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Antibes : lorsque David et Jonathan jouaient les tombeurs du petit écran

Mis à jour le 28/08/2019 à 10:27 Publié le 28/08/2019 à 10:26
Le duo tourne son premier clip vidéo Bella Vita sur
le littoral antibois. Nous sommes en 1987.
Sur la plage du Ponteil les deux amis roucoulent en short de bain.
	
	(Capture écran)

Antibes : lorsque David et Jonathan jouaient les tombeurs du petit écran

Chiama… Chiara !

Chiama… Chiara ! Sono qua, non mi dimentica ! (1) Supplique sur sable fin. 1987. Short de bain rouge, short de bain bleu. Sur la plage du Ponteil d’Antibes, les ados batifolent dans la Méditerranée. Dans leur ligne de mire : les filles sur la plage. Avant de leur demander « Est-ce que tu viens pour les vacances ? » en 1988, David et Jonathan la jouent à l’italienne avec leur premier titre : Bella Vita. Une chanson née grâce à… une bêtise.

À 15 ans, David Marouani écope d’une heure de colle dans son lycée du 16e arrondissement de Paris. Dans la salle de Janson-de-Sailly, il trouve le temps long. Et chantonne. Un petit air que reprend un autre élève, retenu comme lui. D’origine transalpine, il lui propose de lui écrire des paroles pour agrémenter sa mélodie. Parfait ! David pense déjà à ce qu’il pourrait en faire derrière son synthé. Et propose à son nouveau copain de chanter avec lui. Mais ce dernier refuse : trop mauvais au chant. Par contre, il connaît un certain Jonathan Bermudes en classe de première qui sait pousser la chansonnette comme il se doit. Faudrait qu’il lui présente. Et pourquoi pas ? Quelques jours plus tard, le tandem se forme pour la première fois. Une maquette est enregistrée en 1985 et… prendra la poussière. Il faudra attendre l’été d’après pour qu’un compositeur, Pascal Auriat - notamment connu pour avoir écrit Il venait d’avoir 18 ans pour Dalida -, s’intéresse à eux.

Bella Vita 2e au Top 50

Mais c’est en mai 1987, lorsque les bandes FM diffusent à pleins tubes la sérénade Bella Vita fleurant bon la Méditerranée que la carrière du duo décolle. Entrant directement à la 41e place du Top 50, il finira sa course à la deuxième ! Un hit qui valait bien un clip à la hauteur. Tournée sur le littoral antibois, la vidéo montre les jeunes garçons en implacables tombeurs. C’est bien simple, où qu’ils passent : les nanas en sont dingues. En toile de fond de cette romance qui demande à être infatigable : remparts, bouées jaunes de la zone de nage, villa avec piscine… Une idylle idéale pour un piano avec vue mer. Tous deux se balancent de gauche à droite, d’abord en t-shirt puis, avec un blouson en cuir noir sur le dos, pour clore la séquence. Évidemment, trente ans plus tard, on en sourit. Et ce n’est pas bien méchant de trouver le kitsch attendrissant. Des notes goût vanille-fraise qui agissent façon Madeleine de Proust pour les quinquas et quadras. 18 ans à peine, le succès au sommet, les deux chanteurs se sont prêtés au jeu de l’interview croisée pour la télévision. Jonathan demande à David : « Qu’est-ce qu’on a apporté à la chanson française ? » Son ami lui répond : « On a apporté des souvenirs de vacances aux jeunes. Un peu de gaieté. »

L’histoire se termine

Après deux autres 45 tours, leur histoire se termine. Pour autant, la musique n’est pas complètement sortie de la vie de ces anciennes graines de stars. Sous le nom de Gategno, David a fait son trou dans l’industrie du disque en composant pour les autres. Tina Arena, Yannick Noah, Lara Fabian, Louane, Joyce Jonathan ou encore Amel Bent interprètent ses créations.

Quant à Jonathan Bermudes ce dernier vit sa passion derrière l’objectif en tant qu’artiste photographe. Comme quoi, ni l’un ni l’autre, ne se sont vraiment éloignés des projecteurs : fameuse Bella vita


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