préparation de longue haleine

Pour acclimater les organismes et s’affranchir du mal des montagnes, l’ascension avec un guide chilien est programmée sur 13 jours, par paliers, avec quelques jours de sécurité en cas de mauvaises conditions météorologiques.

Certains passages de l’ascension finale vers l’arête sommitale s’avéreront particulièrement techniques. "On devra grimper 1.000 mètres de dénivelé positif, de nuit et avec des piolets. La pente moyenne sera de 45 degrés avec des portions à plus de 60 degrés", décrit Nicolas Toscan qui compte sur la cohésion et la bienveillance de chacun pour que l’aventure soit un succès.

De l’appréhension, forcément, mais surtout beaucoup d’excitation chez les six amis qui, cette année, ont jonglé entre leurs vies personnelle, professionnelle et sportive pour préparer au mieux cette expédition extrême.

D’abord, l’endurance, avec la participation à un voire deux marathons pour les membres de l’équipe. Ensuite, les longues marches avec la traversée de la Corse par le mythique GR20, bouclée en huit jours. "Des journées de dix heures, en autonomie totale, avec des sacs de 20 kg sur le dos", se souvient Nicolas Toscan.

Le renforcement musculaire, également, avec deux à trois séances hebdomadaires au Club 39 au Larvotto. Enfin, plusieurs sorties d’alpinisme pour s’adapter aux hautes altitudes ont été programmées l’été dernier. "On a grimpé deux sommets suisses à plus de 4.000 mètres d’altitude: le Nadelhorn à 4 327m et le Weissmies à 4.017 m."

L’objectif d’une vie : grimper les Seven Summits

Derrière ce challenge sportif, à suivre de près sur les réseaux sociaux, se cache une noble cause portée par l’association Wolf Pack Sports Team, dont font partie ces six amis : promouvoir le sport pour tous.

"Avec les fonds récoltés, nous achetons du matériel pour permettre aux personnes handicapées de vivre le sport. Nous en avons acheté une joëlette et aimerions en acquérir une seconde pour les sports d’hiver", poursuit Nicolas Toscan. Les six athlètes auront ce dessein en tête jusqu’à l’arrivée au sommet de l’Aconcagua, estimée le 28 janvier.

Dès la redescente, leur prochain défi sportif leur trottera sans doute en tête : accrocher le (technique) Dénali en Alaska et son sommet à 6.190 m à leur tableau de chasse des "Seven Summits".

Et pourquoi pas les viser tous, dont le plus convoité de tous, l’Everest? "C’est notre rêve, le projet d’une vie."

Entraînement à haute altitude sur le glacier du Mont-Blanc à Courmayeur. Photo DR.

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