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Apolline : rumeurs

Mis à jour le 24/11/2017 à 05:03 Publié le 24/11/2017 à 05:02
Albert Croesi montre la moisissure qui imprègne les murs. Les tuyaux d'eau sont déjà vert-de-gris, signe d'oxydation excessive. Sur la façade, les acrobates testent l'étanchéité à grande eau. Le hasard n'a plus sa place.

Apolline : rumeurs

Tandis que les résidents des Jardins d'Apolline s'acheminent vers leurs logements temporaires, des bruits courent sur les travaux à venir. Des « on dit » qu'Albert Croesi entend bien démentir

Monsieur Apolline est de mauvaise humeur. Ce n'est pas mon analyse, c'est lui qui nous prévient tout de go quand on arrive, hier matin à l'immeuble domanial des Jardins d'Apolline, rongé par les malfaçons.

Mais qu'arrive-t-il à Albert Croesi pour qu'il soit de si mauvais poil ? « Il y a un vent de folie qui souffle, qui est basé sur des informations infondées. Ces gens croient tout savoir avant même que les décideurs ne se soient exprimés. Il faut arrêter de dire n'importe quoi, ce n'est pas la fête au village ! »

En colère, on vous dit !

Mais quelles sont donc ces méchantes rumeurs ? « Il se dit que les travaux seraient en retard, que ce qui a été promis serait revu à la baisse. C'est totalement faux », martèle Albert Croesi.

Et si ça le met dans cet état, c'est que ces bruits génèrent « de l'angoisse », qu'ils « effraient » les résidents qui les entendent.

Résultat ? « Certains veulent attendre le dernier jour pour déménager, le dernier moment. Pour être sûr de ne pas partir pour rien. » Seulement voilà, vue les difficultés d'accès, s'il fallait procéder aux 144 déménagements en une seule fois, il y aurait comme un problème.

Résidence imprévisible

Mais alors, qu'en est-il vraiment ? « Les travaux seront faits de façon à ce que les résidents ne soient plus jamais embêtés à l'avenir », affirme-t-il.

Et ce sont des travaux d'ampleur : « On va finir par faire appel à un médium, plaisante-t-il, car, de jour en jour, apparaissent de façon inexpliquée des problèmes indécelables à l'œil nu. À n'importe quel moment, et alors que tout peut sembler bien aller, sans raison précise, il peut arriver, et il arrive, qu'une alimentation se perce, que les fixations d'une fenêtre cèdent, qu'une canalisation se mette à fuir dans les parties communes ou dans des appartements, dans un local au rez-de-chaussée mais aussi et pourquoi pas en étage élevé… Cet immeuble est imprévisible ! »

Il n'hésite pas à dire qu'il « faut reprendre tout le second œuvre ». En clair, on garde les murs et on refait tout le reste.

Une autre rumeur veut que ce ne soit plus l'entreprise Pastor qui se charge des travaux. « Pour répondre à la demande légitime que les travaux soient faits au plus vite, il a été envisagé de passer un marché de gré à gré avec l'entreprise Pastor. C'est une entreprise monégasque qui dispose, en permanence, de l'effectif nécessaire pour effectuer ces travaux dans les délais envisagés, sans faire appel à la sous-traitance. Mais il y a des règles à respecter en matière de marché public et le gouvernement a finalement décidé qu'une consultation des entreprises locales s'imposait. Les entreprises intéressées par l'attribution de ce marché devront répondre à l'appel d'offres en un temps record et le gouvernement décidera lui aussi de l'attributaire en un temps très court. Tout va être fait en un mois maximum. Avec de la bonne volonté, à Monaco, un dossier peut être traité en un jour, quand bien même il faudrait se rendre à pied d'un service à l'autre. »

Pas de retard global

Une procédure dont l'entreprise Marzocco, qui a bâti les Jardins d'Apolline, ne sera pas écartée, au nom de la présomption d'innocence : « Pourquoi le serait-elle ? Tant que les experts du bâtiment n'ont pas rendu leur verdict, on ne sait pas qui est responsable. »

Si cette consultation se fera dans l'urgence, c'est parce qu'il n'est pour l'instant pas question de retarder le lancement des travaux : « Le gouvernement est déterminé à tout faire et à tout très bien faire. À titre personnel, je garde bon espoir que le démarrage des travaux se fasse en temps et en heure, et s'il devait y avoir un retard, il n'excédera pas une ou deux semaines. » Quant au récent problème d'huisserie qui est apparu, il ne retarderait pas la livraison finale.

Reste la question épineuse du coût. Sur ce point, les chiffres ne sont pas encore connus avec précision, mais Monsieur Apolline consent à une petite confidence : « Ce que je peux vous dire, c'est que si cet ensemble immobilier était à vendre, et il ne l'est pas, que l'on se rassure, les estimations hautes des travaux à réaliser ne représenteraient que 10 % de sa valeur. Qui n'investirait pas 10 % du prix de son appartement pour le remettre à neuf ? Ce qui est regrettable est qu'il faut les dépenser cinq ans à peine après sa construction… »

Un montant que le gouvernement avancera, le temps que les experts et la procédure judiciaire décident du montant des indemnités. « Et si elles ne couvrent pas tout, tant pis. Ce qui compte, c'est que les résidents retrouvent des logements impeccables. »


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